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2 itinéraires pour votre Randonnée au Cap Sicié

La randonnée au Cap Sicié grimpe jusqu’à environ 350 à 352 mètres d’altitude, au sommet du massif situé entre La Seyne‑sur‑Mer et Six‑Fours‑les‑Plages, dans le Var. Depuis les crêtes et la chapelle Notre‑Dame‑du‑Mai, la vue embrasse la rade de Toulon, la baie de Sanary, la presqu’île de Giens, les îles au large et, par temps clair, jusqu’aux calanques. L’ambiance est franchement maritime et un peu sauvage, entre falaises de schistes plongeant dans la Méditerranée, pinèdes parfumées et rafales de vent qui rappellent vite que le Cap Sicié n’est pas un simple promontoire de bord de mer.

Randonnée au Cap Sicié

Les itinéraires pour une randonnée au Cap Sicié

Les itinéraires pour une randonnée au Cap Sicié tournent autour des crêtes et de la montée vers Notre‑Dame‑du‑Mai, avec des boucles plus ou moins longues au départ de Six‑Fours‑les‑Plages ou de La Seyne‑sur‑Mer.

Itinéraire 1 : la crête du Cap Sicié depuis Six‑Fours

Les crêtes du Cap Sicié depuis Six‑Fours‑les‑Plages offrent une belle boucle entre pinède et vue mer, idéale pour une demi‑journée sportive mais accessible.

La montée dans les senteurs de garrigue

La randonnée commence en douceur dans la forêt de pins, sur un large chemin où les aiguilles craquent sous les semelles et où les premiers effluves de résine se mélangent déjà à l’odeur salée de la mer. Petit à petit, le sentier se rétrécit, on quitte la piste pour récupérer un tracé plus caillouteux qui attaque franchement le versant : les mollets comprennent rapidement qu’il va falloir se mettre au travail. À chaque virage, une trouée entre les troncs laisse deviner un bout de Méditerranée, comme un teasing bleu azur qui vous fait oublier la pente un peu rugueuse.

Le sentier en balcon et les crêtes

Plus haut, le chemin se transforme en véritable sentier en balcon, suspendu entre ciel et mer, avec des portions où l’on marche littéralement au-dessus du vide, ou presque. Les schistes sombres affleurent, les rochers forment de petites marches naturelles, et il n’est pas rare qu’une bonne rafale de vent vienne tester votre équilibre – on évitera donc de jouer les funambules. En contrebas, les criques et les falaises se succèdent, tandis que, au loin, la rade de Toulon et les îles se dessinent comme une carte postale géante posée à vos pieds.

L’ascension finale vers Notre‑Dame‑du‑Mai

En approchant du sommet, la pente se redresse de nouveau pour franchir les derniers mètres qui séparent le sentier de la petite route menant à la chapelle Notre‑Dame‑du‑Mai. Une fois sur le bitume, quelques minutes suffisent pour atteindre ce petit sanctuaire perché à environ 350 à 352 mètres d’altitude, véritable balcon à 360° sur la côte varoise. C’est l’instant “clic, clac, moment Kodak” : on repère la presqu’île de Giens, les monts toulonnais, les îles et parfois les calanques, en se promettant secrètement de revenir un jour pour tester la rando par vent fort (ou pas, selon votre côté téméraire).

Itinéraire 2 : la traversée du Cap Sicié du Brusc à Fabregas

La traversée du Cap Sicié du Brusc à Fabregas (ou jusqu’aux Sablettes) propose une grande balade littorale et forestière, parfaite pour découvrir tout le massif en mode “mer et falaises” du matin au soir.

Entre littoral, pins et premiers belvédères

Au départ du port du Brusc, l’itinéraire quitte rapidement l’animation du front de mer pour grimper vers les pentes boisées du Cap Sicié, en alternant petits chemins ombragés et vues sur les îles du Gaou. Les premiers kilomètres servent de mise en jambes : ça monte, mais raisonnablement, le temps de s’habituer au sac à dos, aux odeurs de pins, de ciste et de romarin. Puis, au détour d’un virage, la mer se dévoile d’un coup, beaucoup plus loin en contrebas qu’on ne l’imaginait, et l’on comprend que le massif ne plaisantait pas quand il parlait de “promontoire”.

Le cœur du massif et les passages sauvages

Une fois bien engagé sur le massif, la randonnée enchaîne montées, faux‑plats, descentes et passages de crêtes, avec souvent un vieux balisage discret ou un sentier évident à suivre. À certains endroits, la trace se rapproche très près des falaises : la mer semble toucher les pieds des rochers, et les vagues minuscules vues d’en haut donnent l’impression de regarder une maquette animée. Le vent, souvent présent, ajoute une touche “sportive” à l’ambiance, obligeant parfois à bien planter les bâtons dans le sol pour ne pas se transformer en girouette humaine.

La descente vers Fabregas ou les Sablettes

En fin de traversée, le sentier finit par plonger vers la côte, en direction de Fabregas, de Mar Vivo ou des Sablettes, selon la variante choisie. Les pins reprennent de la place, les bruits de la route se font entendre au loin, et l’odeur du sel se mélange à celle des barbecues et des paillotes de plage. En quelques zigzags, vous passez du mode “randonnée sauvage entre mer et montagne” à “où est-ce qu’on trouve une glace et un plongeon dans l’eau pour fêter ça ?”, ce qui constitue une motivation très respectable pour les derniers mètres.

Une randonnée marine et spectaculaire

Une randonnée marine et spectaculaire au Cap Sicié garantit un concentré de panoramas sur la Méditerranée et les monts toulonnais, avec un vrai petit parfum de montagne posé au bord de la mer. Les falaises, la végétation méditerranéenne et la chapelle perchée créent une ambiance entre sanctuaire marin, sentier de crête et balcon géant sur la Grande Bleue.

Un promontoire minéral au-dessus de l’eau

Le massif du Cap Sicié est un vaste promontoire de schistes cristallins qui plonge parfois brutalement dans la mer, dessinant des falaises impressionnantes vues d’en haut comme d’en bas. Les couleurs jouent en permanence : bleu profond de l’eau, vert sombre des pins, gris sombre des rochers, et, les jours de grand soleil, une lumière blanche qui fait presque plisser les yeux. À certains belvédères, on a réellement l’impression que la montagne avance dans la mer, comme un navire de pierre qui aurait décidé de ne jamais quitter le quai.

Pinèdes, garrigue et senteurs provençales

Dès les premiers mètres en forêt, la bande‑son est assurée par les cigales (en saison), le bruissement du vent dans les pins et le craquement des aiguilles sous les chaussures. Les troncs tordus, les touffes de romarin, les cistes et les immortelles ponctuent le sentier et rappellent qu’ici, la garrigue n’est pas seulement un mot de guide touristique mais un compagnon de route. Au fil de la montée, les parfums se font plus présents, surtout quand le soleil tape un peu, donnant parfois envie de s’arrêter juste pour respirer – et accessoirement pour reprendre son souffle.

Un sommet panoramique à Notre‑Dame‑du‑Mai

Au sommet, autour de la chapelle Notre‑Dame‑du‑Mai, les tables d’orientation et les murets servent de postes d’observation improvisés pour repérer chaque détail du paysage. Vers l’est, la rade de Toulon, le Faron et les monts toulonnais ; vers l’ouest, la baie de Sanary, le Gros Cerveau ; au sud, la mer et les îles qui ponctuent l’horizon. On finit souvent par tourner sur soi‑même comme une girouette, essayant de décider de quel côté la vue est la plus belle, avant de se résigner à admettre que, franchement, tout le tour est pas mal du tout.

Quand aller voir le Cap Sicié ?

Quand aller voir le Cap Sicié, c’est surtout une affaire de météo, de vent et de chaleur, avec un net avantage aux intersaisons comme le printemps et l’automne. Au printemps, les températures sont agréables, la garrigue se couvre de fleurs et le soleil n’est pas encore trop agressif, ce qui rend les montées bien plus sympathiques. En été, la lumière est magnifique mais la chaleur peut être très forte sur les crêtes exposées, d’où l’importance de partir tôt, de prévoir beaucoup d’eau et de surveiller les risques d’incendie et les éventuelles fermetures de massifs. À l’automne, les couleurs se réchauffent, la mer reste souvent douce et les panoramas gagnent en netteté, tandis qu’en hiver, le vent peut rendre l’ambiance très “tonique”, voire franchement secouée, mais les journées claires offrent des vues incroyablement lointaines.

Comment aller voir le Cap Sicié ?

Comment aller voir le Cap Sicié passe généralement par Toulon, La Seyne‑sur‑Mer ou Six‑Fours‑les‑Plages, facilement accessibles en train puis en bus ou en voiture. Les points de départ des randonnées (Brusc, parkings de crêtes, accès à Notre‑Dame‑du‑Mai) se rejoignent ensuite par des routes départementales et des lignes de bus du réseau local.

Aller en voiture au Cap Sicié

Aller en voiture au Cap Sicié depuis Toulon ou Marseille se fait très bien via l’A50, avant de rejoindre La Seyne‑sur‑Mer ou Six‑Fours‑les‑Plages.

Depuis Toulon, on emprunte l’A50 en direction de Marseille, puis on sort à la sortie 13 “La Seyne‑sur‑Mer / Six‑Fours‑les‑Plages”. On suit ensuite la direction La Seyne‑sur‑Mer, puis on suit la D2816 (Corniche Varoise, Cap Sicié) qui grimpe vers les hauteurs du massif et mène aux parkings comme celui de l’Aire du Bœuf, point de départ de nombreux sentiers de crête.

Depuis Marseille, on prend également l’A50 en direction de Toulon, avant de sortir à La Seyne‑sur‑Mer / Six‑Fours (sortie 13), puis de suivre les mêmes indications vers la D2816 et le Cap Sicié. Pour rejoindre le Brusc, point de départ de la traversée du massif, on continue jusqu’à Six‑Fours‑les‑Plages, puis on suit la direction “Le Brusc” par les routes locales qui mènent au port et aux parkings littoraux.

Aller en train au Cap Sicié

Aller en train au Cap Sicié suppose de rejoindre d’abord Toulon en train, puis de finir en bus vers La Seyne‑sur‑Mer ou Six‑Fours‑les‑Plages.

Depuis les grandes villes (Marseille, Nice, Aix‑en‑Provence, Paris), la gare de Toulon est desservie par des TER et des TGV, ce qui en fait la porte d’entrée ferroviaire la plus pratique pour le secteur. Depuis la gare de Toulon, on peut rejoindre La Seyne‑sur‑Mer ou Six‑Fours par bus (réseau Mistral), avec différentes lignes qui traversent l’agglomération en direction de la corniche varoise. Une fois dans les secteurs littoraux, il reste à marcher ou à prendre un bus supplémentaire pour atteindre le port du Brusc, les Sablettes ou les parkings de départ situés sur la D2816.

Aller en bus au Cap Sicié

Aller en bus au Cap Sicié s’appuie sur le réseau Mistral, qui dessert La Seyne‑sur‑Mer, Six‑Fours et le Brusc depuis Toulon et les communes voisines.

Depuis Toulon, des lignes de bus comme la ligne 87 relient les Sablettes au Brusc, ce qui permet d’organiser facilement une traversée du massif en utilisant les transports en commun pour revenir au point de départ. D’autres lignes du réseau desservent les secteurs proches du Cap Sicié (arrêts autour de La Seyne et de Six‑Fours), avec des temps de trajet variant autour de 1 h depuis certains quartiers de Toulon. La fréquence n’est pas toujours élevée, surtout en milieu de journée, il est donc prudent de vérifier les horaires et d’anticiper son retour sous peine de prolonger la rando… jusque sur l’arrêt de bus.

Combien de temps dure la randonnée au Cap Sicié ?

Combien de temps dure la randonnée au Cap Sicié dépend du parcours choisi, entre les boucles de crête au départ de Six‑Fours et la grande traversée du massif.

Pour la boucle classique de la crête du Cap Sicié (environ 8,5 à 9 km et 180 à 300 m de dénivelé positif), il faut compter environ 3 h de marche, en prenant le temps d’admirer les panoramas et de souffler un peu dans les montées. La traversée du massif du Brusc à Fabregas ou aux Sablettes, autour de 12 à 15 km pour 500 à 600 m de dénivelé cumulé, occupe plutôt une grosse demi‑journée, soit 4 h à 5 h de marche selon le rythme, les pauses photos et la chaleur. D’autres itinéraires plus courts (montée directe à Notre‑Dame‑du‑Mai depuis certains parkings de la D2816, petites boucles forestières) permettent de se contenter de 1 h 30 à 2 h de balade, mais avec un aperçu plus limité du massif.

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