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3 itinéraires de randonnée au Cap Taillat et Cap Lardier

La randonnée au Cap Taillat et Cap Lardier est une balade littorale quasiment au niveau de la mer, avec un point culminant autour de 130 à 160 mètres seulement, mais des panoramas qui donnent l’impression d’être tout en haut de la carte postale. Nichés sur le littoral varois, entre Ramatuelle et La Croix-Valmer, ces caps offrent un sentier du littoral alternant plages de sable fin, criques sauvages, pins parasols et maquis parfumé, avec une mer qui hésite en permanence entre bleu profond et vert émeraude. L’ambiance y est sauvage, lumineuse et résolument méditerranéenne, entre calme de bout du monde et petites montées qui réveillent gentiment les mollets.

Randonnée au Cap Taillat & Cap Lardier

Les itinéraires pour une randonnée au Cap Taillat et Cap Lardier

Les itinéraires pour une randonnée au Cap Taillat et Cap Lardier suivent principalement le sentier du littoral, avec des boucles plus ou moins longues au départ de la plage de Gigaro ou de l’Escalet, idéales pour enchaîner criques, caps et points de vue panoramiques.

Itinéraire 1 : La boucle classique Cap Taillat – Cap Lardier depuis Gigaro

Le Cap Taillat et Cap Lardier au départ de la plage de Gigaro forment une grande boucle littorale qui enchaîne plages, maquis et belvédères en balcon sur la Méditerranée.

Itinéraire 2 : De l’Escalet au Cap Taillat, l’aller-retour carte postale

Le Cap Taillat depuis la plage de l’Escalet est un itinéraire plus court mais ultra photogénique, parfait pour découvrir ce joyau relié au continent par un mince isthme de sable.

Itinéraire 3 : Du Cap Lardier au Cap Taillat, la traversée littorale

Le Cap Lardier au Cap Taillat forme une belle traversée sur le sentier du littoral, entre longues sections bordées de pins, points de vue sur les trois caps et plages sauvages.

Combien de temps dure la randonnée au Cap Taillat et Cap Lardier

La randonnée au Cap Taillat et Cap Lardier se prête aussi bien à une petite sortie de 2h à 3h entre l’Escalet et le Cap Taillat qu’à une boucle plus ambitieuse de 4h à 5h en enchaînant les deux caps depuis Gigaro, avec, au choix, de nombreuses pauses baignade.

Récit de randonnée au Cap Taillat et Cap Lardier

La mise en route entre plage et maquis

La randonnée au Cap Taillat et Cap Lardier commence souvent les pieds presque dans le sable, sur la plage de Gigaro ou de l’Escalet, avec cette illusion délicieuse que “ce ne sera qu’une petite balade en bord de mer”. Très vite, le sentier quitte la plage pour s’élever légèrement au-dessus de l’eau, se faufilant entre les rochers, les touffes de genêts et les pins qui tordent leurs troncs au-dessus des vagues. L’air sent le sel et le maquis, un mélange de romarin, de ciste et de pin chauffé par le soleil.

Au fur et à mesure que l’on s’avance, la côte se dessine en une succession de petites anses, de criques rocheuses et de promontoires d’où la mer paraît encore plus irréelle. On entend le clapotis de l’eau sur les rochers, le cri des mouettes et, parfois, le silence total, juste perturbé par le bois qui craque sous vos pas. Les premiers “Clic, clac !” se font déjà entendre : impossible de résister au jeu du photographe, surtout lorsque l’on aperçoit au loin la silhouette caractéristique du Cap Taillat, relié à la côte par un fin cordon de sable.

Puis, alors que l’on gagne un peu de hauteur, le chemin propose ses premiers belvédères : d’un côté, le bleu profond du large, de l’autre, les collines couvertes de verdure et, derrière, la presqu’île de Saint-Tropez qui se devine. On alterne entre pause contemplative et reprise de marche, mitraillant les paysages avec l’appareil photo et promettant à chaque fois que “cette fois, c’est la dernière photo”… jusqu’au prochain virage.

L’isthme du Cap Taillat et les vues de bout du monde

Le Cap Taillat se dévoile finalement dans toute sa splendeur en s’approchant de l’isthme : une fine langue de sable, bordée de chaque côté par une eau translucide aux reflets turquoise. Le sentier descend vers ce passage presque irréel, où l’on a l’impression de marcher sur un trait de crayon entre deux mers. Les vagues viennent lécher doucement le sable, et l’on se surprend à ralentir, comme pour savourer chaque pas.

Une fois l’isthme franchi, un petit sentier grimpe sur le cap lui-même, à travers une végétation rase qui laisse la vue se déployer sans retenue. La montée, courte mais un peu raide, se fait sur un terrain caillouteux où les chaussures accrochent, alors que le vent se fait plus présent. Au sommet, c’est le grand spectacle : panorama à 360°, alternance de criques, de caps, de collines et de mer à perte de vue. Clic, clac, re-moments carte postale, avec en bonus la possibilité de s’asseoir sur un rocher pour simplement profiter du décor.

En redescendant du cap, on retrouve l’isthme et ses tentations aquatiques : la plage n’attend qu’une chose, que vous posiez votre sac pour une pause baignade. Certains randonneurs s’offrent un aller-retour dans l’eau avant de reprendre la marche, histoire de transformer la sortie en combo parfait rando-baignade. L’eau fraîche réveille les muscles, le soleil sèche le tout en quelques minutes, et l’on repart vers Cap Lardier avec cette sensation d’être en vacances… même si les quadriceps se souviennent bien qu’ils travaillent.

Vers le Cap Lardier, entre sentier côtier et forêt littorale

Le Cap Lardier se rejoint ensuite par le sentier du littoral, qui continue à longer la mer en s’éloignant peu à peu du Cap Taillat. Le paysage alterne alors entre sections très proches de l’eau, où l’on pourrait presque tremper la main dans la mer, et passages un peu plus en hauteur, avec vues plongeantes sur des plages sauvages comme celle de la Briande. Le bois craque encore sous vos pas, les aiguilles de pins forment un tapis moelleux, et les pieds commencent à se dire que la journée est bien remplie.

À l’approche du Cap Lardier, le sentier s’enfonce davantage dans la végétation, laissant parfois la mer disparaître quelques instants avant de revenir en pleine largeur de champ. Le Cap lui-même, classé en réserve biologique intégrale, se laisse surtout admirer depuis les sentiers qui en font le tour ou le frôlent, offrant des points de vue privilégiés sur la côte. On marche dans une atmosphère plus sauvage, plus silencieuse, presque comme si le cap voulait garder un peu de mystère.

Le retour vers Gigaro ou l’Escalet se fait ensuite par une combinaison de sentiers littoraux et de pistes forestières, avec quelques petites montées finales pour bien finir la journée. Les jambes tirent un peu, les épaules sentent le soleil, mais chaque clairière, chaque trouée de vue sur la mer apporte un dernier petit bonus visuel. Quand le parking et les premières maisons réapparaissent, on a ce mélange de “ouf, c’est fait” et de “on reviendra”, surtout quand on repense à l’isthme du Cap Taillat et aux couleurs incroyables de l’eau.

Quand aller voir le Cap Taillat et Cap Lardier ?

Le Cap Taillat et Cap Lardier se visitent particulièrement bien au printemps et à l’automne, lorsque les températures sont douces, la lumière flatte les reliefs et la mer, et que la fréquentation reste raisonnable par rapport au plein été.

Au printemps, le maquis explose en fleurs et en nuances de vert, les odeurs de pins et d’arbustes sont plus présentes, et l’air reste assez frais pour supporter les montées sans surchauffer.

En été, les couleurs sont à leur maximum, la mer devient irrésistible pour les baignades avant, pendant et après la rando, mais la chaleur peut être très forte et certaines portions du sentier sont en plein soleil, rendant l’eau et la casquette indispensables.

L’arrière-saison et l’hiver, plus calmes, offrent des paysages très lumineux, des températures agréables et parfois des journées presque désertes sur les sentiers, donnant une impression de bout du monde méditerranéen.

Comment aller voir le Cap Taillat et Cap Lardier ?

Le Cap Taillat et Cap Lardier sont accessibles principalement depuis La Croix-Valmer (plage de Gigaro) et Ramatuelle (plage de l’Escalet), que l’on rejoigne en voiture ou en combinant train et bus depuis les grandes villes de la Côte d’Azur.

Aller en voiture au Cap Taillat et Cap Lardier

Aller en voiture au Cap Taillat et Cap Lardier depuis l’axe principal passe par l’autoroute A8, puis par les routes du golfe de Saint-Tropez. Depuis l’A8, on peut sortir vers Le Muy ou Fréjus et rejoindre ensuite Sainte-Maxime et La Croix-Valmer via la D25 puis la D559, avant de suivre les indications pour la plage de Gigaro, point de départ majeur du sentier du littoral. Pour accéder à l’Escalet, on rejoint Saint-Tropez par la D98A, puis Ramatuelle, avant de suivre les panneaux “l’Escalet” jusqu’à la zone de stationnement proche de la plage. En haute saison, les parkings de Gigaro et de l’Escalet peuvent être rapidement complets, donc un départ tôt le matin reste la meilleure stratégie pour éviter le grand jeu de chaises musicales automobile.

Aller en train au Cap Taillat et Cap Lardier

Aller en train au Cap Taillat et Cap Lardier implique de rallier d’abord une grande gare de la côte, puis de poursuivre en bus vers La Croix-Valmer ou Ramatuelle. Depuis Nice, Cannes ou Marseille, on rejoint la gare de Saint-Raphaël–Valescure en TER ou en TGV, puis on prend un bus régional en direction du golfe de Saint-Tropez (réseau Zou, lignes desservant Sainte-Maxime, Cogolin, La Croix-Valmer et Ramatuelle). Une fois à La Croix-Valmer ou Ramatuelle, des lignes locales permettent de rejoindre la plage de Gigaro ou l’Escalet selon la saison et l’offre de transport, avec des arrêts proches des accès au sentier du littoral. Cette combinaison train + bus demande un peu d’organisation sur les horaires, mais permet de profiter de la randonnée sans se soucier des bouchons ni du stationnement autour du golfe de Saint-Tropez.

Aller en voiture à Saint-Tropez avant de rejoindre le Cap Taillat et Cap Lardier

Aller en voiture à Saint-Tropez puis rayonner vers le Cap Taillat et Cap Lardier est une option intéressante si l’on veut combiner visite de la presqu’île, villages du golfe et randonnées littorales. Depuis l’A8, on rejoint le secteur en prenant la sortie vers Le Muy ou Puget-sur-Argens, puis en suivant la D25 et la D559 jusqu’à Sainte-Maxime et Saint-Tropez. Une fois à Saint-Tropez ou dans les communes voisines (Cogolin, Gassin, La Croix-Valmer), on peut soit descendre directement vers Gigaro ou l’Escalet, soit laisser la voiture au logement et poursuivre en bus pour limiter la circulation. Cette base permet de programmer plusieurs jours dans le coin, en alternant randonnée, plages, visites de villages perchés et petites escapades en bateau autour de la presqu’île de Saint-Tropez.

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