La randonnée à la presqu’île de Giens est une escapade littorale à faible altitude, culminant autour de 90 mètres seulement, mais offrant des panoramas qui, eux, montent très haut dans l’échelle du “waouh”. Située au large d’Hyères, dans le Var, la presqu’île déroule son sentier du littoral entre pins, maquis, falaises escarpées et criques secrètes aux eaux turquoise, avec en bonus des vues sur Porquerolles et les îlots environnants. L’ambiance y est résolument sauvage, méditerranéenne et iodée, entre chant des cigales, cris des mouettes et ressac sur la roche.
Une randonnée intensément littorale
La presqu’île de Giens est une randonnée qui sent bon la Méditerranée, avec un sentier parfois sportif qui longe les falaises, traverse la forêt littorale et flirte sans cesse avec des criques plus belles les unes que les autres.
Les itinéraires pour une randonnée à la presqu’île de Giens
Les itinéraires pour une randonnée à la presqu’île de Giens sont nombreux, mais le sentier du littoral reste la star incontestée, avec des variantes plus ou moins longues pour adapter l’effort au niveau de motivation… et à la quantité de sandwichs dans le sac.
Itinéraire 1 : Le tour “côte ouest” par le sentier du littoral
La presqu’île de Giens côté ouest propose une boucle magnifique le long du sentier du littoral, entre falaises abruptes, petites calanques sauvages et points de vue spectaculaires sur les îles d’Or.
- Point de départ : secteur Giens / parking proche du sentier du littoral (côté ouest)
- Distance : environ 10 à 12 km selon la variante choisie
- Temps estimé : 3h30 à 4h30 de marche, hors pauses baignade et photos
- Dénivelé : environ +500 m cumulé, succession de petites montées et descentes
- Type d’itinéraire : Boucle
- Difficulté : Intermédiaire (passages escarpés, sentier caillouteux)
Itinéraire 2 : Le sentier du littoral “version facile” au départ de la Madrague
La presqu’île de Giens au départ du petit port de la Madrague offre une version plus courte et plus douce du sentier du littoral, parfaite pour une découverte en mode contemplatif, avec tout de même un peu de rythme pour réveiller les mollets.
- Point de départ : Port de la Madrague
- Distance : environ 6 à 8 km selon l’aller-retour choisi
- Temps estimé : 3h à 3h30 de marche
- Dénivelé : environ +250 m cumulé
- Type d’itinéraire : Aller-retour ou petite boucle selon les variantes
- Difficulté : Facile à intermédiaire (quelques passages rocheux)
Combien de temps dure la randonnée à la presqu’île de Giens
La presqu’île de Giens offre des randonnées modulables, avec un grand tour du littoral qui peut occuper une bonne demi-journée de marche active, et des versions plus courtes de 3 à 4 heures pour profiter des criques, des pauses photos et des baignades improvisées.
Récit de randonnée sur la presqu’île de Giens
La mise en jambes sur le sentier côtier
La presqu’île de Giens vous accueille d’abord en douceur, avec un sentier qui se faufile entre les pins et les chênes verts, pendant que le parfum du maquis commence déjà à chatouiller les narines. Très vite, le bruit lointain de la route disparaît, remplacé par le ressac discret des vagues et le cri strident des mouettes qui semblent commenter chacun de vos pas. On avance tranquillement, le regard happé par les premières trouées sur la mer, d’un bleu presque fluorescent, comme si quelqu’un avait abusé des filtres Instagram.
Au fur et à mesure, le chemin se rapproche de la falaise, et les panoramas commencent à prendre de la hauteur – littéralement. On marche sur un ruban de terre au-dessus de l’eau, avec des mini-caps à contourner, des criques à surplomber, et cette impression agréable d’être au bout du monde alors qu’Hyères n’est qu’à quelques kilomètres. De temps en temps, un petit escalier en pierre ou un passage plus raide vient vous rappeler que c’est bien une randonnée, pas une promenade en tongs.
Puis arrivent les premiers “Clic, clac !” de la journée : les téléphones sortent des poches, les bras se tendent, les photos se multiplient avec, en toile de fond, les îlots, les falaises et la mer qui étincelle. On repère au loin Porquerolles, presque flottant sur l’horizon, et on se surprend déjà à planifier la prochaine excursion en bateau. Mais pour l’instant, on reste sur le sentier, parce que la suite promet encore quelques beaux morceaux de littoral.
Les falaises, les criques cachées et les marches qui piquent un peu
Les criques de la côte ouest sont comme une collection de secrets bien gardés, que le sentier se charge de dévoiler un par un, au fil des virages et des petites montées. Un coup, on domine une calanque encaissée, bordée de falaises abruptes coiffées de pins qui s’accrochent à la roche comme des acrobates végétaux. Un autre coup, on longe un à-pic qui plonge directement dans une eau si claire qu’on distingue les rochers plusieurs mètres dessous, ce qui donne instantanément envie de se jeter dedans (avec grâce, idéalement).
Par moments, le chemin se rétrécit, grimpe en marches irrégulières taillées dans la pierre ou façonnées par le passage des randonneurs, et les cuisses commencent à se manifester. Le bois craque sous vos pas, les pierres roulent parfois un peu, et l’on se surprend à adopter une démarche mi-chamois, mi-équilibriste. Les bonnes chaussures ne sont pas un luxe, c’est un partenariat solide – elles s’occupent de la stabilité, vous gérez le souffle.
Puis, lorsque l’on pense avoir vu “le” plus beau point de vue, un nouveau belvédère se présente, souvent sans prévenir. On s’arrête, on souffle, on se retourne, et le littoral s’étire derrière nous dans un enchaînement de caps, de criques et d’îlots qui semblent posés là pour décorer l’horizon. Les pauses se transforment en mini-séances de contemplation, le temps se dilate un peu, et on se dit que la randonnée, finalement, ce n’est pas qu’une histoire de kilomètres.
Le retour entre pins, lumière dorée et envies de baignade
La fin de la boucle ou de l’aller-retour se fait souvent avec cette douce sensation de “fatigue heureuse” dans les jambes et de sel dans les cheveux. Le sentier remonte légèrement à l’intérieur des terres, traverse à nouveau la forêt littorale, où les pins façonnés par le vent dessinent des silhouettes un peu tordues mais très photogéniques. L’ombre des arbres devient un allié précieux, surtout quand le soleil commence à taper sérieusement sur la casquette.
En continuant, on croise parfois des accès vers des criques plus discrètes, que les plus motivés empruntent pour une dernière trempette improvisée avant de boucler la randonnée. Les serviettes sortent des sacs, les chaussures de rando s’alignent sur les rochers, et les premiers pieds entrent dans l’eau en mode “Aïe, elle est fraîche !”, vite remplacé par “Ah oui, mais qu’est-ce que ça fait du bien !”. Le contraste entre la chaleur de la marche et la fraîcheur de la mer est un combo gagnant.
Puis vient le moment de retrouver le point de départ, avec le parking, le port ou le village qui réapparaissent comme un rappel discret de la civilisation. On jette un dernier regard vers la mer, un peu de sable dans les chaussures, possiblement quelques épines de pin sur le sac à dos, et une certitude : la presqu’île de Giens vient de gagner une place dans la liste des randonnées à refaire… peut-être dans une autre saison, pour voir les couleurs changer.
Quand aller voir la presqu’île de Giens ?
La presqu’île de Giens se savoure particulièrement au printemps et en automne, quand les températures sont douces, la lumière flatte les falaises et le maquis, et la fréquentation reste raisonnable. Au printemps, la végétation explose en nuances de verts et de fleurs, les oiseaux migrateurs fréquentent les salins d’Hyères et l’air est encore agréablement frais. En été, les paysages sont d’une luminosité spectaculaire, la mer est à température “je-vis-dans-l’eau”, mais la chaleur peut être intense et les sentiers très fréquentés, surtout en milieu de journée. L’hiver et l’arrière-saison offrent une ambiance plus sauvage et paisible, avec des ciels souvent changeants, des couleurs plus tranchées et une impression de bout du monde sur certaines portions du littoral.
Comment aller voir la presqu’île de Giens ?
La presqu’île de Giens est facilement accessible depuis Hyères, que ce soit en voiture ou en combinant train et bus, ce qui en fait une destination idéale pour une journée rando-mer sans logistique compliquée.
Aller en voiture à la presqu’île de Giens
Aller en voiture à la presqu’île de Giens depuis Hyères se fait très simplement en suivant la route qui file vers Giens et la Tour Fondue, en longeant les fameux tombolos et les salins. Depuis Hyères, on emprunte la route du sel ou la route de Giens selon la saison et les ouvertures, en suivant les panneaux “Giens” et “Presqu’île de Giens” jusqu’au village ou aux parkings proches du sentier du littoral. Depuis Toulon, on rejoint d’abord Hyères par la D98 ou la voie rapide en direction de l’aéroport de Toulon-Hyères, puis on poursuit vers Giens en suivant la même route côtière. Les parkings près du port de la Madrague, de la Tour Fondue ou des accès au sentier peuvent être vite pris d’assaut en haute saison, donc un départ matinal reste votre meilleur allié.
Aller en train à la presqu’île de Giens
Aller en train à la presqu’île de Giens passe d’abord par la gare de Hyères, qui est desservie depuis Toulon et les principales villes de la région. Une fois arrivé à Hyères, on sort de la gare pour rejoindre la ligne de bus 67 du réseau local, qui relie Hyères à Giens et à la Tour Fondue, avec des arrêts stratégiques à proximité de la presqu’île et des départs de randonnée. Depuis Toulon, on peut également prendre un bus interurbain (ligne 102) jusqu’à l’aéroport de Hyères, puis enchaîner avec la ligne 67 pour terminer le trajet jusqu’à la presqu’île de Giens. Cette combinaison train + bus permet de laisser la voiture au garage et de profiter des paysages sans se soucier des bouchons ou du stationnement.
Aller en voiture à Hyères avant de rejoindre la presqu’île de Giens
Aller en voiture à Hyères avant de filer sur la presqu’île de Giens est une bonne option si l’on souhaite combiner visite de la ville, salins et randonnée littorale dans la même escapade. Depuis Toulon et l’axe autoroutier A57, on prend la direction de Hyères, puis on suit les indications vers le centre-ville, le port ou l’aéroport, selon le point de chute choisi. Une fois à Hyères, il suffit ensuite de suivre la route de Giens vers la presqu’île, en longeant les tombolos et les marais salants qui annoncent déjà le décor naturel de la journée. Ceux qui préfèrent limiter la conduite peuvent se garer à Hyères et poursuivre ensuite en bus avec la ligne 67 vers Giens, histoire de terminer le trajet en mode passager contemplatif.