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Randonnée à la cascade de la Virolle

La randonnée au saut de la Virole plonge dans les gorges de la Vézère, entre les lacs de Viam et des Bariousses, autour de 550 à 700 m d’altitude sur la commune de Lestards, au cœur du plateau de Millevaches. Le sentier offre des points de vue saisissants sur la rivière qui s’encaisse dans un chaos de granit avant de se jeter en cascade, dans une ambiance à la fois sauvage, encaissée et intimiste, typique des grandes forêts corréziennes.

Cascades du Saut de la Virole

Une randonnée sauvage au saut de la Virole

Le saut de la Virole se découvre comme un véritable décor de film de fantasy, où la Vézère se fraie un passage dans des gorges abruptes, entre blocs de granit, forêt dense et sentier qui zigzague au plus près de l’eau.

Les itinéraires pour une randonnée au saut de la Virole

Le saut de la Virole se parcourt via un beau circuit de découverte balisé au départ du hameau de Coissac, avec une boucle courte mais physique qui plonge au cœur des gorges avant de remonter vers les paysages du plateau.

Itinéraire 1 : la boucle du saut de la Virole depuis Coissac

Cet itinéraire est le grand classique du site, parfait pour une vraie randonnée de caractère dans un décor très sauvage.

Itinéraire 2 : l’aller-retour express au saut de la Virole

Cet itinéraire très court est une variante “condensée” qui permet de descendre uniquement jusqu’à la cascade avant de remonter par le même sentier.

Récit de la randonnée : dans les gorges de la Vézère

Plongée depuis le plateau

La randonnée au saut de la Virole commence doucement au hameau de Coissac, avec ses maisons posées sur le plateau de Millevaches, entourées de pâturages et de bois, dans une ambiance de bout du monde très assumée. Très vite pourtant, le chemin quitte les prairies, s’étrécit et s’enfonce dans la forêt, et l’on comprend que l’affaire devient sérieuse lorsque le sentier se met à descendre franchement, zigzagant entre les troncs et les blocs de granit. Le bois craque sous vos pas alors que vous vous enfoncez dans cet entonnoir vert, guidé par un grondement sourd qui se fait de plus en plus net à mesure que vous perdez de l’altitude.

Face au saut de la Virole

Puis vient le moment où la forêt s’ouvre sur un replat, avec un panneau d’interprétation qui annonce clairement la couleur : c’est ici que la Vézère abandonne toute retenue pour se jeter plusieurs mètres plus bas, en une cascade encaissée surnommée le saut de la Virole. Un petit aller-retour permet de rejoindre le point de vue sur la chute : la rivière se faufile entre de gros blocs de granit, accélère, se contracte et, d’un coup, disparaît dans le vide dans un fracas aussi impressionnant que la taille de la gorge est étroite. Clic, clac ! C’est le moment kodak, mais en mode “attention à la marche… euh au rocher”, parce que le sol humide, les racines et les cailloux n’attendent qu’une semelle distraite pour tester la gravité corrézienne.

Remontée vers la lumière du plateau

Après cette parenthèse minérale et aquatique, le sentier reprend de plus belle, remontant en sous-bois et franchissant un ruisseau avant de grimper en lacets serrés sur le flanc de la gorge. Les cuisses chauffent, le souffle s’accélère, et chaque pause devient un excellent prétexte pour jeter un œil sur les gorges en contrebas, ou pour chercher du regard quelque chevreuil curieux entre les troncs. Peu à peu, la pente s’adoucit, les arbres se clairsemant au profit de paysages plus ouverts, et le retour à Coissac rappelle à quel point le plateau, si paisible là-haut, cache des entrailles de granite spectaculaires juste sous la surface.

Quand aller voir le saut de la Virole ?

Le saut de la Virole offre son visage le plus spectaculaire au printemps et à l’automne, lorsque la Vézère, alimentée par les pluies et les tourbières du plateau de Millevaches, présente un débit généreux qui renforce l’effet de la chute dans les gorges. En été, la balade reste délicieuse grâce à l’ombre dense de la forêt et à la fraîcheur des gorges, même si le débit de la cascade peut être plus variable en fonction de la gestion du barrage de Monceaux-la-Virole, tandis qu’en hiver, le paysage joue sur les contrastes entre les rochers sombres, les troncs nus et parfois quelques plaques de givre qui accentuent encore l’ambiance sauvage du site.

Comment aller voir le saut de la Virole ?

Le saut de la Virole se rejoint principalement en voiture, en visant le hameau de Coissac (Lestards), et reste accessible en combinant train jusqu’à une gare voisine (Treignac ou Uzerche) puis taxi ou véhicule de location pour rejoindre le plateau.

Aller en voiture au saut de la Virole

Depuis Tulle, il est possible de prendre la D979 en direction de Seilhac puis de poursuivre vers Treignac, avant de bifurquer vers Lestards et le hameau de Coissac par les routes départementales locales. Une fois arrivé à Coissac, un panneau indique le départ du sentier : il suffit alors de se garer sur le petit parking prévu à cet effet et de suivre le balisage jaune qui mène à la boucle du saut de la Virole.

Depuis Limoges, l’itinéraire classique consiste à emprunter l’A20 vers le sud jusqu’à la sortie Uzerche, puis à suivre les routes en direction de Treignac et du massif des Monédières, avant de rejoindre Lestards et Coissac. Les dernières kilomètres se font sur des routes de campagne étroites mais pittoresques, qui mettent tout de suite dans l’ambiance “plateau de Millevaches”, avant de laisser la voiture à l’entrée du hameau pour partir à pied.

Aller en train au saut de la Virole

Depuis Limoges, la première étape consiste à prendre un train TER sur la ligne Limoges–Brive et à descendre à Uzerche, gare la plus pratique pour rayonner vers le plateau de Millevaches. Depuis Uzerche, il faut ensuite recourir à un taxi, un véhicule de location ou un covoiturage pour rejoindre Treignac puis Lestards et Coissac, les transports en commun classiques étant très limités dans ce secteur rural.

Depuis Brive-la-Gaillarde, la même ligne TER permet de rejoindre Uzerche en une trentaine de minutes environ, ce qui rend le saut de la Virole accessible dans le cadre d’une escapade “train + voiture de location + rando”. Une fois arrivé à Coissac, le sentier démarre au nord du hameau et s’enfonce rapidement dans les bois, garantissant le dépaysement total à quelques heures seulement du départ.

Aller en bus au saut de la Virole

Depuis Tulle ou Uzerche, quelques lignes de cars départementaux desservent le secteur du plateau de Millevaches et du massif des Monédières, mais les horaires restent souvent restreints et peu fréquents. En repérant une ligne qui passe à proximité de Treignac ou de Lestards, il est envisageable de descendre au village le plus proche, puis de poursuivre en taxi ou à pied vers Coissac, si l’on accepte de rallonger un peu la randonnée.

Depuis les grandes villes régionales comme Limoges ou Brive, la combinaison la plus réaliste reste souvent “train jusqu’à Uzerche” puis car départemental ou taxi vers Treignac et Lestards, ce qui permet de réduire la part de trajet en voiture individuelle. Le saut de la Virole devient alors le point d’orgue d’une vraie journée d’itinérance douce, où l’on passe des rails à la départementale, puis au petit sentier qui plonge vers les gorges.

Combien de temps dure la randonnée au saut de la Virole ?

La randonnée au saut de la Virole demande en général 2 h à 2 h 30 pour réaliser la boucle complète de 3,8 km au départ du hameau de Coissac, en comptant les pauses au niveau de la cascade et les moments de reprise de souffle dans les montées. La version aller-retour “express” jusqu’au belvédère ou au pied de la chute peut se faire en 45 minutes à 1 h, mais le terrain restant exigeant, mieux vaut garder un peu de marge, surtout si l’on aime prolonger la séance “Clic, clac !” dans ce décor de granit et de mousse.

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