Visiter Ho Chi Minh : 20 activités à faire à ho Chi Minh

1. Plonger dans l’histoire au musée des Vestiges de la guerre

Le musée des Vestiges de la guerre n’est pas la visite la plus légère, mais c’est probablement la plus marquante.

Découvrir les expositions poignantes sur le conflit

Les salles retracent la guerre du Vietnam à travers photos, témoignages et objets militaires. On y voit l’impact du conflit sur les civils, les soldats et les paysages. Certaines images sont dures, mais elles permettent de comprendre la réalité derrière les manuels d’histoire. On ressort rarement indemne émotionnellement, mais c’est justement ce qui rend la visite importante. Prévoir un petit moment de calme après, pour digérer ce que l’on vient de voir.

Observer chars, avions et matériel militaire

Dans la cour, chars, hélicoptères et avions de guerre sont exposés comme dans un décor de film… sauf que tout est vrai. On peut s’approcher, voir les détails, les impacts, les plaques explicatives. Cela donne une dimension très concrète à ce que l’on a vu en photo dans les salles. On réalise à quel point cette ville, aujourd’hui pleine de cafés et de scooters, a connu tout autre chose. Le contraste avec la vie actuelle de Saïgon est saisissant.

Réfléchir à l’impact du passé sur le Vietnam actuel

Le musée permet aussi de mieux comprendre la psychologie collective et l’identité contemporaine du pays. On saisit la résilience incroyable du peuple vietnamien après de telles épreuves. Beaucoup de choix politiques, sociaux et économiques prennent une autre couleur après cette visite. C’est une étape essentielle pour qui veut vraiment “comprendre” Hô Chi Minh-Ville et pas seulement la photographier. Une visite sérieuse, mais indispensable.

 

2. Se perdre dans l’animation du marché Ben Thanh

Ben Thanh, c’est le marché emblématique de Saïgon, un grand barnum organisé de couleurs et d’odeurs.

Flâner entre stands de vêtements, souvenirs et épices

À l’intérieur, les allées débordent de t-shirts, sacs, chapeaux, sacs à dos, vaisselle et mille petits souvenirs. Les vendeurs interpellent gentiment, négocier fait partie du jeu. Les couleurs des tissus, des épices et des fruits créent un tableau très vivant. On zigzague entre les stands, à la recherche du prochain “coup de cœur”. L’ambiance est à la fois chaotique et étrangement fluide.

Découvrir l’espace nourriture du marché

Une zone entière est dédiée aux stands de nourriture : bols de nouilles fumants, jus de fruits, cafés glacés, spécialités vietnamiennes. On s’assoit au comptoir et on commande en pointant du doigt si besoin. Les odeurs de grillades, de coriandre et de citronnelle ouvrent grand l’appétit. C’est une excellente introduction à la street-food locale, sans même sortir du marché. Et une bonne occasion de se rafraîchir avec un jus de canne à sucre ou de fruits tropicaux.

Venir de jour et, si possible, en soirée

En journée, le marché est très animé, idéal pour le shopping et les photos. Le soir, les stands extérieurs et les alentours prennent le relais dans une ambiance différente. Les néons s’allument, les terrasses se remplissent, la circulation des scooters continue comme si de rien n’était. On peut en faire une étape centrale d’une journée, puis d’un début de soirée. Ben Thanh devient alors un repère facile dans la ville.

 

3. Visiter la cathédrale Notre-Dame et la Poste centrale

Un petit bout de France au milieu des palmiers et des scooters, ça surprend toujours.

Admirer la façade de la cathédrale Notre-Dame

La cathédrale, construite à l’époque coloniale, affiche briques rouges, tours jumelles et allure très européenne. Même si l’intérieur est parfois fermé pour travaux, l’extérieur vaut déjà le coup d’œil. Les statues, les vitraux et les détails architecturaux racontent un autre chapitre de l’histoire de Saïgon. Les locaux viennent encore s’y recueillir, ce n’est pas juste un décor. Le contraste avec les immeubles modernes voisins est intéressant.

Entrer dans la Poste centrale dessinée par les Français

Juste à côté, la Poste centrale ressemble à une grande gare parisienne tropicalisée. Sa charpente métallique, ses cartes murales anciennes et son carrelage en font un petit bijou d’architecture. On y voit encore de vrais guichets, des stands de souvenirs et parfois des gens qui postent… du courrier, oui, ça existe encore. Lever les yeux sur la verrière est presque un réflexe. Un lieu à la fois pratique et patrimonial.

Se balader sur la place et savourer l’ambiance

Autour, la place et les trottoirs sont souvent animés : vendeurs ambulants, couples qui se prennent en photo, groupes d’amis en balade. C’est un bon spot pour observer la vie locale tout en profitant de beaux bâtiments. On peut s’installer dans un café voisin pour regarder le ballet des scooters défiler. Ce coin de la ville se visite très bien en début ou fin de journée. Il fait partie du “quartier carte postale” de Hô Chi Minh-Ville.

 

4. Découvrir les tunnels de Cu Chi

Les tunnels de Cu Chi, c’est le cours d’histoire le plus concret que vous aurez sur la guerre du Vietnam.

Comprendre le réseau souterrain impressionnant

À une trentaine de kilomètres de la ville, on découvre un réseau de tunnels creusés par les combattants vietnamiens. Des kilomètres de galeries reliaient postes, caches, salles de réunion et de soins. Des maquettes et panneaux expliquent la structure de ce réseau et son rôle stratégique. On réalise la prouesse que représente la construction de ces tunnels à la main. Et la dureté de la vie quotidienne sous terre.

Se faufiler dans certains tronçons de tunnels

Les visiteurs peuvent entrer dans des sections élargies et sécurisées de ces tunnels. Même ainsi, la sensation de confinement est très forte pour beaucoup. On avance courbé, parfois à quatre pattes, en prenant conscience de l’inconfort extrême. Faire quelques mètres suffit souvent pour comprendre l’ampleur de l’effort demandé aux combattants. Ceux qui sont un peu claustrophobes peuvent se contenter de regarder l’entrée, ce qui suffit déjà à marquer les esprits.

Découvrir les systèmes de défense et de survie

Sur le site, des reconstitutions montrent pièges, abris, cuisines camouflées et autres stratagèmes. On comprend comment les Vietnamiens ont utilisé l’ingéniosité plutôt que la puissance brute. Le parcours inclut souvent des explications très pédagogiques, parfois un peu “musée vivant”. C’est une visite qui complète très bien le musée des Vestiges de la guerre. Ensemble, ils donnent une vision très complète du conflit.

 

5. Se balader dans le quartier chinois de Cholon

Cholon, c’est la facette sino-vietnamienne de la ville : dense, colorée et pleine de temples.

Explorer les rues animées et les marchés locaux

Les ruelles de Cholon débordent d’échoppes, de stands de fruits, de boutiques de gros et de petites gargotes. Les enseignes en caractères chinois se mêlent aux panneaux vietnamiens. Les odeurs d’encens, de cuisine et d’épices se mélangent. On y croise des scènes de vie très quotidiennes, loin des quartiers plus touristiques. C’est un terrain de jeu idéal pour l’observation et la photo.

Visiter des pagodes chinoises chargées d’encens

Cholon abrite plusieurs pagodes liées à la communauté chinoise, comme la pagode de la Dame Céleste (Thiên Hậu). À l’intérieur, des spirales d’encens pendent du plafond et fument lentement. Les statues colorées, les offrandes, les lanternes et les céramiques créent une atmosphère dense. On se déchausse, on se fait le plus discret possible, on observe les fidèles prier. Un moment suspendu au milieu de l’agitation urbaine.

Découvrir le marché Binh Tây

Le marché Binh Tây est l’un des grands marchés de gros du quartier. Le bâtiment lui-même, de style asiatique, vaut le coup d’œil, avec ses toits et sa cour intérieure. À l’intérieur, on trouve un mélange de produits alimentaires, textiles et objets du quotidien. L’ambiance y est plus locale que dans certains marchés du centre. Une plongée dans la logistique quotidienne de la métropole.

 

6. Monter en haut de la tour Bitexco

La tour Bitexco, avec sa plateforme en forme d’héliport, est l’un des symboles de la modernité de la ville.

Admirer sa silhouette inspirée du bouton de lotus

Depuis la rue, on reconnaît la tour à sa forme élancée et à sa plateforme qui dépasse sur le côté. Le design s’inspire du bouton de lotus, fleur nationale du Vietnam. Entourée d’autres gratte-ciels, elle reste pourtant très identifiable. La nuit, son illumination la rend encore plus spectaculaire. C’est un repère visuel dans le skyline d’Hô Chi Minh-Ville.

Profiter de la vue depuis l’observatoire

Un observatoire public se situe dans les étages supérieurs. De là-haut, on voit la rivière Saïgon serpenter, les quartiers d’affaires, les toits bas et la mer de scooters beaucoup plus silencieuse. Le contraste entre vieux quartiers et nouveaux développements saute aux yeux. Par temps clair, la vue semble s’étendre à l’infini. Un excellent moyen de prendre la mesure de la métropole.

S’arrêter dans un café ou bar panoramique

Certains étages accueillent café ou bar avec baies vitrées. On peut y savourer un café vietnamien, un smoothie ou un cocktail avec vue. C’est une bonne alternative si l’on veut profiter du panorama plus longtemps que sur la plateforme classique. Le coucher de soleil vu d’ici est particulièrement photogénique. Une étape idéale en fin de journée.

 

7. Goûter la street-food de Saïgon en mode local

Ho Chi Minh-Ville, c’est aussi un énorme festival de bouffe de rue.

Tester phở, bánh mì et autres classiques

Impossible de venir ici sans goûter au phở, cette soupe de nouilles au bouillon parfumé. On la trouve partout, des stands de trottoir aux restos plus confortables. Le bánh mì, sandwich franco-viet à base de baguette, pâté, légumes frais et herbes, est parfait pour un repas sur le pouce. On enchaîne avec des rouleaux de printemps, des grillades, des nouilles sautées. Chaque coin de trottoir semble avoir son petit chef étoilé non déclaré.

Manger sur un tabouret en plastique au bord du trottoir

Les meilleures expériences se vivent souvent assis sur un petit tabouret en plastique bleu ou rouge. On partage la chaussée avec les scooters, les voisins et parfois un chat qui passe. On regarde la cuisinière s’affairer sur son wok ou sa marmite fumante. Le service est rapide, le sourire souvent au rendez-vous. Ce n’est pas de la haute gastronomie, mais c’est de la haute honnêteté culinaire.

Participer à un food tour de nuit, si possible

Pour les gourmands organisés, des food tours en scooter ou à pied permettent d’explorer plusieurs adresses en une soirée. On goûte un peu de tout, guidé par quelqu’un qui connaît les bons plans. La ville by night prend une autre dimension quand on s’arrête à chaque coin de rue pour grignoter. On découvre des quartiers où l’on ne serait pas allé tout seul. Et on finit la soirée rassasié, heureux, et avec un carnet d’adresses bien rempli.

 

8. Se promener sur Đồng Khởi et dans le District 1

Le District 1, c’est le cœur historique et moderne de la ville, mélange de patrimoine et de boutiques.

Marcher sur Đồng Khởi, l’avenue chic

Cette grande avenue aligne hôtels historiques, boutiques modernes et bâtiments officiels. On y croise autant de touristes que de locaux bien habillés. Les trottoirs sont plus larges que dans d’autres quartiers, ce qui rend la balade agréable. On passe devant cafés, galeries, magasins de luxe et enseignes internationales. Un bon concentré du Saïgon “carte de visite”.

Découvrir l’Opéra et les bâtiments coloniaux

Autour de la rue, on peut voir l’Opéra, l’hôtel de ville et d’autres bâtiments de l’époque coloniale. Leur architecture contraste avec les tours de verre qui les entourent. De nuit, les illuminations mettent particulièrement bien en valeur ces façades. On peut facilement faire une boucle pour voir les principaux monuments. C’est un excellent terrain de jeu pour photographes urbains.

Finir dans un café ou un bar rooftop

Après la balade, on s’installe volontiers dans un café pour un cà phê sữa đá (café glacé au lait concentré) ou un bar rooftop. Plusieurs hôtels et immeubles du quartier offrent des terrasses avec vue. On y contemple les toits, la circulation, la rivière au loin. C’est un moment parfait pour se poser et digérer les impressions de la journée. Le District 1 est un peu le salon d’accueil de la ville.

 

9. Faire une croisière sur la rivière Saïgon

Pour voir la ville sous un autre angle, rien de tel que l’eau.

Embarquer pour une croisière en soirée

Beaucoup de bateaux proposent des croisières au coucher du soleil ou de nuit. On s’installe sur le pont, parfois avec dîner inclus, parfois juste avec une boisson. La brise fait du bien après la chaleur de la journée. On regarde défiler les quais, les ponts et les immeubles illuminés. La ville paraît plus calme vue depuis la rivière.

Admirer la skyline et les ponts illuminés

À mesure que la nuit tombe, la skyline s’allume comme un sapin de Noël. Les tours, dont Bitexco et d’autres plus récentes, se reflètent dans l’eau. Les ponts eux-mêmes sont souvent décorés de lumières colorées. Le contraste entre les zones modernes et certaines zones portuaires plus brutes est intéressant. On photographie, on contemple, on respire.

Ressentir un moment de calme au cœur de la métropole

Pendant la croisière, le bruit des klaxons et des moteurs s’estompe. On entend surtout le clapotis de l’eau et parfois un peu de musique à bord. C’est une vraie parenthèse dans une ville réputée pour son énergie débordante. Une belle façon de clôturer une journée bien remplie. On revient au quai prêt soit à rentrer, soit à attaquer une deuxième soirée.

 

10. Prendre un café glacé dans un immeuble-café (café apartment)

À Saïgon, même les immeubles se transforment en temples du café et des petits restos.

Monter dans un ancien immeuble d’habitation transformé

Certains anciens blocs résidentiels, par exemple près de Nguyễn Huệ, abritent maintenant une multitude de petits cafés et boutiques. On entre dans une cage d’escalier un peu brute, puis on grimpe ou on prend un ascenseur à moitié vintage. Chaque étage révèle une porte différente : café cosy, concept store, salon de thé, bar à milk tea. Le contraste entre l’extérieur brut et l’intérieur décoré est savoureux. On a l’impression de fouiller dans un coffre aux trésors urbain.

Choisir un café avec vue sur la rue ou la promenade

En s’installant côté façade, on profite souvent d’une vue plongeante sur les rues en contrebas. Les scooters deviennent des fourmis organisées, les passants des figurines. On observe la ville depuis ce perchoir climatisé, café glacé à la main. Les néons et les enseignes ajoutent une couche de couleur supplémentaire. C’est une excellente base pour une session d’écriture, de travail léger ou de pure contemplation.

Tester plusieurs adresses au fil du séjour

Comme chaque café a son style, sa déco et sa spécialité, on peut en faire un mini “café-tour”. Un jour un coffee shop minimaliste, le lendemain un lieu ultra coloré, puis un autre au style rétro. Certains ont des bibliothèques, des plantes partout, ou des murs remplis d’art. Changer de café, ici, c’est un peu changer d’univers sans aller très loin. Pour un créateur de contenu, c’est du carburant visuel pur.

 

11. Se mettre au vert au parc Tao Đàn (ou dans un parc central)

Les parcs de la ville sont de vrais respirateurs urbains.

Observer la vie matinale des habitants

Tôt le matin, le parc voit affluer joggeurs, pratiquants de tai-chi, danseurs et groupes de gym. On y croise aussi des gens qui discutent, lisent le journal, jouent aux échecs. La température est plus douce, l’ambiance très locale. Observer cette routine est un vrai plaisir. On touche du doigt le quotidien saïgonnais.

Faire une pause ombragée en journée

En pleine journée, le parc reste un refuge contre la chaleur et l’agitation de la rue. À l’ombre des grands arbres, on trouve des bancs, des allées et quelques statues. On peut s’y poser avec un café à emporter ou simplement une bouteille d’eau. Le chant des oiseaux et le bruit lointain de la circulation créent un fond sonore étonnamment apaisant. Parfait pour recharger les batteries entre deux visites.

Venir en fin de journée pour l’ambiance détendue

En fin d’après-midi, les familles, couples et groupes d’amis réinvestissent l’espace. Enfants qui jouent, ados qui discutent, adultes qui marchent en groupe : le parc devient un salon à ciel ouvert. La lumière se fait plus douce, les températures redescendent un peu. C’est un moment idéal pour une balade sans but précis. La ville montre alors son visage le plus “vivable”.

 

12. Découvrir la pagode de l’Empereur de Jade

Un temple mystérieux, un peu enfumé, très photogénique.

Entrer dans l’univers taoïste-bouddhiste de la pagode

La pagode de l’Empereur de Jade est réputée pour son atmosphère dense et ses sculptures. On y trouve des statues de divinités, des fresques et des offrandes dans presque chaque recoin. L’encens brûle en permanence, créant une légère brume parfumée. On se faufile entre fidèles, touristes et gardiens du temple. Tout semble chargé de symboles.

Observer les tortues et les bassins

Le lieu est aussi surnommé “pagode des tortues”, car un bassin accueille de nombreux reptiles. Les visiteurs y déposent parfois des tortues comme offrande ou symbole de longévité. Les voir entassées les unes sur les autres est une scène assez unique. Autour, les murs ornés, les lanternes et les autels complètent le tableau. Un mélange d’étrangeté et de sérénité.

Se laisser porter par l’ambiance mystique

Même sans tout comprendre aux codes religieux, on ressent immédiatement une atmosphère particulière. Le mélange de pénombre, de lumière de bougie et d’encens crée une bulle sacrée. On parle doucement, on marche lentement, on respecte le rituel des autres. Cette expérience ajoute une dimension spirituelle à un séjour très urbain. Une belle “pause temple” dans un programme chargé.

 

13. Explorer le Saigon “invisible” en tour en scooter (avec guide)

Pour voir l’envers du décor, rien de tel qu’un tour guidé en scooter (avec un pilote local, pas besoin de jouer les cascadeurs).

S’asseoir à l’arrière et suivre le flot

On grimpe derrière son guide, casque sur la tête, et c’est parti dans le flot de scooters. Au début, on se demande comment tout le monde ne se cartonne pas. Puis on réalise que le trafic est une sorte de ballet organisé, avec ses règles non écrites. On se laisse porter par ce flux, en restant bien sûr cramponné. Sensations garanties, mais dans une relative sécurité.

Découvrir des ruelles et quartiers où l’on n’irait pas seul

Les guides emmènent souvent dans des ruelles résidentielles, des marchés de quartier, des zones industrielles réhabilitées. On voit des scènes de vie très authentiques : ateliers, stands de rue, salons de coiffure ouverts sur la rue. Le tout à un rythme qui permet quand même de regarder autour de soi. On sort complètement des circuits classiques. Une manière de voir Saïgon “par derrière”.

Goûter à des snacks locaux au passage

Ces tours incluent souvent quelques arrêts pour manger un bout : petite soupe, brochette, boisson originale. Le guide explique ce qu’on mange, comment c’est fait, et parfois comment on le prononce sans se faire mal à la langue. On élargit son carnet de recettes personnelles sans effort. La ville devient alors un grand buffet en plein air. Une expérience très complète : vue, goût, vitesse, sons.

 

14. Visiter le musée des Beaux-Arts de Hô Chi Minh-Ville

Parce qu’il n’y a pas que les scooters dans la vie, il y a aussi l’art.

Découvrir un beau bâtiment colonial

Le musée est installé dans un ancien bâtiment de style colonial, avec façades travaillées et grandes fenêtres. Rien que se promener dans les couloirs, cages d’escalier et pièces donne un certain plaisir. Les sols, les balcons et les garde-corps racontent une autre époque. On a parfois la sensation d’être dans une villa de collectionneur. Le lieu se prête très bien à la flânerie.

Explorer les collections d’art vietnamien

Les salles présentent des œuvres anciennes et modernes : peintures, sculptures, laques, affiches. On y découvre l’évolution de l’art vietnamien, influencé par l’histoire et les changements de société. Certaines pièces abordent directement la guerre, d’autres montrent la vie quotidienne ou la nature. On réalise qu’il existe une vraie scène artistique locale, trop peu connue à l’étranger. C’est un bon complément aux visites plus historiques.

Profiter d’un moment au calme en ville

Le musée est souvent moins fréquenté que les grands monuments ou les marchés. On peut s’y offrir une pause au frais, loin des klaxons et des cris du dehors. On déambule à son rythme, sans pression. Idéal pour ceux qui aiment alterner frénésie urbaine et îlots de quiétude. Un joli bonus culturel dans un voyage très vivant.

 

15. Remonter le temps au palais de la Réunification

Ici, on change de décor : bienvenue dans un décor de film des années 60–70.

Découvrir l’architecture moderniste du bâtiment

Le palais affiche une architecture très années 60, avec grandes baies, lignes droites et motifs géométriques. À l’intérieur, les salles de réception, bureaux et espaces de pouvoir ont été conservés dans leur jus. Meubles, téléphones, tapis et rideaux semblent figés dans le temps. On se sent un peu comme dans un plateau de tournage. C’est une plongée délicieusement rétro.

Visiter les sous-sols et salles de crise

Les sous-sols abritent salles de communication, cartes murales et pièces blindées. On y découvre l’ambiance des salles de commandement en temps de guerre. Les cartes, les radios, les plans donnent un côté “bunker stratégique” très cinématographique. On visualise mieux les événements marquants de la chute de Saïgon. La visite prend alors une dimension politique plus concrète.

Profiter des jardins et de la vue extérieure

Autour du bâtiment, les pelouses, arbres et allées composent un cadre agréable. On se promène en imaginant les cortèges officiels, les conférences de presse, les voitures qui entraient par la grande grille. Les tours modernes du centre se voient au loin, accentuant l’effet “capsule temporelle”. Une étape à ne pas manquer pour saisir une autre facette de l’histoire de la ville. Et pour faire quelques photos très “vintage-power”.

 

16. Partir en excursion dans le delta du Mékong depuis Saïgon

Même si ce n’est plus la ville même, beaucoup utilisent HCMV comme base pour explorer le Mékong.

Naviguer sur les bras du Mékong

Des excursions à la journée ou sur plusieurs jours permettent de découvrir canaux, îlots et marchés flottants. On monte dans de petits bateaux qui serpentent entre palmiers d’eau et maisons sur pilotis. La vie se déroule au fil de l’eau, très différente de celle de la ville. On voit bateaux de fruits, pêcheurs, enfants jouant près de la rive. Une immersion totale dans un autre rythme.

Visiter des villages et ateliers artisanaux

Les circuits incluent souvent des arrêts dans des villages pour voir la fabrication de bonbons à la noix de coco, de papier de riz ou de nattes. On goûte, on regarde les gestes, on pose quelques questions via le guide. Les habitants sont généralement habitués, mais l’accueil reste souvent chaleureux. On comprend mieux comment l’économie locale s’organise. Et on repart rarement sans avoir acheté au moins une petite sucrerie.

Combiner le Mékong avec les tunnels de Cu Chi

Certains programmes astucieux combinent delta du Mékong et Cu Chi en une ou deux journées. Cela permet de voir deux facettes très différentes du pays : la guerre et la paix, la terre et l’eau. On enchaîne les paysages et les ambiances sans avoir à gérer la logistique soi-même. Un bon plan pour optimiser un séjour de quelques jours. Et un excellent sujet pour un article nuancé.

 

17. Tester un cours de cuisine vietnamienne

Après avoir tant mangé, l’étape logique : apprendre à le refaire chez soi.

Commencer par une visite de marché avec le chef

La plupart des cours commencent par une balade au marché pour acheter les ingrédients. On y découvre herbes fraîches, légumes tropicaux, poissons et épices. Le chef explique comment choisir, négocier, quoi regarder. On comprend mieux la base de la cuisine locale. Et on se sent déjà un peu plus expert.

Apprendre quelques recettes emblématiques

De retour à l’atelier, on enfile tablier et on se met aux fourneaux. Rouleaux de printemps, salade, nouilles ou plat de viande caramélisée : chaque cours a son menu. On découpe, on fait sauter, on assaisonne, sous l’œil vigilant du chef. Les gestes s’apprennent vite, dans une ambiance généralement très détendue. C’est à la fois ludique et ultra utile.

Déguster ses propres créations en fin de séance

Le meilleur moment : on s’assoit pour déguster ce qu’on vient de préparer. On compare les plats, on commente, on demande des variantes. Le chef donne souvent des conseils pour adapter les recettes aux ingrédients disponibles chez soi. On repart avec un livret ou des notes, et la ferme intention de refaire tout ça à la maison. Un souvenir gourmand et durable.

 

18. Observer la frénésie des scooters depuis un café de trottoir

Le scooter est à Hô Chi Minh-Ville ce que la gondole est à Venise : omniprésent et fascinant.

S’installer en terrasse au ras de la circulation

On choisit un café de trottoir, on s’assoit sur une petite chaise en plastique. La rue est à quelques centimètres, avec son flux constant de scooters. On commande un cà phê sữa đá, un jus de fruit ou une bière fraîche. Et on regarde, tout simplement. La ville défile sous nos yeux, en version deux-roues.

Observer la “chorégraphie” du trafic

Au début, le trafic semble anarchique. Puis on réalise qu’il suit des règles très fines : anticipation, klaxon-politesse, flux continu plutôt que stops brutaux. On voit des familles entières sur un scooter, des cargaisons improbables, des manœuvres millimétrées. C’est un spectacle hypnotisant, sans cesse renouvelé. On ne s’en lasse pas.

Sentir le pouls de la ville sans bouger

Assis là, on perçoit les horaires de pointe, les moments plus calmes, les changements de lumière. On entend les bruits de cuisine derrière soi, les voix, les marchandises rangées ou sorties. Ce simple poste d’observation donne une compréhension sensorielle de la ville. C’est une activité en apparence passive, mais en réalité très riche. Et parfaitement compatible avec une deuxième boisson.

 

19. Sortir le soir dans un bar rooftop ou un skybar

Pour voir Saïgon briller, le mieux est de prendre un peu de hauteur.

Choisir un roof avec vue sur le District 1

Plusieurs hôtels et buildings offrent des skybars avec vues spectaculaires sur le centre-ville. On s’installe au bord de la terrasse, cocktail ou mocktail à la main. Les tours, les néons, la rivière et les flux de scooters deviennent un immense tableau vivant. La chaleur retombe un peu, le vent fait du bien. Un cadre parfait pour fêter le voyage ou simplement chiller.

Profiter de l’ambiance musicale et lumineuse

Les rooftops jouent souvent une sélection musicale entre lounge, house douce et tubes internationaux. Les lumières colorées, les flammes décoratives ou piscines ajoutent à l’atmosphère. C’est chic, mais la tenue costume-cravate n’est pas obligatoire. L’important, c’est de se sentir bien. On discute, on rit, on regarde la ville en contrebas.

Revenir à pied pour sentir la ville de nuit

En redescendant, même une courte marche permet de sentir l’ambiance nocturne au niveau de la rue. Boutiques encore ouvertes, stands de nourriture, familles qui sortent tard, ruelles vivantes. Saïgon ne coupe pas le son à 22 h. La nuit révèle une autre version de la ville, plus fraîche et souvent plus souriante. Une belle conclusion à une grosse journée.

 

20. Varier les ambiances… et accepter de ne pas tout faire

Hô Chi Minh-Ville est intense : mieux vaut choisir que vouloir tout cocher.

Alterner visites lourdes et moments légers

Musée des Vestiges de la guerre + café mignon, tunnels de Cu Chi + spa de pieds, marché bondé + parc calme : le contraste est clé. Cela évite la saturation, autant physique qu’émotionnelle. On profite davantage de chaque visite quand on a respiré entre deux. Le voyage devient plus fluide, moins “check-list”. Et beaucoup plus agréable à raconter.

Mélanger quartiers modernes et quartiers plus populaires

Un matin dans le District 1, un après-midi à Cholon ; un lever de soleil sur la rivière, une soirée à Bui Vien ou dans un rooftop. Cette alternance montre la multiplicité de Saïgon. La ville n’est pas qu’une seule image de gratte-ciel ou de ruelles encombrées. C’est un patchwork de mondes imbriqués. Les explorer à son rythme, c’est la meilleure façon de l’aimer.

Garder des “excuses” pour revenir

Même en restant plusieurs jours, on n’aura pas tout vu : certains musées, parcs, cafés, restos, excursions resteront au programme “une prochaine fois”. C’est une excellente nouvelle, car Hô Chi Minh-Ville évolue vite. De nouveaux lieux ouvrent, d’autres changent, l’énergie se déplace. On repart donc avec des souvenirs plein la tête… et une liste déjà prête pour le prochain voyage.

 

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