La randonnée au col d’Ibardin avec le lac Ibardin est une balade de moyenne montagne entre 300 et 570 m d’altitude, sur la commune d’Urrugne, à la frontière franco‑espagnole. Les crêtes dominent l’océan Atlantique, la baie de Chingoudy et les villages basques, dans une ambiance douce, pastorale et un peu ludique grâce aux ventas et au petit lac niché dans un vallon.
Une randonnée douce et panoramique au col d’Ibardin
Le col d’Ibardin est une montagne idéale pour une randonnée accessible qui mêle crêtes herbeuses, sentiers forestiers et vues marines.
Itinéraire en boucle Manddale – Ibardin – lac Ibartin (Xodolcogaina)
Les crêtes du col d’Ibardin (Xodolkogaina) sont une belle boucle familiale qui permet de profiter à la fois de la vue sur la mer et d’un lac discret pour la pause pique‑nique.
- Point de départ : parkings des ventas du col d’Ibardin, côté Urrugne.
- Distance : environ 8 à 10,5 km selon la variante choisie.
- Temps estimé : entre 3 h et 3 h 30 de marche en mode balade photo.
- Dénivelé : environ +250 à +530 m de dénivelé positif, entre 317 m et 570 m d’altitude.
- Type d’itinéraire : boucle passant par Manddale, Ibardin puis le barrage et les berges du lac.
- Difficulté : facile à modérée, idéale pour une sortie en famille ou entre amis un peu marcheurs.
Montée progressive vers les crêtes du Manddale
Les pentes du col d’Ibardin se laissent apprivoiser dès la sortie des ventas : à peine les boutiques derrière vous, une piste et un sentier du GR10 prennent le relais et s’élèvent tranquillement au‑dessus des parkings. Très vite, les voitures disparaissent, remplacées par les pottoks qui broutent placidement sur les pentes herbeuses, l’air de dire “ici, c’est notre domaine”. Le sentier, parfois un peu raide mais jamais méchant, offre déjà des vues sur l’océan et la baie d’Hendaye qui s’éloigne doucement.
Au fil des lacets, le décor bascule de plus en plus côté montagne : d’un côté, les crêtes du Manddale et les lignes de l’Ibardin se dessinent, de l’autre, la côte basque se révèle, avec ses villages et ses plages miniatures. Le bois craque sous vos pas lorsque le chemin traverse de petites zones forestières, puis se fait à nouveau moelleux dans les prairies de pâturage. Entre deux reprises de souffle, difficile de ne pas s’arrêter pour un “clic, clac”, surtout quand un pottok ou une vache décide de poser pile dans l’axe de la photo.
En approchant du Manddale, la vue s’ouvre franchement : les sommets plus lointains des Pyrénées se révèlent au fond, tandis que le col, tout en bas, ressemble déjà à un petit point animé. On a à la fois la sensation d’être loin de tout et pourtant tout près de la côte. C’est souvent le moment où l’on commence à se dire que cette boucle coche toutes les cases : mer, montagne, troupeaux et effort raisonnable.
Crêtes d’Ibardinin : balcon sur mer et montagnes
Les hauteurs de l’Ibardin prolongent parfaitement l’ambiance de crête, avec un sentier qui suit les lignes de relief sans jamais devenir vertigineux. La borne sommitale et le buzon d’Ibardin marquent un vrai balcon naturel : d’un côté, la baie de Chingoudy, Hendaye, Fontarrabie, l’Atlantique à perte de vue ; de l’autre, les Peñas de Haya et les reliefs espagnols qui ferment la ligne d’horizon. On voit même parfois les montagnes se détacher en strates successives, comme des vagues minérales.
Le sentier, balisé GR10 puis PR, ondule en suivant la crête : petites montées, petites descentes, passages entre rochers et zones herbeuses, avec régulièrement une bonne excuse pour une pause panoramique. Le vent peut se faire joueur, soulevant une casquette ou un coupe‑vent mal attaché, pendant que les betisoak (vaches locales) observent ce manège humain d’un air vaguement intrigué. L’ambiance reste légère, presque ludique, comme si la montagne avait décidé d’être particulièrement accueillante ce jour‑là.
Puis, en repartant vers le versant du lac, la crête s’adoucit et le chemin commence à tirer doucement vers la droite. Par moments, une trouée dans la végétation laisse deviner, bien en dessous, une tache bleutée : le lac Ibardin. Le simple fait d’apercevoir l’eau au milieu de ce décor de collines donne déjà envie d’accélérer un peu le pas pour aller voir ça de plus près.
Descente vers le lac Ibardin et retour au col
Les derniers mètres vers le lac Ibardin se font par un sentier qui quitte la crête pour plonger vers le vallon. La pente se fait alors plus marquée, mais les lacets adoucissent la descente, permettant aux genoux de ne pas trop protester. C’est le moment où les arbres se rapprochent, où la lumière change et où le bruit de la route disparaît totalement derrière les collines. On devine l’eau à travers les feuillages, puis soudain, le barrage et la surface calme du lac apparaissent.
Les berges du lac Ibardin offrent un décor très paisible : plan d’eau ceinturé de collines, reflets de la végétation, sensation de petite oasis cachée entre les montagnes basques. La baignade est interdite et la pêche réglementée, mais le site se prête très bien au pique‑nique, à la contemplation et à la pause “je pose le sac et je m’étire les jambes”. Selon l’heure et la saison, un léger brouillard peut même flotter au‑dessus de l’eau, donnant à l’endroit une atmosphère presque magique.
Le retour vers le col d’Ibardin se fait ensuite par une piste carrossable ou un sentier qui remonte en pente douce vers les ventas. Après avoir longé le lac, on traverse à nouveau bosquets, prairies et pistes, avec, en prime, quelques derniers coups d’œil vers les crêtes foulées plus tôt. Petit à petit, les bruits de voitures, le brouhaha des boutiques et les odeurs de cuisine des ventas reviennent, comme un rappel que l’on est de retour à la frontière entre montagne et gourmandise.
Quand aller voir le col d’Ibardin et le lac Xodolkogaina ?
Le col d’Ibardin est une montagne agréable à parcourir du printemps à l’automne, lorsque les sentiers sont dégagés et les vues bien nettes sur l’océan et les collines basques.
- Dates d’ouverture : du 01/03 au 30/11 en général pour profiter pleinement des sentiers, selon météo et éventuelles restrictions locales.
Col d’Ibardin au fil des saisons
Le col d’Ibardin est une montagne qui change de visage au fil des saisons, et le lac Ibardin suit ce rythme, entre vert éclatant, couleurs d’automne et lumière hivernale plus douce.
Paysages printaniers et estivaux de col d’Ibardin
Au printemps, les collines autour du col d’Ibardin se couvrent d’un vert lumineux, tandis que les pentes se garnissent de fleurs et que les ruisseaux murmurent dans les vallons. Les sentiers alternent entre zones ouvertes et passages ombragés, parfaits pour des randonnées de reprise où l’on profite autant des panoramas sur l’océan que de la douceur des prairies. Le lac Ibardin reflète alors les premières couleurs vives de la saison, avec des berges encore très tranquilles.
En été, le secteur devient un véritable balcon sur la côte basque, avec une visibilité souvent excellente sur l’Atlantique, les villages et les montagnes environnantes. La chaleur en milieu de journée invite à partir tôt pour monter sur les crêtes, profiter de la brise, puis redescendre vers le lac pour une pause à l’ombre (sans baignade !) ou aux ventas pour une boisson fraîche. Les teintes vertes s’assombrissent un peu, mais le contraste entre mer et montagne reste spectaculaire.
Paysages automnaux et hivernaux de col d’Ibardin
En automne, les fougères roussissent, les herbes jaunissent et les couleurs prennent une tonalité plus chaude. La lumière devient plus rasante, ce qui met particulièrement bien en valeur les reliefs du Manddale, de l’Ibardin et des collines voisines. Le lac Ibardin prend alors des allures de miroir d’automne, bordé de pentes aux nuances cuivrées, très photogéniques.
En hiver, la neige est plus rare mais peut faire une apparition sur les hauteurs, donnant un visage nouveau au col d’Ibardin et à l’Ibardin. Les journées plus courtes et les risques de terrain glissant demandent une préparation plus soignée, mais les randonnées restent possibles par beau temps, sur des itinéraires adaptés. La montagne se fait alors plus silencieuse, tandis que la côte et les villages offrent des alternatives en cas de météo capricieuse.
Les différentes activités au col d’Ibardin et au lac Ibardin
Le col d’Ibardin est une montagne qui invite autant à la randonnée qu’aux balades, aux pique‑niques et aux découvertes de plein air autour du lac Ibardin.
Activités printanières et estivales de col d’Ibardin
Au printemps et en été, la randonnée au col d’Ibardin et autour du lac Ibardin est évidemment l’activité star : boucles vers le Manddale, l’Ibardin, promenades familiales plus courtes vers le lac, ou traversées plus longues dans le cadre du GR10. Le VTT et le vélo de route trouvent aussi ici un joli terrain de jeu, la montée au col étant appréciée des cyclistes pour ses vues et ses pentes raisonnables.
Les abords du lac, sans baignade mais très propices au pique‑nique, offrent un cadre idéal pour des sorties familiales ou des pauses contemplatives. Les pottoks, betisoak et autres troupeaux ajoutent un charme pastoral permanent à ces balades. Et bien sûr, les ventas du col permettent de terminer la journée en mode dégustation de produits locaux ou de petits tapas côté espagnol.
Activités automnales et hivernales de col d’Ibardin
En automne, les randonnées restent très agréables, avec des températures plus douces et une fréquentation souvent moindre sur les sentiers. C’est une saison idéale pour les amateurs de photos et de lumière douce, qui apprécieront particulièrement les vues sur la côte et les couleurs des pentes.
En hiver, le col d’Ibardin conserve son intérêt pour les promenades de moyenne montagne par temps stable, tandis que les sentiers plus exposés ou glissants sont à aborder avec prudence. Les activités se recentrent davantage sur les balades, les visites des ventas, et les excursions vers la côte ou les villes voisines (Hendaye, Saint‑Jean‑de‑Luz) qui complètent très bien un séjour montagnard hivernal.
Comment aller voir le col d’Ibardin et le lac Ibardin ?
Le col d’Ibardin est une montagne facilement accessible depuis la côte basque, que l’on vienne en voiture ou en combinant train et bus jusqu’aux villes voisines.
Aller en voiture au col d’Ibardin
Le col d’Ibardin est une montagne que l’on rejoint le plus simplement en voiture en visant Urrugne. Depuis Hendaye ou Saint‑Jean‑de‑Luz, on emprunte la D810 puis la D404 qui monte en lacets jusqu’au col, en traversant un paysage de collines et de petits hameaux. Une fois au col, plusieurs parkings desservent directement les ventas et les départs des sentiers vers Manddale, Ibardin et le lac.
Depuis l’Espagne, on peut également monter depuis Bera par la route du col, ce qui offre une approche différente, avec de beaux points de vue sur la vallée espagnole. Dans tous les cas, la route est bien entretenue mais reste une route de montagne : virages, pentes et, parfois, quelques troupeaux ou cyclistes à contourner avec douceur.
Aller en train au col d’Ibardin
Le col d’Ibardin est une montagne sans gare propre, mais l’accès reste facile via Hendaye ou Saint‑Jean‑de‑Luz. On rejoint d’abord l’une de ces villes en train (TER, TGV ou ligne espagnole), puis l’on prend un bus du réseau Txik Txak ou un autre bus régional vers Urrugne ou les environs. Depuis là, un taxi, un covoiturage ou une voiture de location permettent de couvrir les derniers kilomètres jusqu’au col.
Cette combinaison train + bus + court trajet routier est particulièrement pratique pour ceux qui souhaitent limiter l’usage de la voiture tout en accédant aux sentiers du col. Une fois sur place, tout se fait ensuite à pied, en boucle, jusqu’au lac Ibardin et aux crêtes voisines.
Aller en bus au col d’Ibardin
Le col d’Ibardin est une montagne que l’on peut aussi approcher majoritairement en bus grâce au réseau Txik Txak et aux lignes locales. Des bus relient Hendaye, Saint‑Jean‑de‑Luz et d’autres communes à Urrugne, point d’accès clé vers la route du col. En saison, certaines liaisons peuvent se rapprocher davantage du pied de la montée.
Depuis l’arrêt de bus le plus proche, il est possible de poursuivre à pied pour une longue balade, ou d’organiser un court transfert complémentaire. Cette solution demande un peu plus de planification (horaires, correspondances), mais permet de profiter sereinement des randonnées sans se soucier du stationnement au col, parfois très fréquenté les week‑ends et en été.
Combien de temps dure la randonnée au col d’Ibardin et au lac Ibardin ?
Le col d’Ibardin est une montagne qui se prête très bien à une demi‑journée de marche, voire à une journée complète si l’on multiplie points de vue et pauses.
Durée estimée pour la randonnée au col d’Ibardin
La randonnée au col d’Ibardin et au lac Ibardin demande en moyenne entre 3 h et 3 h 30 de marche pour une boucle classique Manddale – Ibardin – lac Ibardin, en incluant quelques pauses photo. La montée initiale vers les crêtes concentre une bonne partie de l’effort, tandis que la section de crête offre un terrain plus roulant mais très propice aux arrêts contemplation. La descente vers le lac, puis le retour en légère montée vers les ventas, complètent la boucle sans jamais être excessivement exigeants.
Durée et itinéraires au col d’Ibardin
Les durées varient selon l’itinéraire et l’envie du moment. Une simple aller‑retour facile vers le lac Ibardin peut se contenter de 2 h 30 à 3 h, tandis qu’une grande boucle combinant plusieurs sommets (Manddale, Zigorriaga, Ibardin) et le lac peut atteindre 4 h, voire un peu plus en mode “balade photo”. Chaque segment — montée aux crêtes, traversée d’Ibardin, descente vers le lac, retour au col — devient un jalon qui permet d’adapter la sortie au niveau et au temps disponible.
Durée et randonneur
La durée réelle d’une randonnée au col d’Ibardin dépendra beaucoup du profil de chaque randonneur, de son envie de flâner et du nombre de pauses gourmandes ou contemplatives. Un marcheur sportif pourra boucler la grande boucle en un peu moins de 3 h, alors qu’un groupe familial préférera prévoir une demi‑journée, avec un long pique‑nique au bord du lac ou sur une crête.
Il est aussi tentant de prolonger la journée en complétant la randonnée par d’autres activités : shopping et tapas aux ventas, descente vers la côte pour une baignade, ou encore une petite balade sur le GR10 au départ du col. Cette flexibilité fait du col d’Ibardin et du lac Ibardin une destination idéale pour varier les plaisirs tout en restant dans un rayon de marche raisonnable.