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3 itinéraires de randonnée dans les Calanques de Cassis

La randonnée dans les calanques de Cassis est une petite claque visuelle assurée, nichée au cœur du Parc national des Calanques, à une poignée de kilomètres de Marseille. Cette randonnée navigue autour de 200 mètres d’altitude, entre falaises calcaires, pins tordus par le vent et criques aux eaux turquoise qui font de l’ombre aux cartes postales. L’ambiance est résolument sauvage, solaire et un brin théâtrale, avec la Méditerranée en fond de scène et les falaises en coulisses.

Les calanques de Cassis

Une randonnée intensément sauvage

Les calanques de Cassis sont un terrain de jeu grandeur nature pour les amoureux de panoramas qui en mettent plein les yeux et de sentiers un peu sportifs mais ultra gratifiants. L’ambiance y est minérale, marine et lumineuse, un mélange de roche blanche, de pinèdes parfumées et de mer d’un bleu indécent.

Les itinéraires pour une randonnée dans les calanques de Cassis

Les itinéraires pour une randonnée dans les calanques de Cassis sont aussi variés que les nuances de bleu de la mer, du petit tour d’échauffement aux balades plus sportives qui font chauffer les mollets mais aussi le bouton “photo” du téléphone.

 

Itinéraire 1 : La calanque d’En-Vau, la star des cartes postales

La calanque d’En-Vau est l’une des stars incontestées des calanques de Cassis, celle qui fait dire “waouh” même aux plus blasés des randonneurs.

Les Calanques d’En Vau

Itinéraire 2 : La calanque de Port-Miou, le long ruban turquoise

La calanque de Port-Miou est la plus accessible des grandes calanques, un long bras de mer qui s’enfonce dans la roche et aligne les bateaux comme sur un tapis rouge marin.

Randonéne à la calanque de Port Miou

Itinéraire 3 : La calanque de Port-Pin, la crique carte postale

La calanque de Port-Pin est la crique familiale par excellence, parfaite pour enchaîner randonnée, baignade et pique-nique avec vue sur la mer.

Randonnée à la calanque de Port-Pin

Récit de la randonnée

La montée vers En-Vau, ça chauffe mais c’est beau

La montée vers En-Vau commence tranquillement au milieu d’une forêt aux nuances orangées, où les senteurs de pins viennent vous chatouiller les narines dès les premiers pas. Très vite, le sentier se redresse et les cuisses commencent à comprendre que non, ce n’est pas juste une balade digestive. Les pierres roulent un peu sous les pieds, le souffle s’accélère, et pourtant on continue, happé par les trouées de lumière qui laissent deviner la mer au loin.

Au fil des lacets, la végétation se fait plus clairsemée et le paysage se dégage, comme si quelqu’un tirait lentement le rideau sur un décor de cinéma. D’un coup, la mer apparaît, d’un bleu profond, cernée de falaises verticales qui semblent avoir été taillées au couteau. Clic, clac, c’est le moment Kodak : on dégaine le téléphone, on mitraille sous tous les angles, et on essaie vaguement de garder un peu de batterie pour la suite.

La descente vers la calanque vous rappelle gentiment que la gravité existe bel et bien : le sentier se fait plus abrupt, plus caillouteux, et chaque pas demande un peu de vigilance (et un bon sens de l’équilibre). Les chaussures de randonnée ne sont pas “conseillées”, elles sont vos nouvelles meilleures amies. On se faufile entre les roches, on joue à “attention à la marche… euh au rocher”, et peu à peu, les pins se referment autour du sentier avant de laisser place à la plage d’En-Vau, blottie au fond de sa cuvette minérale, comme un secret bien gardé.

La descente vers Port-Miou, le ruban d’azur

La descente vers Port-Miou s’amorce sur un sentier qui domine la mer, avec des points de vue qui arrivent à cadence régulière, comme des épisodes d’une série qu’on n’a pas envie de binge-watcher trop vite. Les cascades de Port-Miou ne sont pas vraiment des chutes d’eau, mais le flot de bateaux alignés dans la calanque donne l’impression d’une rivière de mâts et de coques blanches. Les pins penchés au-dessus du sentier filtrent la lumière, la roche se pare de reflets dorés, et l’air sent le sel et la résine.

Au fur et à mesure que l’on avance, le sentier serpente entre falaises et pinèdes, et chaque virage ouvre une nouvelle perspective sur ce long bras de mer turquoise. Le bois craque sous vos pas, les aiguilles de pins forment un tapis moelleux sous les semelles, et on se surprend à ralentir juste pour prolonger le plaisir. À mi-chemin, un petit replat offre un banc improvisé sur un rocher : parfait pour s’asseoir, siroter un peu d’eau, et regarder le ballet des bateaux qui entrent et sortent de la calanque.

Plus loin, le chemin se rapproche de l’eau, et l’on entend le clapotis discret contre les coques, comme une bande-son en Dolby Surround. Les rires des plaisanciers se mêlent au cri des mouettes, et l’on se dit qu’il y a pire endroit pour user ses chaussures. Port-Miou se découvre peu à peu, et on a presque l’impression d’entrer dans un port secret, caché au fond des falaises, loin du tumulte de la côte.

La baignade à Port-Pin, la récompense salée

La calanque de Port-Pin apparaît comme une petite oasis après l’effort, une crique à l’eau limpide, serrée entre des falaises blanches et une pinède qui avance presque jusqu’au rivage. La plage, mélange de sable et de galets, invite immédiatement à une seule chose : enlever les chaussures, poser le sac et filer vers l’eau. On entend les exclamations des premiers courageux qui se jettent dedans : “Elle est fraîche !”, suivi de “Mais qu’est-ce que c’est bon !”.

Les enfants s’élancent à la poursuite des vagues miniatures, construisent des châteaux de galets, pendant que les parents étalent serviettes et pique-nique à l’ombre d’un pin parasol. Il flotte dans l’air une ambiance de vacances, de “on a bien marché, maintenant on a bien le droit de buller”. Les plongeons s’enchaînent depuis les rochers, les lunettes de soleil glissent sur le nez, et le temps semble soudainement s’étirer, comme pour laisser à chacun la possibilité d’en profiter un peu plus.

Quand vient l’heure de repartir, on jette un dernier regard vers la calanque, avec ce petit pincement au cœur qui dit “on reviendra”. Le sentier qui remonte vers le parking paraît un poil plus raide avec le ventre bien rempli, mais les souvenirs de la baignade et la lumière dorée de la fin de journée rendent chaque pas un peu plus léger. On remonte tranquillement, le bruit de la mer s’éloigne, remplacé par le chant discret du vent dans les pins. Fin de la journée, mais pas de l’histoire : les calanques laissent toujours une envie de “encore”.

Traversée Marseille-Cassis par les calanques

Quand aller voir les calanques de Cassis

Les calanques de Cassis se visitent presque toute l’année, mais certaines périodes les subliment vraiment. Au printemps, les collines se parent de fleurs, la végétation est fraîche, les températures sont idéales pour marcher, et la mer commence doucement à se réchauffer. L’automne offre des lumières dorées, des contrastes saisissants entre la roche blanche, la mer bleue et le maquis aux teintes chaudes, le tout avec beaucoup moins de monde sur les sentiers. En plein été, les paysages sont incroyablement lumineux, la mer est irrésistible pour la baignade, mais la chaleur peut être écrasante et la fréquentation très élevée, surtout en milieu de journée. L’hiver donne aux calanques une atmosphère plus sauvage et apaisante, les ciels sont changeants, parfois dramatiques, et les sentiers retrouvent un calme presque méditatif.

Comment aller voir les calanques de Cassis

Les calanques de Cassis se méritent un peu, mais elles restent assez simples d’accès une fois que l’on sait comment s’y prendre, que ce soit en voiture, en train ou en bus.

Aller en voiture à Cassis

Depuis Marseille, prenez l’autoroute A52 en direction de Toulon. Sortez à Cassis, puis suivez les panneaux vers les calanques. Le parking de Port-Miou est facilement accessible, mais il peut être saturé en été.

Aller en train à Cassis

Depuis Marseille, prenez le TER jusqu’à la gare de Cassis. De là, un bus (n°21 ou 22) dessert les calanques. Le trajet en bus dure environ 15 minutes.

Aller à pied à Cassis

Depuis le centre-ville de Cassis, un sentier balisé mène directement aux calanques. Comptez environ 30 minutes à pied pour rejoindre le parking de Port-Miou.

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