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Visiter Cuba : 20 activités à faire à Cuba

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Cuba, c’est les vieilles américaines, la salsa qui déborde de partout, le rhum qui coule (presque) comme l’eau et des paysages qui n’ont pas reçu le mémo du “calme-toi sur la beauté”. Voici 20 activités à faire à Cuba pour piocher et composer un voyage sur mesure.

1. Flâner dans les rues de La Havane

La Havane, c’est le décor principal de la série “Cuba”, et clairement, elle tient le rôle vedette.

Se perdre dans La Habana Vieja

Les rues pavées, les façades colorées et les places animées composent une sorte de musée vivant à ciel ouvert. On avance à petits pas pour tout regarder : balcons, vieilles portes, voitures improbables, vendeurs ambulants. Les places principales (Vieja, de Armas, de la Catedral…) servent de repères et de pauses naturelles. Une promenade le matin ou en fin d’après-midi évite la grosse chaleur et les ombres trop dures. C’est aussi le meilleur moment pour capter la ville qui se réveille ou qui se prépare pour la soirée.

Observer les vieilles voitures sur le Malecón

Le Malecón, c’est ce long ruban de béton qui borde la mer et joue le rôle de salon extérieur pour toute la ville. Les voitures américaines multicolores y défilent comme dans un défilé permanent, parfois impeccablement restaurées, parfois totalement fatiguées. En fin de journée, les Cubains viennent discuter, pêcher, jouer de la musique ou simplement regarder les vagues. Entre le vent, le bruit de l’océan et la lumière dorée, c’est une scène difficile à quitter. À consommer en marchant ou assis sur le muret, selon l’énergie du jour.

Faire un tour en voiture “almendrón”

Pour pousser le cliché jusqu’au bout (et se faire plaisir), un tour en vieille américaine fonctionne très bien. On peut négocier un trajet simple ou une petite visite de la ville avec un chauffeur fier de sa machine. Blagues, anecdotes et musique à bord complètent l’expérience. Ce n’est clairement pas le moyen de transport le plus discret, mais c’est l’un des plus amusants. Les photos prises depuis la banquette arrière sentent bon le film vintage.

 

2. Tester la salsa dans un club local

À Cuba, la musique ne reste pas dans les enceintes, elle sort dans la rue.

Repérer un lieu avec musique live

Bar, casa de la música, petite salle ou patio : les options ne manquent pas pour écouter un groupe en live. L’important est de sentir que les musiciens jouent vraiment pour le plaisir, pas seulement pour les touristes fatigués. Quelques notes suffisent pour voir les épaules se mettre à bouger toutes seules. On découvre rapidement que la frontière entre scène et piste est très mince. Et que les Cubains possèdent un sens du rythme légèrement insultant pour ceux qui n’en ont pas.

Oser monter sur la piste

Même sans savoir danser, participer fait partie du jeu. Un partenaire plus expérimenté se propose souvent, sourire compris dans le package. L’idée n’est pas de sortir un enchaînement parfait, mais de se laisser porter par le tempo. Quelques pas de base suffisent pour ne pas piétiner tout le monde. Le reste, c’est surtout de l’auto-dérision et de la bonne humeur.

Prendre un cours de salsa

Pour aller un peu plus loin, un cours court (1–2 heures) avec un prof local aide à se sentir moins perdu sur la piste. On apprend les pas de base, quelques tours, et surtout comment écouter la musique. Les écoles ou profs privés s’adaptent souvent aux niveaux les plus… optimistes. À la fin, un retour dans un club permet de mettre tout ça en pratique. Spoiler : ce n’est jamais parfait, mais toujours mémorable.

 

3. Visiter une fabrique de cigares

Impossible de parler de Cuba sans évoquer le cigare, même si on ne fume pas.

Découvrir le processus de fabrication

Dans une fabrique, on suit les étapes : feuilles de tabac triées, séchées, roulées, stockées. Les ouvriers travaillent souvent à une vitesse impressionnante, tout en écoutant musiques ou lectures. On comprend alors à quel point chaque cigare est le produit d’un geste précis et répétitif. Une visite guidée explique les différences entre types, tailles et qualités. Même sans intention d’achat, c’est fascinant à observer.

Observer l’ambiance de la fabrique

L’atmosphère est particulière : odeur de tabac, chuchotements, parfois rires, parfois silence concentré. Les ouvriers sont habitués aux visiteurs, mais le lieu reste un espace de travail réel, pas un décor. Certains guides racontent aussi le rôle des “lecteurs” qui lisaient journaux ou romans à haute voix autrefois. On ressort avec un autre regard sur cet objet souvent réduit à un cliché. Et avec l’impression d’avoir vu un bout de culture de l’intérieur.

Acheter (ou ne pas acheter) en connaissance de cause

À la fin, une boutique propose évidemment des boîtes bien alignées. Ceux qui fument peuvent se laisser tenter avec plus de discernement après la visite. Ceux qui ne fument pas peuvent se contenter de souvenirs plus légers ou d’un simple “merci, non”. Dans tous les cas, éviter les achats au noir dans la rue reste une bonne idée, pour la qualité comme pour le portefeuille. Le cigare, à Cuba, n’est pas qu’un produit, c’est presque un personnage secondaire du voyage.

 

4. Découvrir une distillerie de rhum

Autre vedette du pays : le rhum, évidemment.

Visiter les installations

Cuves, alambics, barriques : la distillerie ressemble à un laboratoire géant pour adultes. Un guide explique les étapes de la fabrication, de la canne à sucre jusqu’au produit final. Les odeurs sucrées et alcoolisées se mélangent joyeusement dans certains espaces. On découvre qu’un rhum peut être blanc, ambré ou vieux, et qu’ils n’ont pas grand-chose à voir les uns avec les autres. La partie “vieillissement en fût” plaît particulièrement aux amateurs d’ambiances tamisées.

Comprendre la place du rhum dans la culture cubaine

Le rhum ne se résume pas aux cocktails sur la plage. Il est lié à l’histoire, à l’économie et aux habitudes sociales. La visite permet souvent de replacer sa production dans ce contexte plus large. On entend parfois des anecdotes sur les marques, les époques et les préférences des Cubains. Cela donne une autre saveur au simple mot “mojito”. Littéralement.

Participer à une petite dégustation

La plupart des visites se terminent par une dégustation commentée. On découvre les différences d’arômes, de douceur et de puissance entre plusieurs rhums. Pas besoin d’être expert pour sentir que certains sont plus doux, d’autres plus corsés. Ceux qui apprécient peuvent acheter une bouteille en connaissance de cause. Ceux qui ne boivent pas peuvent se contenter de la partie historique et des jolies étiquettes.

 

5. Se balader dans la vallée de Viñales

Campagne, mogotes (ces montagnes arrondies) et tabac : décor parfaitement reconnaissable.

Admirer les paysages depuis un mirador

Les points de vue autour de Viñales offrent un panorama sur champs, palmiers et collines calcaires. L’ensemble ressemble à un décor de film d’aventure, mais avec plus de vaches. Une pause café ou jus de fruit dans un mirador permet de profiter calmement de la vue. La lumière du matin ou de fin de journée sublime encore plus les reliefs. C’est un endroit parfait pour respirer un peu après les villes.

Visiter une petite ferme de tabac

Beaucoup de familles ouvrent leur finca pour expliquer comment elles cultivent et sèchent le tabac. On y découvre les granges de séchage, les plants, et les techniques traditionnelles. Certains proposent de montrer comment rouler un cigare, avec démonstration sur place. Le contact est souvent plus direct et informel que dans les grandes fabriques. On comprend mieux le lien entre la terre, la plante et le produit fini.

Faire une promenade à pied ou à cheval

Les chemins de campagne se prêtent bien à une balade, accompagnée d’un guide local. À pied, on avance doucement, avec le temps de tout observer. À cheval, on couvre plus de distance et on se prend un peu pour un héros de roman. Dans les deux cas, des arrêts chez des producteurs de café, de miel ou de rhum maison sont fréquents. Une belle façon de passer une journée entière loin des klaxons.

 

6. S’offrir une journée de plage à Varadero (ou autres plages “cartes postales”)

Parce qu’à un moment, il faut bien justifier la présence du maillot de bain dans la valise.

Profiter du sable et de l’eau turquoise

Plage longue, sable clair, eau chaude : Varadero coche toutes les cases de la station balnéaire classique. Même en s’écartant un peu des complexes tout inclus, on trouve des coins plus calmes. L’idée est de poser sa serviette, d’oublier l’heure et d’alterner entre lecture et baignades. Une marche le long de la plage permet de se dégourdir les jambes sans effort. Le cerveau, lui, passe en mode “pause système”.

Tester quelques activités nautiques

Kayak, catamaran, paddle ou simple bouée tractée, selon les envies. Les eaux relativement calmes facilitent les premières expériences. On peut aussi réserver des sorties snorkeling ou bateau à la journée. L’important est de vérifier la sécurité et ce qui est inclus avant de dire oui à tout. C’est l’un des endroits où l’offre la plus large se concentre, côté mer.

Faire une pause “vacances pures”

Après des jours de visites, de trajets et d’informations historiques, une journée presque vide de programme fait beaucoup de bien. Varadero (ou d’autres plages similaires) permet justement de couper avec le reste. On peut y rester plus longtemps ou n’y passer qu’une journée, selon le style de voyage. Dans tous les cas, la plage prend un malin plaisir à effacer la fatigue accumulée. Le seul souci : il devient plus dur de repartir.

 

7. Se perdre dans les rues pavées de Trinidad

Petite ville coloniale ultra-photogénique, légèrement obsédée par les pavés et les couleurs pastel.

Marcher dans le centre historique

Maisons colorées, toits de tuiles, rues pavées et calèches : Trinidad donne l’impression qu’un décor de film a été oublié là. Le centre se découvre à pied, en zigzaguant entre les rues et les petites places. On tombe facilement sur des musiciens, des ateliers et des petites boutiques. La ville est touristique, mais garde beaucoup de charme. Les chaussures plates (et solides) remercient pour chaque pavé évité de justesse.

Monter dans un clocher ou un mirador

Certaines églises ou musées permettent de monter pour admirer Trinidad vue d’en haut. Les toits rouges, la mer au loin et les collines composent un tableau très équilibré. C’est aussi un bon moyen de se repérer dans le dédale de rues. Le soleil cogne un peu sur les terrasses, mais la vue fait oublier les gouttes de sueur. La descente est, comme toujours, nettement plus rapide.

Profiter de la musique en soirée

Trinidad ne manque pas de lieux où la salsa et la musique live s’invitent en soirée. Escaliers, patios et petites scènes se transforment en piste de danse dès le coucher du soleil. On peut juste regarder ou se lancer, selon le niveau de fatigue et de courage. L’ambiance reste généralement bonne enfant. C’est une ville qui sait très bien lier histoire, architecture et nuits animées.

 

8. Randonner dans les environs de Trinidad (Topes de Collantes, cascades, etc.)

Pour voir que le centre de Cuba ne se résume pas aux pavés et aux maisons colorées.

Partir vers la montagne

À quelques kilomètres de Trinidad, les reliefs offrent pistes, sentiers et forêts plus fraîches. Les parcs comme Topes de Collantes proposent plusieurs circuits de randonnée. On y trouve des cascades, des rivières, et beaucoup de vert. C’est le contrepoint parfait à la chaleur parfois étouffante de la ville. Une journée “campagne + baignade” se cale très bien dans un séjour à Trinidad.

Marcher jusqu’à des bassins naturels

Beaucoup de sentiers ont pour récompense finale une cascade ou une piscine naturelle. Après la marche, entrer dans l’eau fraîche provoque un petit chœur intérieur de “merci”. Les rochers sont parfois glissants, mais l’atmosphère reste généralement très calme. On partage l’endroit avec quelques autres randonneurs, mais rarement avec des foules énormes en dehors de certaines périodes. Pique-nique et maillot de bain doivent faire partie du sac.

Observer la végétation et les fermes locales

En chemin, on passe près de petites exploitations, de caféiers, de bananiers et d’autres cultures. Les guides expliquent souvent l’usage des plantes et les habitudes locales. Les points de vue sur les collines et la mer au loin ponctuent les montées. Les oiseaux et insectes ajoutent la bande-son nature. Une belle façon de découvrir une autre Cuba que celle des villes coloniales et des plages.

 

9. Visiter Cienfuegos, la “Perle du Sud”

Ville élégante, un peu plus posée, avec une forte inspiration française dans l’urbanisme.

Se promener autour du Parque José Martí

Le centre se structure autour de cette grande place flanquée de beaux bâtiments : théâtre, cathédrale, palais, etc. L’architecture mélange influences européennes et caribéennes avec beaucoup de style. Une balade en fin de journée donne une belle lumière sur les façades. Les bancs sont parfaits pour observer le va-et-vient des habitants. On sent une atmosphère un peu différente de la Havane ou Trinidad.

Descendre vers le Malecón de Cienfuegos

La promenade en bord de mer offre un autre point de vue sur la ville. On y marche, on y discute, on y roule à vélo, selon l’humeur. C’est un bon endroit pour respirer et profiter du coucher de soleil. De temps en temps, un petit bar ou une terrasse permet de s’installer plus longtemps. Le rythme de la ville semble ralentir encore un peu plus au bord de l’eau.

Explorer la Punta Gorda

En continuant vers la pointe, on traverse un quartier avec villas, jardins et bâtiments au style parfois surprenant. La Punta Gorda offre une jolie vue sur la baie et sur le soleil qui disparaît derrière l’horizon. Quelques établissements s’y sont installés pour capter les amateurs de couchers de soleil. On comprend vite pourquoi. C’est une étape très agréable dans un voyage entre centre et côte.

 

10. Partir sur les traces de la révolution à Santa Clara

Pour ceux qui veulent placer “Che Guevara” ailleurs que sur un T-shirt.

Visiter le mausolée du Che Guevara

Le complexe dédié au Che rassemble mausolée, musée et grand monument. Les expositions retracent sa vie, son rôle à Cuba et ailleurs. La visite est plus intense pour ceux qui ont déjà quelques repères historiques, mais reste parlante pour tout le monde. On ressent à quel point la figure du Che est encore présente dans la mémoire officielle. Le lieu est à la fois très symbolique et très encadré.

Découvrir les trains blindés

Une autre visite possible à Santa Clara montre le site où un train blindé a été attaqué pendant la révolution. Wagons, explications et installations commémoratives racontent cet épisode précis. Cela donne un aspect plus concret à des événements souvent résumés en quelques lignes. Le tout permet de compléter la vision plus “monumentale” du mausolée. Santa Clara, c’est un peu la grande page “révolution” du voyage.

Marcher dans le centre-ville

En dehors des sites sur le Che, la ville offre aussi des rues animées, des places et une ambiance étudiante. Un café sur une place centrale permet de respirer un peu entre deux visites chargées de symboles. Quelques bâtiments coloniaux complètent le décor. On peut y passer une journée sans avoir l’impression de ne voir que des monuments. Cela équilibre bien la dimension historique avec une vision plus quotidienne.

 

11. Explorer Santiago de Cuba, grande dame de l’est

Deuxième ville du pays, avec une personnalité très marquée et un rôle important dans la musique et l’histoire.

Se promener dans le centre et autour du Parque Céspedes

Le cœur de la ville se déploie autour de cette place centrale bordée d’édifices importants. Balcons, colonnes et façades colorées composent un décor typiquement caribéen. Les rues adjacentes montent et descendent, offrant des points de vue sur les toits et la mer au loin. La circulation y est vive, mais la marche reste le meilleur moyen de s’imprégner de l’ambiance. Les terrasses accueillent volontiers ceux qui veulent observer la vie locale.

Sentir la tradition musicale

Santiago est souvent considérée comme un berceau de plusieurs styles musicaux cubains. Bars, salles et petites scènes voient régulièrement se produire des groupes locaux. On y trouve un côté brut, moins “policé” que dans certains lieux très touristiques. Impossible de rester de marbre très longtemps quand les percussions et les cuivres se mettent en marche. Une soirée ici marque souvent les esprits des amateurs de musique.

Visiter des sites historiques autour

Forteresse en bord de mer, musées, lieux liés à la révolution ou à l’histoire coloniale : les possibilités ne manquent pas. Chaque visite ajoute une couche à la compréhension de la ville et du pays. Les hauteurs offrent des vues impressionnantes sur la baie. Un séjour à Santiago donne une vision de Cuba moins centrée sur La Havane et le centre du pays. Et rappelle que l’île est grande, diverse et très fragmentée dans ses ambiances.

 

12. Randonner dans la Sierra Maestra

Pour ceux qui aiment l’idée de montagnes, de forêts et de sentiers avec du relief.

Choisir un itinéraire encadré

La Sierra Maestra, dans l’est, propose des randonnées de difficulté variée. Certaines mènent vers des points historiques (anciennes bases de guérilla), d’autres vers des sommets ou cascades. Partir avec un guide est généralement recommandé pour la sécurité et l’orientation. On adapte la durée à la forme et au temps disponible. Les plus ambitieux peuvent viser le Pico Turquino, plus haut sommet du pays.

Profiter de la végétation et des points de vue

La montagne révèle une autre facette de Cuba, loin des plages et des villes coloniales. Forêts, brouillard possible, oiseaux et rivières composent un décor plus frais. Les montées peuvent être exigeantes, mais chaque point de vue récompense largement les efforts. On prend aussi conscience du rôle de ce relief dans l’histoire récente du pays. La nature et la mémoire s’y entremêlent fortement.

Prévoir un équipement sérieux

Chaussures de randonnée, eau, vêtements adaptés à des conditions changeantes et, selon le cas, sac pour une nuit : tout cela devient vite indispensable. La chaleur et l’humidité rendent les sentiers plus fatigants qu’ils n’en ont l’air. Une bonne préparation transforme la sortie en expérience mémorable, plutôt qu’en parcours du combattant. Rien de tel qu’une bonne rando pour justifier ensuite un ou deux cocktails supplémentaires en ville.

 

13. Se baigner dans les cenotes et piscines naturelles de la Baie des Cochons

Oui, le nom est célèbre pour d’autres raisons, mais l’eau y a aussi son mot à dire.

Profiter des plages et petites criques

La Baie des Cochons propose des zones de baignade agréable, avec eau claire et fonds intéressants pour le snorkeling. On s’éloigne un peu des images uniquement historiques associées à cet endroit. Masque et tuba se révèlent très utiles pour observer poissons et coraux. La côte est généralement moins bondée que certaines grandes stations balnéaires. Une belle étape pour ceux qui aiment l’eau sans forcément vouloir de gros complexes touristiques.

Découvrir des trous d’eau et piscines naturelles

Certains sites de la zone ressemblent à des sortes de cenotes, des bassins naturels d’eau plus profonde. Ils se prêtent bien à la baignade, parfois en pleine végétation. L’eau y est parfois plus fraîche, ce qui devient immédiatement une bonne nouvelle après un trajet sous le soleil. Quelques installations sommaires permettent de se changer ou de faire une pause. L’ambiance y reste souvent assez simple et nature.

Garder un œil sur l’histoire du lieu

Même en profitant de l’eau, impossible d’oublier que cette baie a été le théâtre d’un épisode majeur de la guerre froide. Musées et panneaux racontent le débarquement raté et ses conséquences. Certains voyageurs choisissent de visiter d’abord les sites historiques, puis de se détendre au bord de l’eau. Cela crée un contraste intéressant entre passé conflictuel et présent balnéaire. Cuba adore ce type de superposition.

 

14. Faire du snorkeling ou de la plongée sur les cayos (Cayo Largo, Cayo Coco, etc.)

Cuba sous l’eau, épisode “aquarium géant”.

Rejoindre un cayo adapté à son style

Certains cayos sont très développés côté infrastructures, d’autres beaucoup plus tranquilles. Selon le confort souhaité, l’un ou l’autre sera plus approprié. Tous partagent en général des plages magnifiques et des eaux très claires. L’accès se fait souvent par avion ou bateau, ce qui implique un peu de logistique. Mais la récompense est à la hauteur de l’effort.

Explorer les fonds en snorkeling

Masque, tuba, palmes et c’est parti pour suivre les poissons et les coraux. Des sorties organisées permettent souvent d’atteindre les meilleurs récifs en bateau. La visibilité est souvent excellente, surtout quand la météo coopère. Les couleurs et la diversité des espèces donnent l’impression d’être dans un documentaire. On remonte régulièrement à la surface juste pour dire “wow” et recommencer.

Tenter une plongée encadrée

Pour ceux qui veulent descendre un peu plus, des clubs de plongée encadrent baptêmes et sorties pour plongeurs certifiés. Briefing, vérification du matériel et consignes de sécurité font partie du rituel. Une fois sous l’eau, le silence relatif et les bancs de poissons créent une ambiance à part. Les plus chanceux peuvent croiser tortues, raies ou autres habitants majestueux. Une ou deux plongées marquent souvent le voyage pour longtemps.

 

15. Visiter des villages de campagne et des petites villes moins connues

Sortir des grands noms permet de mettre un peu plus de “vrai quotidien” dans le voyage.

S’arrêter dans des bourgades en chemin

Entre deux grandes étapes, de petites villes ou villages jalonnent les routes. Un arrêt pour un café, un snack ou simplement une balade courte suffit à s’en faire une idée. On y voit écoles, marchés, maisons modestes et places centrales utilisées par les habitants. Le décor est moins “cartes postales”, mais plus représentatif du quotidien. Cela remet en perspective les zones très touristiques.

Observer la vie locale

Assis sur un banc ou à une terrasse, on regarde les allées et venues : enfants en uniforme, vélos, charrettes, vieilles voitures, chiens qui traversent n’importe où. Les conversations se font souvent à voix haute, ce qui donne l’impression d’être entouré de dialogues de film. Les regards sont curieux, mais souvent amicaux. Quelques mots en espagnol (même hésitants) ouvrent facilement la discussion.

Éviter de tout transformer en spectacle

L’idée n’est pas de traiter ces lieux comme un zoo humain, mais bien comme un environnement normal où on n’est que de passage. Demander avant de photographier les gens, garder une attitude respectueuse, et être prêt à payer pour des services rendus (guidage improvisé, explications, etc.). Ces étapes, si elles sont bien abordées, deviennent souvent des souvenirs très précieux. Elles donnent un visage plus humain à la carte de Cuba.

 

16. Faire un tour dans un “eco-village” ou un projet rural (Las Terrazas, par exemple)

Côté développement durable et nature encadrée.

Découvrir le principe de ces projets

Certains villages ont été pensés comme des projets d’écotourisme ou de développement durable. On y trouve des logements, des plantations, des activités nature et des ateliers. La visite permet de comprendre comment ces communautés s’organisent. On peut y passer quelques heures ou quelques nuits. C’est une autre façon de découvrir le monde rural cubain, plus structurée.

Profiter des balades et des rivières

Les alentours proposent souvent des sentiers balisés, des rivières et parfois de petites cascades. Une marche simple, suivie d’une baignade, compose un programme très raisonnable. Les randonneurs sérieux peuvent parfois pousser plus loin vers des parcours plus longs. Dans tous les cas, l’environnement reste plus frais et vert qu’en ville. Une bonne pause dans un voyage très rythmé.

Participer à des activités locales

Selon les lieux, ateliers artisanaux, visites de fermes ou activités de reforestation peuvent être proposés. Cela permet d’échanger avec les habitants et de comprendre leur quotidien. Le côté un peu “organisé” peut rassurer ceux qui n’aiment pas trop improviser. On soutient aussi, dans une certaine mesure, des initiatives locales. Ce qui donne un peu plus de sens à cette étape.

 

17. Explorer Baracoa et l’extrême est (pour les voyageurs au long cours)

Pour ceux qui aiment aller au bout des cartes.

Arriver dans une ville plus isolée

Baracoa, à l’est de l’île, est réputée pour son isolement relatif et son ambiance particulière. Le trajet pour y arriver prend du temps, mais fait partie de l’expérience. Une fois sur place, on découvre une ville entourée de collines et de végétation luxuriante. Les rues sont moins polies, mais l’atmosphère très authentique. C’est une étape qui plaira aux voyageurs patients.

Découvrir la cuisine au cacao et à la noix de coco

La région est célèbre pour certains plats et produits spécifiques, comme les préparations à base de cacao. Goûter aux spécialités permet de voir une autre face de la gastronomie cubaine. Les marchés et petits restaurants jouent un rôle clé dans cette découverte. La cuisine locale reflète l’environnement tropical autour. En résumé, c’est bon et ça change.

Explorer la nature environnante

Les alentours de Baracoa offrent montagnes, rivières, plages et forêts. Des randonnées mènent vers des points de vue, des rivières ou vers le fameux El Yunque, montagne emblématique. L’océan, parfois plus sauvage, rappelle qu’on se trouve loin des zones ultra-aménagées. L’ensemble forme une région à part dans le puzzle cubain. Parfait pour ceux qui aiment les zones un peu moins fréquentées.

 

18. Assister à un spectacle ou concert de musique cubaine

Parce qu’il n’y a pas que la salsa, et parce que la scène musicale est partout.

Repérer un cabaret ou une salle de spectacle

À La Havane, Santiago et dans d’autres villes, des salles proposent concerts et shows plus ou moins formels. On peut choisir un cabaret très célèbre ou une petite salle plus intimiste. L’important est de vérifier le type de musique ou de spectacle à l’avance. Les prix varient selon la renommée du lieu et la cible (touristes ou plus locaux). C’est un bon moyen de se poser en soirée tout en restant dans l’ambiance.

Profiter des groupes dans les bars

Souvent, les meilleurs moments de musique ne sont pas ceux des grandes scènes. Bars, patios d’hôtels ou restaurants accueillent des groupes en live presque tous les soirs. On vient pour manger ou boire, on reste pour le solo de trompette ou la voix du chanteur. Le public peut être invité à chanter ou danser. On découvre parfois des talents hallucinants dans des lieux très modestes.

Garder les oreilles ouvertes dans la rue

Parcs, places, coins de marché : la musique surgit facilement. Un groupe installé sur un trottoir, des jeunes avec un haut-parleur, un musicien solitaire : tout est possible. On peut s’arrêter quelques minutes, écouter, applaudir, puis repartir. La musique semble être une seconde langue nationale. Et elle accompagne très bien la marche et les trajets.

 

19. Consacrer une journée à “ne rien faire” dans une casa particular

Le voyage, ce n’est pas seulement cocher des cases, c’est aussi laisser des blancs.

Profiter du rythme d’une maison cubaine

Une casa particular (chambre chez l’habitant) permet d’observer la vie au ralenti. Le matin, on entend la préparation du petit déjeuner, les bruits de la rue, la radio ou la télévision. On échange quelques mots avec la famille, on pose des questions sur la ville ou le pays. Les discussions s’enrichissent à mesure que la confiance s’installe. C’est parfois plus instructif qu’un musée.

Lire, écrire, trier les photos

Une journée volontairement peu remplie est l’occasion de mettre un peu d’ordre dans le voyage. On relit ses notes, on trie ses photos, on écrit peut-être quelques lignes pour plus tard. On laisse le cerveau assembler toutes les images vues les jours précédents. Un fauteuil dans un patio ou un balcon sur la rue suffisent comme bureau. Ces moments à basse intensité sont précieux.

Laisser venir les imprévus

Quand on ne prévoit rien, les choses ont tendance à se présenter toutes seules : une invitation à l’apéro, un voisin qui discute, un marché que l’on aperçoit au coin de la rue. La disponibilité ouvre la porte aux rencontres spontanées. On peut décider, au dernier moment, de sortir ou de rester. Une journée “off” bien assumée renforce souvent la qualité globale du voyage.

 

20. Clore le voyage avec un dernier coucher de soleil et un cocktail (ou un jus) symbolique

Parce que la fin compte autant que le début.

Choisir un spot avec vue

Malecón, rooftop d’hôtel, plage, terrasse de bar ou simple banc face à la mer : le choix ne manque pas. L’idée est de voir le soleil descendre une dernière fois sur Cuba. Les couleurs, les silhouettes et le bruit ambiant composent une scène très forte. On a le temps de repenser à tout ce qui a été vécu. Et de se dire qu’on reviendra peut-être un jour.

Lever un verre (avec ou sans rhum)

Mojito, daiquiri, cuba libre, bière, jus de fruit ou simple soda : peu importe le contenu, c’est le geste qui compte. On trinque à la santé du voyage, des gens rencontrés et des prochains projets. Le cocktail prend soudain des airs de rituel de clôture. La glace fond un peu trop vite, mais c’est le jeu sous les tropiques. Le goût reste associé à ce moment précis.

Laisser la bande-son cubaine tourner dans la tête

Même une fois l’avion pris, la musique, les klaxons, les voix dans la rue et le bruit des vagues restent en mémoire. Cuba marque par ses contrastes, sa complexité et sa lumière. Ce guide de 20 activités sert de boîte à idées pour construire un voyage à sa façon. Le pays, lui, se charge toujours d’ajouter quelques surprises non prévues au programme. Et c’est probablement ce qui fait tout son charme.

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