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2 itinéraires de randonnée au Sentier Blanc Martel

La randonnée au Sentier Blanc Martel est une immersion au cœur des gorges du Verdon, entre 700 et 800 mètres d’altitude, sur un tracé en balcon qui suit la rivière tout en jouant avec les falaises vertigineuses. Nichée entre le chalet de la Maline et le Point Sublime, cette randonnée emblématique de Provence enchaîne passages rocheux, escaliers métalliques, tunnels et belvédères à couper le souffle. L’ambiance est minérale et spectaculaire, entre vert émeraude du Verdon, parois calcaires immenses et silence seulement troublé par le grondement de l’eau au fond des gorges.

Le sentier Blanc Martel

Les itinéraires pour une randonnée au Sentier Blanc Martel

Les itinéraires pour une randonnée au Sentier Blanc Martel tournent principalement autour de l’itinéraire linéaire “classique” entre le chalet de la Maline et le Point Sublime, avec quelques variantes ou boucles pour les randonneurs très aguerris.

Itinéraire 1 : La traversée classique Chalet de la Maline – Point Sublime

Le Sentier Blanc Martel dans sa version classique est un aller simple mythique qui suit le fil des gorges, avec une entrée par le chalet de la Maline et une sortie au Point Sublime.

Itinéraire 2 : Le Sentier Blanc Martel en boucle longue pour randonneurs chevronnés

Le Sentier Blanc Martel en boucle est une option très engagée réservée aux gros marcheurs, combinant le tracé dans les gorges avec une remontée et un retour en hauteur par les crêtes ou routes pastorales.

Combien de temps dure la randonnée au Sentier Blanc Martel

La randonnée au Sentier Blanc Martel dure en moyenne entre 5h30 et 7h pour l’itinéraire linéaire classique, avec de nombreux arrêts pour admirer la vue, traverser les tunnels ou négocier les escaliers vertigineux, et peut grimper à 10h sur les grandes boucles très sportives.

Récit de randonnée sur le Sentier Blanc Martel

La plongée dans les gorges depuis le chalet de la Maline

La descente du Sentier Blanc Martel commence au chalet de la Maline, où l’on quitte soudain le confort de la route pour se jeter littéralement dans les entrailles des gorges du Verdon. Les premiers lacets plongent dans la pente, et très vite la rivière, qu’on devinait au loin, commence à se rapprocher avec son bruit caractéristique de torrent pressé. Le sol, tapissé de pierres et de racines, oblige à regarder où l’on met les pieds, tandis que le regard se fait aspirer par les falaises gigantesques qui encadrent le chemin.

Peu à peu, les pins et les buis laissent la place à des sections plus minérales, où la roche grise domine et où les odeurs de résine se mêlent à l’humidité de la gorge. Le bois craque parfois sous vos pas lorsqu’une passerelle ou une marche en bois fait son apparition, juste avant de redevenir roche et poussière. On alterne déjà entre petits replats tranquilles, lacets bien marqués et premières zones un peu plus techniques, le tout avec le Verdon qui joue à cache-cache entre les arbres en contrebas.

Puis, après cette longue mise en jambes en mode “descente contrôlée”, une première ouverture spectaculaire apparaît : les gorges se dévoilent enfin dans toute leur profondeur, la rivière se fraie un chemin dans un couloir étroit, et les parois se dressent à la verticale de chaque côté. Clic, clac, c’est la première vraie pause photo “waouh” de la journée, celle où l’on se rend compte que les clichés vus sur Internet ne rendaient finalement pas vraiment justice à l’échelle du décor.

Le cœur du Verdon entre sentiers, tunnels et escaliers vertigineux

La suite du Sentier Blanc Martel vous emmène au plus près du Verdon, parfois presque au niveau de l’eau, parfois plusieurs dizaines de mètres au-dessus, sur des sentiers qui semblent littéralement collés aux parois. Le bois craque moins, la roche domine clairement, avec des passages étroits, des petits balcons taillés dans le calcaire et des sections où l’on avance prudemment, un œil sur le vide, un œil sur le sentier. Le bruit de la rivière devient votre bande-son permanente, tantôt discret, tantôt grondant dans les resserrements de la gorge.

Les fameux tunnels du Blanc Martel arrivent ensuite comme une parenthèse incongrue : après tant de lumière et de verticalité, on se retrouve à suivre un boyau taillé dans la roche, lampe obligatoire pour éviter de jouer au jeu du “devine où est ton pied”. L’air se rafraîchit, l’odeur de pierre humide remplace celle du maquis, et les pas résonnent dans le silence, juste rythmés par les blagues nerveuses de ceux qui n’aiment pas trop être sous terre. À la sortie, la lumière éclate à nouveau, et l’on retrouve avec un plaisir non dissimulé la couleur incroyable du Verdon.

Puis viennent les escaliers de la brèche Imbert, ce long enchaînement métallique de six échelles et 252 marches qui semblent plonger directement vers la rivière. La descente, impressionnante mais bien aménagée, offre quelques sensations fortes, surtout pour ceux qui ont une relation compliquée avec le vide. Les mains s’agrippent aux rambardes, les cuisses travaillent à plein régime, et les “Ouh là, ça descend !” ponctuent régulièrement la progression. En bas, on pose enfin le pied sur la terre ferme, avec cette petite fierté d’avoir apprivoisé l’un des passages les plus mythiques du sentier.

La remontée vers le Point Sublime et la cerise sur le gâteau

Après avoir cheminé longuement au fond des gorges, en alternant sections proches de l’eau et portions légèrement en hauteur, vient le moment de la remontée vers le Point Sublime. Le sentier quitte peu à peu la proximité immédiate de la rivière pour reprendre de la hauteur à coups de lacets bien sentis, de marches irrégulières et de troncs qui servent parfois de prétextes parfaits pour une micro-pause. Le bois craque à nouveau sous vos pas, signe que la végétation reprend ses droits au fur et à mesure que l’on s’éloigne du fond de gorge.

Les cuisses chauffent, le souffle se fait plus court, mais chaque virage de cette montée finale offre un nouvel angle sur les gorges désormais en contrebas, comme un rappel permanent de tout le chemin parcouru. On jette des regards en arrière, on aperçoit au loin la rivière qui serpente, minuscule fil vert au fond du canyon, et on se dit que l’expression “à couper le souffle” n’a jamais été aussi pertinente – pour le paysage comme pour la montée. Les chaussures de randonnée, quant à elles, deviennent officiellement vos meilleures alliées.

Enfin, l’arrivée au Point Sublime porte bien son nom : un belvédère idéal pour un dernier regard sur les gorges, la trace du sentier invisible quelque part là-dedans, et les falaises qui enserrent le Verdon comme pour en garder jalousement le secret. Clic, clac, ultime mitraillage photo, sourire un peu épuisé mais ravi, et souvent une seule idée en tête : une bonne boisson fraîche, un repas généreux… et la certitude que cette randonnée restera longtemps dans le top de vos souvenirs de marche.

Quand aller voir le Sentier Blanc Martel ?

Le Sentier Blanc Martel se parcourt idéalement au printemps et à l’automne, lorsque les températures sont modérées, la lumière met en valeur les parois et la rivière, et que la fréquentation est moins intense que cœur d’été. Au printemps, les gorges s’habillent de verts lumineux, l’eau du Verdon prend des reflets d’un bleu-vert incroyable, et l’air reste assez frais pour supporter la longueur et le dénivelé sans surchauffe. En été, les paysages sont spectaculaires, mais la chaleur peut être éprouvante, avec des températures dépassant facilement 30 °C ; il devient alors crucial de partir très tôt et de prévoir beaucoup d’eau, la balade étant longue et exposée par endroits. L’automne offre des couleurs plus douces, des contrastes saisissants entre le calcaire, la végétation et la rivière, et une ambiance plus calme sur le sentier, tandis que l’hiver reste plus aléatoire selon les conditions et les périodes d’ouverture officielles.

Comment aller voir le Sentier Blanc Martel ?

Le Sentier Blanc Martel s’accède principalement depuis La Palud-sur-Verdon, en combinant voiture ou transports en commun avec la navette officielle qui relie le village au chalet de la Maline et au Point Sublime, pratique pour gérer le fait que le sentier n’est pas une boucle.

Aller en voiture au Sentier Blanc Martel

Aller en voiture au Sentier Blanc Martel commence généralement par un trajet vers La Palud-sur-Verdon, au cœur des gorges. Depuis l’autoroute A51 (depuis Aix-en-Provence ou Marseille), on sort vers Manosque ou Vinon-sur-Verdon, puis on remonte en direction de Moustiers-Sainte-Marie via les départementales (D952 notamment) avant de poursuivre vers La Palud-sur-Verdon. Une fois à La Palud, plusieurs parkings permettent de laisser la voiture, puis de prendre la navette Blanc Martel qui vous déposera au chalet de la Maline, point de départ du sentier, et viendra vous récupérer l’après-midi au Point Sublime pour vous ramener au village. Les conducteurs très organisés peuvent aussi laisser une voiture au Point Sublime et une autre au chalet de la Maline, mais la navette simplifie largement la logistique.

Aller en train au Sentier Blanc Martel

Aller en train au Sentier Blanc Martel nécessite de combiner rail et bus, car aucun train ne dessert directement La Palud-sur-Verdon. Depuis Marseille, Aix-en-Provence ou Manosque, on peut rejoindre une gare desservie de la région (comme Manosque-Gréoux-les-Bains ou Digne-les-Bains selon les itinéraires), puis emprunter une ligne régionale de bus (type Zou! 450 ou lignes locales vers Moustiers-Sainte-Marie et Castellane). Une fois arrivé dans l’un de ces bourgs, il faut ensuite rejoindre La Palud-sur-Verdon en bus régional ou en navette saisonnière, puis récupérer la navette Blanc Martel qui dessert le chalet de la Maline le matin et le Point Sublime l’après-midi. Ce montage demande un peu d’anticipation sur les horaires, mais permet de vivre l’expérience des gorges sans voiture.

Aller en voiture à La Palud-sur-Verdon avant de rejoindre le Sentier Blanc Martel

Aller en voiture à La Palud-sur-Verdon avant de rejoindre le Sentier Blanc Martel est une excellente option si l’on veut s’installer quelques jours au cœur du Verdon et multiplier les randos. Depuis Nice, on rejoint les gorges par l’intérieur en passant par Castellane via la D6202 puis la D952, avant de remonter vers La Palud et ses hébergements typiques. Depuis Lyon ou le nord de la France, l’A7 puis l’A51 permettent de descendre vers la Provence avant de bifurquer sur les routes du Verdon. Une fois installé à La Palud, il suffit ensuite d’utiliser la navette Blanc Martel pour accéder au départ du sentier et revenir en fin de journée, tout en gardant la voiture pour d’autres randonnées ou points de vue les jours suivants.

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