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2 itinéraires pour votre Randonnée au Sentier de Camargue

La randonnée aux sentiers de Camargue se déroule quasiment au niveau de la mer, à quelques mètres d’altitude seulement, au cœur du Parc naturel régional de Camargue entre Arles, les Saintes‑Maries‑de‑la‑Mer et les Marais du Vigueirat. Depuis les chemins sur digues et passerelles, la vue s’ouvre sur des étangs salés, des roselières, des rizières, des sansouïres, avec en prime flamants roses, chevaux blancs et taureaux noirs en toile de fond. L’ambiance est résolument sauvage et dépaysante, entre grandes lignes d’horizon, cris d’oiseaux et lumière changeante qui donne parfois l’impression de marcher dans un film documentaire en direct.

Randonnée aux Sentiers de Camargues

Les itinéraires pour une randonnée aux sentiers de Camargue

Les itinéraires pour une randonnée aux sentiers de Camargue se concentrent autour de quelques sites phares comme les Marais du Vigueirat (sentiers de l’Etourneau) et le Pont de Rousty, qui offrent des boucles faciles et parfaitement adaptées à la découverte des paysages camarguais.

Itinéraire 1 : la boucle des sentiers de l’Etourneau (Marais du Vigueirat)

Les sentiers de l’Etourneau aux Marais du Vigueirat proposent plusieurs petits circuits cumulables, parfaits pour une immersion progressive dans les milieux emblématiques de la Camargue.

Une immersion douce dans les marais

Les sentiers de l’Etourneau démarrent tout en douceur, sur des chemins plats et parfois sur pilotis, avec la sensation de flotter au-dessus de l’eau et des roselières. Très vite, les bruits de la route disparaissent et laissent place au clapotis discret, aux chants d’oiseaux et au bruissement des roseaux qui s’entrechoquent sous le vent. On se surprend à marcher plus lentement que d’habitude, histoire de ne pas faire fuir la foulque qui traverse nonchalamment le canal, l’air de dire “ici, c’est chez moi”.

Les milieux typiques de Camargue à portée de jumelles

Au fil du parcours, les panneaux expliquent les cinq grands milieux traversés : ripisylve, roselière, sansouïre, montille (petite dune) et costière, chacun avec ses plantes, ses oiseaux et ses usages traditionnels. Un coup d’œil à gauche, on apprend à reconnaître les salicornes qui rougissent dans les zones salées ; un coup d’œil à droite, on passe devant une cabane de gardian qui semble tout droit sortie d’un film sur les manadiers. Les jumelles deviennent vite vos meilleures alliées pour repérer hérons, échasses, canards et parfois flamants roses, qui semblent poser pour les photos sans même demander de droits à l’image.

Les observatoires et la vie sauvage

Plus loin, les sentiers mènent vers des observatoires en bois d’où l’on peut espionner, en toute discrétion, la vie sauvage des marais : regroupements d’oiseaux, envols soudains, chevaux qui broutent dans les prés humides. Le silence se fait presque automatiquement quand on monte l’échelle, comme si chacun entrait dans une salle de spectacle où le moindre bruit de paquet de biscuits serait un sacrilège. Le minibus électrique et les visites guidées, parfois proposées pour pénétrer au cœur de la réserve, ajoutent une touche de confort à cette exploration, pour ceux qui préfèrent ménager leurs mollets tout en remplissant leur carnet d’observations.

Taureaux, chevaux et grandes étendues

En poursuivant, on longe des prés occupés par les manades de taureaux et de chevaux, silhouettes emblématiques de la Camargue qui se détachent sur le fond vert et bleu du paysage. Les regards vont du sentier aux animaux, avec ce petit frisson quand un taureau relève la tête pour vous observer, heureusement confortablement séparé par des clôtures bien pensées. Entre deux “oh regarde celui‑là”, vous réalisez que la rando ressemble plus à un safari en version slow et silencieuse qu’à une simple promenade du dimanche.

Itinéraire 2 : le sentier du Pont de Rousty (Musée de la Camargue)

Le sentier du Pont de Rousty, au départ du Musée de la Camargue, offre une boucle courte idéale pour découvrir en un temps limité l’essentiel des paysages liés à l’eau dans ce coin de Camargue.

Un condensé de paysages camarguais

Dès le départ, dos au Musée de la Camargue, le sentier file le long du canal du Rousty, ruban d’eau qui accompagne vos premiers pas et vous donne l’impression de suivre une artère vitale du paysage. À mesure que l’on avance, rizières, marais et prairies se succèdent, chacun avec son lot de silhouettes d’oiseaux, de reflets et de couleurs changeantes. En moins d’une heure, vous avez déjà le sentiment d’avoir traversé plusieurs “mondes” différents, sans pour autant avoir gravi le moindre col – vos cuisses disent merci.

Roselières, passerelles et observatoires

Le sentier bifurque ensuite vers une passerelle qui s’enfonce dans une roselière, où l’on marche littéralement au milieu des roseaux, entouré de cliquetis, de bruissements et de cris d’oiseaux parfois invisibles. Au bout, un point de vue et un observatoire permettent de scruter l’horizon, guettant hérons, canards, limicoles et autres habitants discrets des marais. La boucle se poursuit en revenant par d’autres chemins, avec quelques cabanes typiques, des panneaux pédagogiques et la silhouette du musée qui réapparaît comme une balise rassurante à l’horizon.

 

Une randonnée sauvage et dépaysante

Une randonnée sauvage et dépaysante aux sentiers de Camargue promet des paysages sans relief marqué mais riches en détails, en couleurs et en vie sauvage. Les horizons y sont immenses, les senteurs salines et végétales omniprésentes, et les rencontres avec flamants, chevaux ou taureaux donnent une tonalité franchement exotique à une balade pourtant très accessible.

Des marais à perte de vue

Les marais et étangs de Camargue ouvrent des perspectives presque infinies, avec des lignes d’horizon à peine interrompues par quelques digues, cabanes ou haies de tamaris. La lumière joue sans cesse sur l’eau, les salicornes et les roseaux, offrant des décors différents à chaque heure de la journée. Parfois, un bandonéon de flamants roses décolle tous ensemble, transformant le ciel en tableau vivant, et rappelant que, dans cette région, les figurants sont loin d’être discrets.

Oiseaux, chevaux et taureaux

Partout, la faune est présente : envols d’aigrettes, silhouettes de hérons cendrés, canards qui tracent des sillons parfaits à la surface des étangs. Les manades de taureaux et de chevaux ponctuent le paysage, avec leurs cornes sombres ou leurs robes blanches qui attirent immanquablement l’œil. On se prend alors à avancer avec un peu plus de délicatesse, comme un invité qui ne veut pas déranger la grande réunion improvisée des habitants du marais.

Une ambiance entre terre, eau et sel

Marcher aux sentiers de Camargue, c’est ressentir la transition permanente entre terre ferme, eau douce, eau salée et milieux intermédiaires, tous modelés par le Rhône, la mer et le vent. Les odeurs salines, les traces de boue, les reflets argentés et les craquements de végétation humide composent une bande‑son et un décor très loin de la rando “classique” en montagne. À la fin de la boucle, chaussures parfois un peu crottées mais yeux bien ouverts, on réalise que la Camargue se déguste vraiment à la vitesse du pas.

Quand aller voir les sentiers de Camargue ?

Quand aller voir les sentiers de Camargue dépend surtout de la météo, de la présence des moustiques et des périodes de migration des oiseaux, avec un gros avantage au printemps et à l’automne. Au printemps, la faune est particulièrement active, les marais sont bien en eau, les salicornes et autres plantes hydrophiles sont verdoyantes, et les températures restent douces pour marcher en plein soleil. En été, la lumière est magnifique mais la chaleur peut être très forte, l’ombre rare et les moustiques parfois très motivés, ce qui impose des départs tôt le matin ou en fin de journée, chapeau vissé sur la tête et répulsif à portée de main. À l’automne, les couleurs des marais virent aux rouges et ocres, les niveaux d’eau varient et les migrations d’oiseaux apportent parfois de belles surprises, tandis qu’en hiver, les ambiances peuvent devenir plus austères, avec des lumières rasantes sublimes mais un vent parfois bien piquant.

Comment aller voir les sentiers de Camargue ?

Comment aller voir les sentiers de Camargue passe le plus souvent par Arles, véritable porte d’entrée du Parc naturel régional, avant de rayonner vers les Marais du Vigueirat, le Pont de Rousty ou les environs des Saintes‑Maries‑de‑la‑Mer. Les accès se font principalement en voiture ou en bus, sur de petites routes départementales qui serpentent entre Rhône, marais et rizières.

Aller en voiture aux sentiers de Camargue

Aller en voiture aux sentiers de Camargue depuis Arles, Nîmes ou Marseille permet de rejoindre facilement le Musée de la Camargue (Pont de Rousty) et les Marais du Vigueirat.

Depuis Arles, on emprunte la D570 en direction des Saintes‑Maries‑de‑la‑Mer pour rejoindre le Mas du Pont de Rousty, où se trouve le Musée de la Camargue et le départ du sentier du Pont de Rousty. Le musée, situé en bord de route, sert de véritable porte d’entrée sur le territoire, avec parking et signalétique claire pour rejoindre le sentier aménagé.

Pour aller aux Marais du Vigueirat depuis Arles, on prend la N568 vers Port‑Saint‑Louis‑du‑Rhône / Fos‑sur‑Mer, puis on suit les indications pour Mas Thibert et les Marais du Vigueirat, qui se trouvent à proximité du canal du Vigueirat. La route se termine par un accès sur piste ou petite route de campagne, bien balisé vers le parking et l’accueil du site.

Depuis Nîmes ou Montpellier, on rejoint d’abord Arles via l’A54 ou la N113, puis on récupère les mêmes départementales (D570 pour Pont de Rousty, N568 pour les Marais du Vigueirat). Depuis Marseille, l’A7 puis l’A54 mènent vers Arles, d’où l’on peut rayonner vers les différents sentiers du parc.

Aller en train aux sentiers de Camargue

Aller en train aux sentiers de Camargue suppose d’abord de rallier Arles en train, puis de combiner avec un bus ou un taxi pour atteindre les points de départ des sentiers.

Depuis les grandes villes (Marseille, Avignon, Nîmes, Montpellier), des TER desservent la gare d’Arles, située sur la ligne Marseille–Nîmes. Une fois à la gare d’Arles, on peut soit louer une voiture, soit utiliser les bus régionaux pour gagner les Saintes‑Maries‑de‑la‑Mer ou certains points de la Camargue proches des sentiers.

Pour rejoindre les Saintes‑Maries‑de‑la‑Mer depuis la gare d’Arles, la ligne de bus A50 part de l’arrêt Gare SNCF ou Brossolette et arrive à l’arrêt Les Razeteurs, en environ 40 à 55 minutes selon les variantes. De là, il est possible de compléter par la marche ou par des services locaux (navettes, vélos, etc.) pour accéder aux différents chemins et digues le long des étangs et de la mer.

Aller en bus aux sentiers de Camargue

Aller en bus aux sentiers de Camargue se fait principalement via les lignes régionales reliant Arles aux Saintes‑Maries‑de‑la‑Mer et aux villages de la petite Camargue.

Depuis Arles, la ligne A50 relie directement la gare SNCF ou Brossolette à l’arrêt Les Razeteurs aux Saintes‑Maries‑de‑la‑Mer, en environ 40 à 54 minutes, avec plusieurs départs par jour. Ce terminus permet d’accéder facilement au village, aux plages et aux digues, d’où partent de nombreux sentiers littoraux ou circuits à vélo aménagés dans le cadre des itinéraires du parc.

Pour les Marais du Vigueirat, certaines liaisons de bus régionaux desservent le secteur de Mas Thibert ou ses environs, mais les horaires peuvent être limités, d’où l’intérêt de vérifier les correspondances en amont. Une fois sur place, les sentiers de l’Etourneau sont accessibles à pied depuis le parking et les zones d’accueil.

Combien de temps dure la randonnée aux sentiers de Camargue ?

Combien de temps dure la randonnée aux sentiers de Camargue dépend du site choisi et des boucles que l’on enchaîne, mais l’on parle le plus souvent de balades de quelques heures plutôt que de grandes traversées.

Aux Marais du Vigueirat, compter 2 h à 3 h pour parcourir l’ensemble des sentiers de l’Etourneau (environ 6 km cumulés), en prenant le temps de fréquenter les observatoires et de profiter des panneaux pédagogiques. Au Pont de Rousty, la boucle principale peut se faire en 1 h 30 à 2 h, selon le nombre de pauses, les détours vers la roselière et les temps d’observation. Sur l’ensemble de la Camargue, des itinéraires plus longs (à pied ou à vélo, comme certaines parties du GR®42 ou des boucles du parc) permettent de consacrer une journée entière à la découverte du territoire, mais les sentiers de découverte restent volontairement courts pour être accessibles au plus grand nombre.

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