TOP 10 des plus belles choses à voir en Zambie.

1. Les chutes Victoria côté zambien

Incontournables et tonitruantes, les chutes Victoria sont la superstar absolue d’un voyage en Zambie.

Un rideau d’eau monumental sur le Zambèze

Appelées Mosi-oa-Tunya, « la fumée qui gronde », les chutes Victoria forment un rideau d’eau de près de deux kilomètres de large où le Zambèze se jette dans une gorge spectaculaire. En saison des hautes eaux, le vacarme est assourdissant et un nuage de bruine recouvre tout, au point de créer des arcs-en-ciel permanents. Les sentiers côté zambien passent au plus près des chutes, notamment via le Knife-Edge Bridge qui traverse le brouillard. En saison sèche, les volumes d’eau diminuent, mais les gorges se dévoilent davantage, offrant d’autres perspectives impressionnantes.

Conseils pratiques pour visiter les chutes Victoria

Les chutes se visitent depuis la ville de Livingstone, reliée par avion à Lusaka et à d’autres hubs régionaux, ou par route depuis la Namibie, le Botswana et le Zimbabwe. La saison des hautes eaux (grossièrement mars–mai) offre le spectacle le plus puissant, mais aussi le plus humide ; la saison sèche (août–octobre) est idéale pour mieux voir la gorge et faire des activités comme la Devil’s Pool. Prévoyez un poncho ou vêtements qui sèchent vite, protégez sérieusement votre matériel photo et portez de bonnes chaussures antidérapantes. Pensez aussi au visa et aux éventuels Multi-Entry si vous comptez combiner avec le côté zimbabwéen.

 

2. Le parc national de South Luangwa

C’est le grand classique safari de la Zambie, réputé pour sa faune abondante et ses léopards.

Un paradis pour les safaris et les léopards

South Luangwa suit les méandres de la rivière Luangwa, bordée de forêts de mopanes, de plaines inondables et de lagunes. Le parc est célèbre pour ses fortes populations de léopards, de lions, d’éléphants, de buffles, de girafes de Thornicroft (endémiques) et d’innombrables antilopes et oiseaux. Ici, les safaris se font en 4×4 ouverts, mais aussi à pied, une spécialité locale, qui permet d’observer traces, plantes et comportements animaux à hauteur d’homme. L’ambiance est très « brousse authentique », avec des camps souvent intégrés dans le paysage et des animaux qui circulent librement autour.

Conseils pratiques pour South Luangwa

On y accède principalement par avion vers Mfuwe, puis par transfert jusqu’aux lodges, ou par route pour les budgets plus serrés et les voyageurs aventureux. La meilleure période va de juin à octobre, pendant la saison sèche, quand la végétation est basse et les animaux se concentrent près de la rivière ; la saison verte (novembre–mars) offre des paysages luxuriants et beaucoup d’oiseaux, mais des pistes plus difficiles. Emportez jumelles, téléobjectif, vêtements neutres, chapeau, crème solaire et répulsif anti-moustiques. Réservez vos hébergements bien en avance en haute saison : le parc est encore relativement sauvage, mais plus si secret que ça.

 

3. Le parc national du Bas-Zambèze

Un parc de carte postale, où le fleuve est roi et les éléphants se baignent devant vous.

Entre rivière majestueuse et faune abondante

Le parc du Bas-Zambèze s’étend le long de la rive nord du Zambèze, face au Zimbabwe, avec une combinaison spectaculaire de rivière, de forêts riveraines et de collines en arrière-plan. On y voit fréquemment des éléphants traverser le fleuve, des hippos se prélasser, des crocodiles s’aligner sur les berges et des buffles, antilopes, lions ou lycaons chasser dans les plaines. L’une des expériences phares est le safari en canoë ou en bateau, qui permet d’approcher la faune au fil de l’eau. La lumière au lever ou au coucher du soleil sur le fleuve est souvent d’une beauté stupéfiante.

Conseils pratiques pour le Bas-Zambèze

Le parc est accessible en avion léger depuis Lusaka ou Livingstone (vers des airstrips proches des lodges), ou par route pour les voyageurs très motivés. La meilleure période se situe entre juin et octobre, quand les niveaux d’eau et l’accès aux pistes sont favorables ; certaines zones ferment pendant la saison des pluies. Prévoyez des vêtements légers à manches longues, un bon chapeau, des sacs étanches pour protéger appareils et documents en canoë, et une tolérance minimale aux hippos pas très loin de votre embarcation. Vérifiez quels types d’activités propose votre lodge (4×4, marche, canoë) avant de réserver.

 

4. Le parc national de Kafue

Immense, varié et moins fréquenté, Kafue est le paradis des voyageurs qui aiment les espaces sauvages.

Plaines de Busanga et brousse préservée

Plus grand parc de Zambie, Kafue abrite une mosaïque de paysages : forêts, savanes boisées, rivières et surtout les spectaculaires plaines de Busanga au nord. Ces plaines saisonnièrement inondées attirent de grands troupeaux d’antilopes, suivis de près par lions, guépards et parfois lycaons. La sensation d’espace est impressionnante, avec des horizons quasi infinis. Le reste du parc offre une faune variée (éléphants, hippos, crocodiles, antilopes rares) et une excellente observation d’oiseaux.

Conseils pratiques pour visiter Kafue

On y accède par la route depuis Lusaka (trajet long, mais faisable) ou par avion léger vers certaines zones. La période idéale pour Busanga est la fin de la saison sèche (août–octobre), lorsque les plaines sont accessibles et la faune bien concentrée ; le sud du parc peut se visiter plus tôt dans la saison. Étant donné la taille du parc, mieux vaut se concentrer sur une ou deux zones plutôt que vouloir tout voir. Emportez patience, esprit d’aventure, et renseignez-vous sur le niveau de confort des camps choisis : certains sont très haut de gamme, d’autres plus rustiques.

 

5. Le parc national de Liuwa Plain

Une destination de niche, mais l’un des plus beaux secrets d’Afrique pour les voyageurs déterminés.

Migration de gnous et horizons infinis

Liuwa Plain est une vaste plaine herbeuse à l’ouest du pays, quasiment dépourvue d’arbres, ce qui offre des vues incroyablement dégagées sur le ciel et les orages. Le parc est célèbre pour sa migration de gnous (moins connue que celle du Serengeti, mais impressionnante), ses grandes meutes de hyènes, ses oiseaux et son atmosphère de bout du monde. On a souvent la sensation d’être seul, au milieu d’un décor infiniment ouvert. Les couchers de soleil y sont d’une beauté presque irréelle.

Conseils pratiques pour Liuwa Plain

Liuwa est difficile d’accès : route longue et exigeante ou avion léger, et très peu de lodges/camps autorisés, ce qui en fait plutôt une destination pour voyageurs aguerris ou budgets confortables. La meilleure période se situe autour de la migration (en général fin de saison sèche/début des pluies), mais il faut vérifier chaque année les conditions. Compte tenu de l’isolement, il est plus prudent de passer par un opérateur sérieux plutôt que d’improviser. Ceux qui feront l’effort seront largement récompensés.

 

6. Le parc national de Kasanka et sa migration de chauves-souris

Un phénomène naturel spectaculaire qui transforme la canopée en nuée vivante.

Un ciel noir d’ailes au crépuscule

Chaque année, à la saison des fruits (typiquement entre octobre et décembre), des millions de chauves-souris frugivores se rassemblent dans le parc de Kasanka. Le jour, elles dorment entassées dans les arbres, formant des masses sombres dans la végétation. Au crépuscule, elles s’envolent en nuages compacts qui obscurcissent littéralement le ciel pendant de longues minutes. Le mélange de sons d’ailes, de cris d’oiseaux et de lumière changeante crée une ambiance presque irréelle.

Conseils pratiques pour Kasanka et la migration

Kasanka se trouve dans le nord-est du pays, accessible par route (long trajet) ou avion léger, souvent combiné avec d’autres destinations du nord. Pour la migration, il faut viser la fenêtre octobre–décembre, en vérifiant les dates les plus probables chaque année. Des plateformes d’observation permettent d’assister au spectacle dans de bonnes conditions, mais il est indispensable de réserver à l’avance : les hébergements sont limités. Prévoir jumelles, appareil photo, et accepter que la Zambie ne se résume pas aux gros mammifères.

 

7. Le lac Kariba côté zambien

Un énorme lac artificiel qui offre une parenthèse eau douce et détente.

Paysages noyés et couchers de soleil de carte postale

Formé par le barrage du Zambèze, le lac Kariba s’étend à perte de vue, ponctué d’arbres morts qui émergent de l’eau comme des sculptures. Ses rives abritent des villages de pêcheurs, des zones de brousse, et une faune aquatique riche (hippos, crocos, oiseaux). C’est aussi un lieu réputé pour ses houseboats, bateaux sur lesquels on vit, mange et dort, tout en glissant doucement d’une crique à l’autre. Les levers et couchers de soleil sur le lac font partie des grands souvenirs visuels de Zambie.

Conseils pratiques pour le lac Kariba

L’accès se fait principalement par route depuis Lusaka ou d’autres villes, selon le point de départ choisi sur le lac. La saison sèche est en général plus agréable pour la météo et les sorties en bateau, mais le lac peut se visiter toute l’année. Louer un houseboat se prépare à l’avance (taille du groupe, équipage, repas, carburant) et convient très bien aux familles ou groupes d’amis. Pensez à l’anti-moustiques, à la protection solaire et à une petite trousse pour le mal de mer léger… même si l’eau est souvent très calme.

 

8. La région de Mutinondo Wilderness

Un paradis pour les randonneurs et les amoureux de paysages granitiques.

Collines, dômes granitiques et rivières claires

Mutinondo est une région de collines arrondies et d’énormes dômes de granit qui percent la végétation, avec des rivières claires et de petites cascades. Les sentiers balisés permettent de grimper sur certains inselbergs pour profiter de vues à 360° sur un paysage presque lunaire par endroits. La zone est aussi riche en plantes rares et en oiseaux, et l’absence de grands prédateurs permet de se déplacer librement à pied dans une large zone. L’ambiance y est plus « randonnée nature » que « safari gros mammifères ».

Conseils pratiques pour Mutinondo

Mutinondo se trouve dans le nord-est, accessible par route (4×4 recommandé) depuis la Great North Road, souvent combiné avec d’autres étapes comme Kasanka ou le nord de South Luangwa. La saison sèche est plus confortable pour la marche (pistes plus stables, moins de moustiques), mais la saison verte offre des paysages très photogéniques. Il faut prévoir de bonnes chaussures de rando, un sac à dos léger, une protection contre le soleil et la pluie, et une certaine autonomie (c’est isolé). Idéal pour des voyageurs qui veulent alterner safaris et treks.

 

9. Les plaines de Bangweulu et le bec-en-sabot

Un endroit magique pour les passionnés d’oiseaux et de grands espaces humides.

Marécages, lechwes noirs et oiseaux préhistoriques

Bangweulu (« où l’eau rencontre le ciel ») est un vaste complexe de plaines inondées, de marécages et d’îles herbeuses. On y trouve des troupeaux de lechwes noirs (antilopes semi-aquatiques), de nombreuses espèces d’oiseaux et surtout, la star : le bec-en-sabot, un oiseau préhistorique à la tête massive. Naviguer en pirogue à travers les roseaux pour en apercevoir un, immobile sur un îlot de végétation, est une expérience unique. Les paysages, entre eau, ciel et herbe, ont un côté très apaisant.

Conseils pratiques pour Bangweulu

Bangweulu est un peu compliqué d’accès : longs trajets en voiture, parfois combinés à un bateau, ou liaisons en avion léger. La période idéale est en général la fin de la saison des pluies / début de la saison sèche, quand les niveaux d’eau permettent de circuler sans tout inonder ni tout assécher. C’est surtout une destination pour ornithos ou voyageurs déjà conquis par l’Afrique, plutôt qu’une première étape. Prévoir des vêtements qui sèchent vite, un bon anti-moustiques, des jumelles performantes et une bonne dose de flexibilité.

 

10. La ville de Livingstone et son ambiance d’aventure

Plus qu’une simple base pour les chutes, Livingstone est une petite capitale de l’outdoor.

Petite ville africaine au parfum d’expédition

Livingstone mélange vestiges coloniaux, rues tranquilles, marchés, musées et une bonne dose d’agences proposant toutes les activités possibles autour du Zambèze. C’est là que l’on planifie ses vols en hélico au-dessus des chutes, ses rafting extrêmes, ses croisières, ses visites de villages et ses safaris dans le parc voisin. La ville a une atmosphère détendue, avec des cafés, des bars et des lodges où se retrouvent voyageurs, guides et volontaires. On y sent un parfum d’aventure, mais à taille humaine.

Conseils pratiques pour séjourner à Livingstone

Livingstone est accessible par avion depuis Lusaka, Johannesburg et d’autres villes régionales, ou par route depuis le Zimbabwe, la Namibie ou le Botswana. La plupart des voyageurs y passent au moins deux ou trois nuits, mais on peut facilement y rester plus longtemps si l’on enchaîne chutes + activités + safaris. Réservez les activités phares (Devil’s Pool, rafting, survol en hélico) en avance en haute saison, et gardez une ou deux plages libres pour souffler entre deux montées d’adrénaline. C’est une excellente base pour un premier voyage en Zambie.

11. Toi

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