3 itinéraires de randonnée à la Montagne Sainte Victoire

La randonnée à la montagne Sainte-Victoire grimpe jusqu’au pic des Mouches à 1 011 mètres d’altitude, sur cette fameuse barre calcaire qui domine l’arrière-pays aixois à l’est d’Aix-en-Provence. De là-haut, la vue porte sur la Sainte-Baume, le Luberon, la vallée de la Durance et, par temps clair, jusqu’aux Alpes, avec ce contraste mythique entre falaises blanches, ciel bleu et taches de verdure des pinèdes. L’ambiance est minérale, lumineuse et très “Cézanne-compatible”, entre sentiers caillouteux, pentes qui tirent bien sur les mollets et silence seulement troublé par le vent et les cigales.

Montagne Sainte Victoire Randonnée provence Alpes Côte d'Azur
La Montagne Sainte Victoire

Les itinéraires pour une randonnée à la montagne Sainte-Victoire

Les itinéraires pour une randonnée à la montagne Sainte-Victoire s’organisent autour de quelques grands classiques : montée au prieuré et à la Croix de Provence depuis le barrage du Bimont, longues boucles de crête depuis Vauvenargues, et randonnées panoramiques au départ de Saint-Antonin-sur-Bayon.

Itinéraire 1 : Du barrage du Bimont au prieuré et à la Croix de Provence

La montagne Sainte-Victoire depuis le barrage du Bimont propose un itinéraire emblématique qui traverse pinèdes et lapiaz avant de grimper au prieuré et à la Croix de Provence, avec retour en boucle.

  • Point de départ : Parking du barrage du Bimont

  • Distance : environ 12 à 13 km

  • Temps estimé : 5h à 6h

  • Dénivelé : environ +750 à +820 m de dénivelé positif

  • Type d’itinéraire : Boucle

  • Difficulté : Intermédiaire (montée soutenue, terrain caillouteux, chaleur)

Itinéraire 2 : Vauvenargues – Crêtes et Pic des Mouches

La montagne Sainte-Victoire au départ de Vauvenargues permet une boucle plus longue et plus alpine, passant par les crêtes et le Pic des Mouches, point culminant du massif.

  • Point de départ : Parking Gouirand / Vauvenargues

  • Distance : environ 14 à 15 km

  • Temps estimé : 6h à 7h30

  • Dénivelé : environ +800 à +900 m

  • Type d’itinéraire : Boucle

  • Difficulté : Difficile (longueur, forts dénivelés, passages de crêtes exposés au vent)

Itinéraire 3 : Tour du lac du Bimont par les Bonfillons

La montagne Sainte-Victoire côté barrage du Bimont se découvre aussi via une boucle plus douce autour du lac, idéale pour une approche panoramique sans viser absolument la Croix ou le sommet.

  • Point de départ : Parking du barrage du Bimont

  • Distance : environ 11,4 km

  • Temps estimé : 3h30 à 4h

  • Dénivelé : environ +500 m

  • Type d’itinéraire : Boucle

  • Difficulté : Intermédiaire (profil vallonné, terrain parfois caillouteux)

Combien de temps dure la randonnée à la montagne Sainte-Victoire

La randonnée à la montagne Sainte-Victoire dure généralement entre 3h30 et 4h pour un tour du lac ou une petite boucle, et entre 5h et 7h30 pour les grandes ascensions vers le prieuré, la Croix de Provence ou le Pic des Mouches, en fonction de l’itinéraire choisi et des pauses contemplatives.

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Montagne Sainte Victoire

Récit de randonnée à la montagne Sainte-Victoire

La montée depuis Bimont : des pins à la pierre blanche

Les sentiers de la montagne Sainte-Victoire au départ du barrage du Bimont commencent en douceur, le long du lac aux reflets bleu-vert, avec une large piste qui serpente au milieu d’une pinède plutôt sympa pour échauffer les chevilles. Le bois craque sous vos pas, les senteurs de pins et de terre sèche montent à chaque foulée, et on devine entre les troncs la masse claire de la montagne qui vous attend, là-haut. On avance tranquillement, en se disant que “finalement, ça n’a pas l’air si raide que ça” – phrase que la montagne se fera un plaisir de contredire plus tard.

Peu à peu, la piste laisse place à un sentier plus étroit qui attaque la pente, d’abord gentiment, puis de façon de plus en plus assumée. Les arbres se font plus clairsemés, le sol devient de plus en plus caillouteux, et les cuisses commencent à comprendre qu’elles ne sont pas venues pour une promenade digestive. À chaque lacet, la vue sur le barrage et le lac s’élargit, offrant déjà un joli prétexte pour une pause “Clic, clac, moment kodak” avant de repartir.

Au fur et à mesure, le vert cède du terrain au blanc : la rocaille prend le pouvoir, le sentier se faufile entre dalles calcaires et blocs, et l’ambiance devient très minérale. Le Ventoux ou le Luberon apparaissent parfois en arrière-plan, comme pour rappeler que vous êtes au vrai balcon de la Provence. Le souffle se raccourcit, les jambes chauffent, mais le sommet, la Croix ou le prieuré commencent à se profiler, et la motivation remonte aussi vite que le sentier.

Le prieuré, la Croix de Provence et la crête

Les hauteurs de la montagne Sainte-Victoire réservent ce moment magique où l’on débouche enfin sur le prieuré et la Croix de Provence, plantée sur sa pointe rocheuse comme une signature géante. Le bois ne craque plus trop, car il n’y a plus grand-chose qui ressemble à une forêt ici : place aux dalles blanches, aux lapiaz, aux cailloux roulants qui obligent à poser le pied avec un minimum de réflexion. Un petit effort final, quelques marches, et vous voilà au pied de la Croix, avec la vallée d’Aix, la Sainte-Baume et parfois la mer en toile de fond.

C’est ici que la séance “Clic, clac, mitraillage” atteint généralement son paroxysme : selfies, photos de pieds en bord de falaise (en restant raisonnable), panoramas à 360°, tout y passe. Le vent s’invite souvent à la fête, pouvant aller de la simple brise agréable au mistral qui tente de vous transformer en cerf-volant humain – d’où l’intérêt de garder la casquette bien vissée, ou attachée. On observe les crêtes filer vers le Pic des Mouches, les à-pics impressionnants au nord, et la longue barre calcaire qui a inspiré Cézanne plus de fois qu’on ne peut compter.

Pour ceux qui poursuivent sur la crête vers le Pic des Mouches, l’ambiance devient encore plus aérienne : sentiers en balcon sur le versant nord, petites montées et descentes qui s’enchaînent, et vue permanente sur les reliefs provençaux. Le bois craque parfois sous les rares arbustes ou buissons, mais c’est surtout le frottement des chaussures sur la pierre qui rythme la progression. Chaque petite croupe franchie dévoile un nouvel horizon, et l’on se dit régulièrement que “bon, allez, on s’arrête au prochain sommet… enfin, peut-être celui d’après”.

La descente et le retour vers le lac : attention aux chevilles

La descente de la montagne Sainte-Victoire rappelle qu’une randonnée, ce n’est pas que monter : il faut aussi redescendre, et sur ces sentiers caillouteux, mieux vaut garder les neurones allumés. Le retour vers Bimont emprunte tantôt des passages plus roulants, tantôt des pierriers qui font travailler les chevilles et demandent une concentration digne d’une partie de mikado à taille humaine. Le bois recommence à craquer doucement sous vos pas à mesure que les pins reviennent, avec l’odeur de résine chaude qui annonce la fin prochaine des hostilités.

On retrouve ensuite la piste plus large, les vues sur le lac et ses berges, avec parfois ce petit moment de flottement où l’on se dit “mais comment j’ai fait pour monter tout ça ?”. Les conversations repartent, moins hachées que dans la montée, les blagues aussi, et la fatigue se transforme progressivement en satisfaction. Le barrage réapparaît, imposant, avec sa courbe qui barre la vallée et son eau qui reflète la barre rocheuse au loin.

Le retour au parking a des allures de victoire personnelle : chaussures poussiéreuses, jambes qui tirent, front un peu salé, mais regard qui brille. On jette un dernier coup d’œil à la montagne Sainte-Victoire, qu’on domine maintenant de la route, et on comprend très bien pourquoi Cézanne ne s’en lassait pas. Promis, vous non plus.

Quand aller voir la montagne Sainte-Victoire ?

La montagne Sainte-Victoire se découvre idéalement au printemps et à l’automne, lorsque les températures sont plus douces et la lumière souvent exceptionnelle sur la barre calcaire. Au printemps, les sentiers s’agrémentent de touches de verts et de fleurs, l’air est plus frais et les montées soutenues passent beaucoup mieux qu’en plein cagnard de juillet. En été, les vues sont splendides, mais la chaleur peut vite devenir éprouvante sur ce massif très exposé, avec peu d’ombre sur les hauteurs : départ très matinal, beaucoup d’eau et casquette vissée sur la tête sont alors obligatoires. À l’automne, les teintes de la garrigue se réchauffent, les affluences diminuent, et les longues boucles sur les crêtes se savourent dans une lumière dorée ; l’hiver, selon les conditions, peut offrir des journées limpides magnifiques mais parfois ventées ou fraîches, avec des passages qui peuvent devenir glissants en cas de gel.

Comment aller voir la montagne Sainte-Victoire ?

La montagne Sainte-Victoire se rejoint facilement depuis Aix-en-Provence, aussi bien en voiture par la D10, la D17 ou les routes vers Vauvenargues, qu’en combinant train jusqu’à Aix puis bus vers les parkings de départ comme le barrage du Bimont ou les 3 Bons Dieux.

Aller en voiture à la montagne Sainte-Victoire

Aller en voiture à la montagne Sainte-Victoire depuis Aix-en-Provence se fait principalement par la D10 et les routes d’accès aux parkings du barrage et des sentiers. Depuis le centre d’Aix, on sort en direction du Tholonet et de Saint-Marc-Jaumegarde par la D10, que l’on suit en passant notamment par le secteur des “3 Bons Dieux”, puis on continue jusqu’au panneau indiquant le barrage du Bimont, où l’on bifurque à droite pour rejoindre le parking. Pour les itinéraires côté Vauvenargues, on emprunte la D17 depuis Aix vers le village, en se garant sur les parkings prévus le long de la route, comme le parking Gouirand, point de départ de plusieurs boucles vers le Pic des Mouches. Côté sud, d’autres départs sont possibles depuis Saint-Antonin-sur-Bayon, accessible toujours par la D10 puis la D17.

Aller en train à la montagne Sainte-Victoire

Aller en train à la montagne Sainte-Victoire passe par la gare d’Aix-en-Provence, puis par un bus ou une marche d’approche vers les parkings des sentiers. Depuis Marseille, on rejoint Aix-en-Provence en TER (axe Marseille–Briançon ou Marseille–Pertuis), puis on sort de la gare pour rejoindre les lignes de bus du réseau aixois. Des lignes comme le bus BIB (vers le parking Bibémus) ou la ligne 06 vers le parking des 3 Bons Dieux rapprochent des accès aux sentiers du versant sud, à environ 20 à 30 minutes de marche des premiers balisages. Une fois déposé à ces arrêts, il faut suivre les indications locales et les balisages pour rejoindre soit Bibémus et les sentiers de plateau, soit la direction du barrage du Bimont et des itinéraires de montée.

Aller en voiture à Aix-en-Provence avant de rejoindre la montagne Sainte-Victoire

Aller en voiture à Aix-en-Provence avant de rejoindre la montagne Sainte-Victoire permet de combiner séjour urbain et randonnées à la journée sur le massif. Depuis Lyon ou Paris, on descend par l’A7 puis l’A8 en direction de Aix-en-Provence, où de grands parkings relai et parkings en ville permettent de laisser son véhicule. Une fois installé à Aix, on peut soit repartir chaque matin en voiture vers les parkings du barrage du Bimont, de Vauvenargues ou de Saint-Antonin-sur-Bayon, soit privilégier les bus locaux (lignes 06, 13, BIB, 140, etc.) qui desservent les points de départ proches. Cette organisation offre la souplesse de profiter le soir de la vieille ville d’Aix, de ses terrasses et de ses ruelles, après avoir usé vos semelles sur les lapiaz de Sainte-Victoire.

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