Randonnée à la Rhune

La randonnée à la Rhune est une montée vers un sommet emblématique du Pays basque à environ 905 m d’altitude, à la frontière franco‑espagnole entre Sare, Ascain et Urrugne. Depuis son sommet coiffé d’antennes, la vue embrasse l’océan Atlantique, la côte basque française et espagnole, ainsi que les premiers sommets pyrénéens, dans une ambiance à la fois pastorale, panoramique et très conviviale.

Une randonnée conviviale et panoramique à la Rhune

La Rhune est une montagne mythique où l’on grimpe au rythme des pottoks, des brebis et du petit train à crémaillère, avec la mer d’un côté et les Pyrénées de l’autre.

randonnée à la rhune
Randonnée à la Rhune

Itinéraire classique depuis le col de Saint‑Ignace

Les pentes de la Rhune se découvrent très bien par l’itinéraire le plus populaire, au départ du col de Saint‑Ignace, juste au-dessus de Sare, où se trouve aussi la gare du petit train.

  • Point de départ : parking et gare du petit train au col de Saint‑Ignace (commune de Sare).

  • Distance : environ 9 à 11 km en boucle ou aller‑retour selon la variante.

  • Temps estimé : 3 h 30 à 4 h 30 de marche, en fonction du rythme et des pauses.

  • Dénivelé : environ +700 à +800 m de dénivelé positif sur un sentier parfois raide.

  • Type d’itinéraire : aller‑retour ou boucle, souvent en montant d’un côté des rails et en redescendant par un autre sentier.

  • Difficulté : intermédiaire, accessible à des randonneurs en forme, quelques passages raides mais sans difficulté technique par temps sec.

La mise en jambes depuis le col de Saint‑Ignace

Les pentes de la Rhune commencent en douceur au col de Saint‑Ignace, où l’ambiance est déjà bien installée entre la petite gare du train, le parking et les premiers pottoks en liberté. Le sentier s’échappe rapidement de cette effervescence pour s’enfoncer sur les flancs de la montagne, d’abord sur une piste ou un large chemin qui grimpe franchement. Les 30 à 45 premières minutes donnent tout de suite le ton : ça tire un peu dans les mollets, mais les panoramas s’ouvrent vite sur les collines basques et l’océan en toile de fond.

Au fur et à mesure que l’on prend de la hauteur, les maisons des villages se rétrécissent, les champs se découpent comme un patchwork vert et les lignes de crêtes se succèdent à l’horizon. De temps à autre, le petit train de la Rhune passe non loin, dans un cliquetis de crémaillère et de rires de passagers, donnant l’impression de partager l’ascension avec une vieille carte postale en mouvement. L’alternance de passages plus raides et de replats permet de caler son souffle, de papoter un peu, et de chercher du regard le sommet coiffé de ses antennes.

Puis le chemin devient plus minéral par endroits, zigzagant entre cailloux et dalles, sans jamais devenir vraiment technique. Le vent se fait plus présent, les pottoks broutent tranquillement en bord de sentier, absolument indifférents aux efforts des randonneurs. C’est le signe que l’on se rapproche du “balcon” final, celui où tout le monde ralentit un peu, non par fatigue… mais parce que la vue devient franchement hypnotisante.

Les derniers lacets vers le sommet

Les derniers lacets de la Rhune se négocient sur une pente plus soutenue, avec parfois des marches grossières ou des pierres inégales. Le sentier serpente entre les rochers, croise les rails du train à crémaillère, et chaque virage offre une nouvelle perspective sur l’Atlantique et la côte de Saint‑Jean‑de‑Luz à Hendaye. Le souffle se fait plus court, mais la motivation grimpe en flèche à mesure que les bâtiments sommitaux se rapprochent.

En approchant du sommet, on aperçoit la foule de promeneurs arrivés en train, les terrasses, les antennes et les bornes qui signalent les directions et distances vers les villages. L’ambiance change d’un coup : après le calme relatif du sentier, on se retrouve dans une petite “place de village en altitude”, avec effluves de talo, de txistorra et accents basques qui fusent de tous côtés. Mais avant de penser à la pause gourmande, impossible de résister à l’appel du panorama.

Une fois sur les promontoires rocheux qui bordent le sommet, la vue à 360° fait oublier en un instant la sueur de la montée. L’océan scintille loin en contrebas, les plages et les villes se devinent tout le long du littoral, tandis que du côté des terres, les premiers sommets pyrénéens s’alignent fièrement. Clic, clac, c’est le moment Kodak par excellence, le genre de panorama qui finit en fond d’écran ou en poster dans le salon.

Pause au sommet et retour en balcon

Au sommet de la Rhune, la tentation est grande de prolonger la pause : terrasses, boutiques, panneaux explicatifs et troupeaux de pottoks semi‑libres composent une ambiance unique. On peut faire le tour du sommet par les sentiers panoramiques, repérer les villages que l’on connaît en contrebas et jouer au “qui trouve Biarritz en premier ?”. L’instant se prête aussi très bien à un pique‑nique face à la côte, ou à une dégustation de spécialités basques bien méritées.

La descente se fait ensuite soit par le même chemin, soit en boucle, souvent plus douce mentalement car les paysages sont désormais connus… mais dans l’autre sens. Les genoux, eux, rappellent vite que la pente est bien réelle, d’où l’utilité des bâtons et des pauses régulières pour admirer la vue plutôt que les lacets. Au fil de la redescente, les bruits de la vallée reviennent : voitures lointaines, cloches d’églises, cris d’enfants dans les villages. On retrouve le col de Saint‑Ignace avec l’impression d’avoir voyagé bien plus loin que ces quelques kilomètres ne le laissent croire.

Quand aller voir la Rhune ?

La Rhune se découvre toute l’année ou presque, mais la période la plus propice à la randonnée reste le printemps, l’été et le début de l’automne.

  • Dates d’ouverture : pour le train, ouverture généralement du 05/04 au 11/11 ; pour la randonnée à pied, possibilité de monter hors saison en tenant compte météo et enneigement.

La Rhune au fil des saisons

La Rhune offre des ambiances très différentes selon les saisons, de la montagne verte et fleurie à la crête battue par les vents d’hiver.

Paysages printaniers et estivaux de la Rhune

Au printemps, la Rhune se couvre d’un manteau vert vif, tandis que les pottoks, les brebis et les vaches reprennent pleinement possession des pentes. Les sentiers alternent entre zones herbeuses et portions plus rocheuses, avec une végétation basse qui laisse de larges vues sur l’océan. Les journées encore relativement fraîches en matinée rendent l’ascension agréable, surtout si l’on part tôt pour profiter de la lumière douce.

En été, la montagne sacrée des Basques devient un véritable aimant à randonneurs et promeneurs. Le ciel souvent dégagé permet de distinguer très nettement les plages, les villes côtières et les chaînes de collines intérieures. Les couleurs sont plus contrastées : bleu profond de l’océan, vert des flancs de la Rhune, blanc des nuages accrochés parfois aux autres sommets. Il faut simplement composer avec la chaleur en milieu de journée et avec une fréquentation plus élevée.

Paysages automnaux et hivernaux de la Rhune

En automne, la Rhune se teinte de nuances plus chaudes : les fougères roussissent, les herbes jaunissent et les lumières deviennent plus dorées. Les vues sur l’océan restent magnifiques, mais prennent un côté plus doux, comme légèrement filtré. Les brumes matinales peuvent parfois envelopper les premiers lacets, avant de se dissiper et de révéler les panoramas.

En hiver, la Rhune peut connaître des épisodes neigeux ou givrants, changeant totalement son ambiance. La montagne se fait plus austère, avec des vents parfois très forts sur les crêtes et une visibilité réduite les jours de mauvais temps. Les sentiers deviennent glissants et l’ascension demande plus de prudence, voire de l’équipement spécifique selon les conditions. L’ambiance, plus sauvage, plaira aux randonneurs expérimentés, mais reste à éviter par mauvais temps.

Les différentes activités à la Rhune

La Rhune n’est pas seulement un sommet de randonnée : c’est aussi un site touristique et culturel majeur du Pays basque.

Activités printanières et estivales de la Rhune

Au printemps et en été, la randonnée à la rhune à pied est évidemment la grande classique, avec plusieurs itinéraires possibles (col de Saint‑Ignace, Olhette, Ascain, versant espagnol). Le petit train à crémaillère constitue une alternative ou un complément idéal : montée ou descente en train, combinée avec un tronçon à pied, permet d’adapter l’effort au niveau de chacun.

Les panoramas invitent aussi à la contemplation, à la photographie et à l’observation de la faune (pottoks, rapaces, troupeaux). Les villages de Sare, Ascain ou Saint‑Jean‑de‑Luz proches permettent de compléter la journée avec des visites, des baignades en mer ou des découvertes gastronomiques.

Activités automnales et hivernales de la Rhune

En automne, la randonnée reste à l’honneur, avec des températures souvent plus agréables et une fréquentation un peu moindre. C’est une excellente période pour profiter de la montagne sans la foule estivale, tout en bénéficiant encore de belles fenêtres météo.

En hiver, l’ascension reste possible par bonnes conditions pour des randonneurs équipés et prudents, mais la montagne peut aussi se découvrir depuis les vallées par de plus petites balades. Le train fonctionne généralement jusqu’à début novembre, puis la Rhune retrouve un calme plus marqué. Les villages environnants et la côte basque offrent alors d’autres activités (balades littorales, marchés, patrimoine) pour compléter un séjour montagnard plus contemplatif.

Comment aller voir la Rhune ?

La Rhune se rejoint très facilement en voiture, et reste accessible en combinant train et bus depuis les grandes villes de la côte basque.

Aller en voiture à la Rhune

La Rhune est la plupart du temps approchée en voiture en visant le col de Saint‑Ignace, Sare, Ascain ou Olhette selon l’itinéraire choisi. Depuis Saint‑Jean‑de‑Luz, on emprunte la D918 puis la D4 en direction de Sare, jusqu’au col de Saint‑Ignace où se trouvent le parking et la gare du petit train, ainsi que le départ d’un des sentiers les plus fréquentés.

Depuis Bayonne ou Biarritz, on suit l’autoroute ou la nationale vers Saint‑Jean‑de‑Luz, puis les mêmes axes secondaires vers Ascain et Sare. Pour d’autres variantes (par Olhette, par exemple), des petites routes mènent à des parkings de départ situés sur les contreforts de la montagne, bien indiqués sur place et sur les topos.

Aller en train à la Rhune

La Rhune ne dispose pas de gare au pied de la montagne, mais l’accès reste facile en combinant train et bus. On rejoint d’abord Saint‑Jean‑de‑Luz, Biarritz ou Hendaye en train, puis on utilise des bus locaux pour rejoindre Ascain, Sare ou les environs du col de Saint‑Ignace. Selon la saison, certaines liaisons sont plus fréquentes, notamment en été.

Depuis ces villages, il est possible de démarrer directement une randonnée vers la Rhune à pied, ou de compléter le trajet jusqu’au col de Saint‑Ignace en taxi ou covoiturage. Une fois au col, on choisit entre montée en train, randonnée intégrale, ou formule mixte.

Aller en bus à la Rhune

La Rhune peut aussi être approchée majoritairement en bus grâce aux réseaux de transport de la côte basque. Des lignes relient Saint‑Jean‑de‑Luz, Bayonne et d’autres villes à des villages comme Ascain et Sare, qui servent alors de bases de départ pour les randonnées. En haute saison, l’offre est généralement renforcée, facilitant les déplacements sans voiture.

Selon les horaires et les lignes, il peut être possible de descendre à proximité du col de Saint‑Ignace ou d’organiser un court transfert complémentaire (navette, taxi, covoiturage). Cette option permet de profiter pleinement de la journée en montagne sans avoir à se soucier des lacets routiers ou du parking.

Combien de temps dure la randonnée à la Rhune ?

La randonnée à la Rhune se prête aussi bien à une demi‑journée sportive qu’à une grande journée combinant marche, train et pauses panoramas.

Durée estimée pour la randonnée à la Rhune

Depuis le col de Saint‑Ignace, il faut compter environ 2 h à 2 h 30 de montée et 1 h 30 à 2 h de descente pour l’itinéraire à pied, soit une fourchette totale de 3 h 30 à 4 h 30 de marche effective. Les passages les plus chronophages sont la première montée soutenue depuis le col et la partie finale plus raide près du sommet. Les nombreux points de vue en cours de route, eux, rallongent volontiers la durée officielle, tant il est difficile de résister à la tentation de s’arrêter pour admirer la côte.

Durée et itinéraires à la Rhune

Les durées varient selon le point de départ et le type d’itinéraire choisi. Les variantes depuis Ascain, Olhette ou le versant espagnol peuvent prendre 4 h à 5 h de marche, voire plus si l’on opte pour une grande boucle. Certains préfèrent monter à pied et redescendre en train, ou l’inverse, ce qui modifie fortement le temps total passé en mouvement mais laisse toujours de la place pour une longue pause au sommet.

Chaque grand jalon — sortie de forêt, croisement avec la voie du train, premiers belvédères, arrivée sur le plateau sommital — devient un repère naturel pour rythmer la journée. L’option “montée à pied, descente en train” est particulièrement appréciée de ceux qui veulent profiter d’une vraie ascension tout en ménageant leurs genoux à la descente.

Durée et randonneur

La durée réelle d’une randonnée à la rhune dépendra beaucoup du profil des marcheurs, de la météo et du temps consacré aux pauses contemplatives ou gourmandes au sommet. Un randonneur sportif pourra boucler l’aller‑retour depuis le col de Saint‑Ignace dans la fourchette basse, tandis qu’une famille ou un groupe contemplatif préférera étaler la sortie sur la journée : montée tranquille, longue pause au sommet, visite des terrasses et descente sans se presser.

Il est également possible de combiner la randonnée avec d’autres activités : baignade en fin de journée sur la côte, visite des villages basques, tour en train pour les moins marcheurs du groupe, ou simple flânerie en terrasse. La Rhune se prête parfaitement à ces journées “à tiroirs” où l’on mélange effort, découverte et plaisir des yeux.

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