Vientiane, c’est la capitale la plus zen que vous verrez probablement de votre vie : temples dorés, Mékong placide, cafés tranquilles et monuments un peu décalés. Voici 20 idées pour en profiter sans courir (et sans s’ennuyer).
1. Découvrir Pha That Luang, le stupa doré
Parce qu’à Vientiane, c’est un peu l’équivalent de la Tour Eiffel, mais en version bouddhiste et toute dorée.
Contempler le stupa symbole du Laos
Pha That Luang est un immense stupa couvert de dorures, considéré comme le monument le plus sacré du pays. Ses niveaux successifs et ses lignes simples lui donnent une allure très majestueuse. De près, vous voyez les détails des moulures, les petites niches, les motifs répétés. De loin, il brille littéralement sous le soleil, surtout en fin d’après‑midi. C’est un lieu qui résume à lui seul la dimension spirituelle de la capitale.
Se promener autour des galeries et des statues
Autour du stupa principal, une enceinte abrite des galeries avec des statues de bouddhas et des chapelles annexes. Vous pouvez faire le tour tranquillement, passer de l’ombre à la lumière, observer les fidèles en prière, les offrandes, les bâtons d’encens. C’est un endroit vivant, pas seulement un décor monumental. Prenez le temps de vous asseoir un moment et de regarder ce qui se passe. Vous verrez que l’atmosphère reste simple malgré l’importance du site.
Venir en fin de journée pour la lumière
En plein midi, le soleil peut être violent et écrasant, alors que la fin de journée offre une lumière beaucoup plus douce. Les dorures prennent des teintes plus chaudes, le ciel se colore, la chaleur diminue. C’est aussi un moment où les locaux viennent davantage, ce qui rend la visite plus intéressante. Avec un peu de chance, vous croiserez des moines en robe safran qui ajoutent la touche finale au tableau.
2. Monter au monument Patuxai
Oui, Vientiane a son “Arc de Triomphe” à elle, avec dragons et motifs lao.
Découvrir l’architecture mi‑arc de triomphe, mi‑temple
Patuxai, la “Porte de la Victoire”, ressemble à un arc de triomphe qui aurait été adopté par la mythologie lao. De loin, il rappelle Paris, mais de près vous voyez des créatures mythiques, des nagas, des kinnari et des motifs floraux sculptés. Les plafonds sous les voûtes sont joliment peints, avec des scènes mythologiques. C’est un mélange étonnant entre héritage colonial et identité nationale. Et un symbole fort de la capitale.
Monter au sommet pour la vue sur la ville
En montant les escaliers à l’intérieur, vous arrivez sur des terrasses qui offrent une vue panoramique sur Vientiane. Vous voyez l’avenue qui mène au palais présidentiel, les bâtiments administratifs, les toits de la ville et, plus loin, la ligne du Mékong. La ville n’a pas de skyline spectaculaire, mais la perspective est intéressante pour se repérer. C’est l’occasion de prendre quelques photos “vue d’en haut” avant de redescendre vers le calme.
Trainer dans le parc autour de Patuxai
Autour du monument, un parc avec fontaines, bancs et allées est très fréquenté en fin de journée. Les familles se promènent, les enfants jouent, des vendeurs ambulants proposent snacks et boissons. Vous pouvez vous poser sur un banc pour profiter de la vue sur l’arc et l’avenue. Quand les fontaines fonctionnent, cela ajoute encore un peu de vie au décor. C’est un lieu agréable pour une pause entre deux visites de temples.
3. Visiter le Wat Si Saket
Un temple plein de bouddhas, d’histoire et de charme un peu patiné.
Admirer l’architecture siamoise et les galeries
Wat Si Saket est l’un des plus anciens temples de Vientiane, reconnaissable à son architecture influencée par le style siamois. Le bâtiment principal est entouré d’une galerie où les murs abritent des niches remplies de petites statues de Bouddha. Vous marchez sous les arcades, entre les colonnes et les rangées de statues, avec au centre la cour principale. L’ensemble dégage une atmosphère à la fois solennelle et très humaine.
Chercher les milliers de statues de Bouddha
En regardant de près les murs de la galerie, vous verrez des centaines, voire des milliers de petites statues dans de minuscules alcôves, ainsi que des bouddhas plus grands posés devant. Les tailles, postures et matériaux varient, ce qui donne un aspect presque hypnotique à l’ensemble. Vous pouvez vous amuser à repérer les différences, les traces du temps, les restaurations. C’est un endroit parfait pour les amateurs de détails.
Apprécier le calme au cœur de la ville
Malgré sa situation centrale, le wat reste relativement paisible, surtout en dehors des heures de pointe. Les arbres, la cour intérieure, le rythme lent des visiteurs créent une sorte de bulle. Vous pouvez vous asseoir quelques minutes à l’ombre pour écouter les bruits de la ville filtrés par les murs. C’est un temple qui se prête bien à une visite tranquille, sans se presser. Un très bon contrepoint aux grands monuments plus “officiels”.
4. Découvrir Haw Phra Kaew
Un ancien temple royal reconverti en musée rempli de bouddhas.
Comprendre l’histoire du Bouddha d’Émeraude
Haw Phra Kaew a longtemps abrité le célèbre Bouddha d’Émeraude, aujourd’hui à Bangkok. Le bâtiment, reconstruit après plusieurs destructions, conserve une allure très élégante, avec colonnes, frontons sculptés et belle toiture. Même si la statue n’est plus là, l’histoire du lieu reste très forte. Vous marchez dans un espace qui a compté pour les rois et pour l’identité spirituelle du pays. L’architecture, très soignée, mérite à elle seule le détour.
Admirer les statues et objets exposés
À l’intérieur, Haw Phra Kaew accueille aujourd’hui des collections de statues de Bouddha, de pièces religieuses, de pierres sculptées et d’objets anciens. Les pièces sont disposées de façon assez sobre, mais permettent d’observer les styles, les matériaux, les influences. Les galeries autour du bâtiment complètent cette impression de musée à l’air libre. C’est un bon endroit pour voir de l’art bouddhique sans être noyé sous les explications.
Profiter du jardin et du cadre extérieur
Le bâtiment est entouré de jardins, d’arbres, de petites structures qui rendent l’ensemble très agréable à parcourir. Vous pouvez faire le tour, observer les détails de la façade, les sculptures sur les rampes d’escalier, les nagas qui gardent l’entrée. Le lieu est assez compact pour se visiter sans fatigue, mais assez riche pour rester intéressant. Une très belle étape à combiner avec Wat Si Saket, tout proche.
5. Faire une pause au That Dam, le “stupa noir”
Une stupa envahie de végétation, entourée de bureaux, et pleine de légendes.
Observer la stupa mystérieuse au milieu de la ville
That Dam, littéralement “stupa noir”, est un grand stupa de briques patinées, recouvert de mousse et de plantes. Il trône sur un petit rond‑point, entouré de bâtiments modernes, ce qui crée un contraste étonnant. On dit qu’il était autrefois recouvert d’or, emporté lors d’invasions. L’herbe qui le recouvre lui donne un air de colline artificielle. C’est un site simple, mais très photogénique.
S’imprégner des légendes locales
Une légende raconte qu’un naga (serpent mythique) protégerait la stupa et, par extension, la ville. Que vous y croyiez ou non, cela donne un charme supplémentaire au site. Il n’y a pas grand‑chose à “faire” ici, si ce n’est tourner autour, observer les détails, et laisser votre imagination travailler. Le fait que ce monument reste au milieu des bureaux et cafés modernes lui donne un côté résistants des temps anciens. C’est une curiosité facile à intégrer à une promenade en ville.
Profiter des cafés et restos autour
Les rues qui entourent That Dam abritent cafés, restaurants et petits commerces. C’est donc un bon endroit pour faire une courte halte, boire un café, manger un snack, puis repartir. Vous pouvez garder la stupa en ligne de mire tout en dégustant votre boisson. En soirée, l’ambiance du quartier est plutôt agréable, même si la stupa elle‑même n’est pas spécialement mise en lumière.
6. Se promener au bord du Mékong et au parc Chao Anouvong
Un fleuve immense, un parc agréable, et un coucher de soleil qui justifie largement de sortir.
Marcher sur la promenade du Mékong
Le long du fleuve, une promenade aménagée permet de marcher, courir ou simplement flâner en regardant la Thaïlande de l’autre côté. Le Mékong est large, parfois calme, parfois plus mouvementé, toujours hypnotique. En fin de journée, la température baisse un peu, les familles sortent, les vendeurs installent leurs stands. L’ambiance est détendue, avec une vue dégagée sur l’horizon. C’est un très bon endroit pour prendre l’air après une journée de temples.
Découvrir le parc Chao Anouvong
À proximité, le parc Chao Anouvong s’étend le long du fleuve, avec pelouses, parterres et une grande statue du roi Chao Anouvong tourné vers la rivière. Vous pouvez vous asseoir sur les murets, marcher sur les allées, observer les groupes qui se retrouvent pour discuter, faire du sport ou jouer. C’est un lieu très populaire auprès des habitants. Il donne une image très quotidienne de la capitale, loin des clichés sur “ville administrative”.
Profiter du coucher de soleil sur le fleuve
Le moment le plus magique pour être là, c’est souvent le coucher du soleil. Le ciel change de couleur au‑dessus du fleuve, les silhouettes des bateaux et des passants se découpent en ombre chinoise. Les stands de nourriture s’allument, les lumières de la promenade aussi. Vous pouvez vous installer pour regarder le spectacle avec une boisson ou un snack. C’est une expérience simple, mais qui reste souvent parmi les meilleurs souvenirs de Vientiane.
7. Explorer le marché de nuit de Vientiane
Parce que le combo “bord de Mékong + stands rouges + bouffe” reste une valeur sûre.
Flâner entre les stands d’objets et de vêtements
En début de soirée, des rangées de stands rouges se déploient le long de la promenade, formant le marché de nuit. On y trouve des vêtements, des t‑shirts, des sacs, des gadgets, des souvenirs, et une foule de petites choses plus ou moins utiles. Même si vous n’avez pas de grandes envies d’achats, marcher au milieu des stands est agréable. L’ambiance est bon enfant, avec musique, discussions et néons.
Goûter aux snacks de rue
Les rues adjacentes et les alentours abritent des stands de nourriture : brochettes, nouilles sautées, crêpes, beignets, jus de fruits. Vous pouvez composer un repas complet en picorant à plusieurs stands. C’est l’occasion de tester la street food locale à petit prix. Une assiette sur un tabouret en plastique, vue sur le Mékong, vaut bien n’importe quel resto trop cadré. Et votre palais vous remerciera (en général).
Observer l’animation du quartier le soir
Le marché de nuit n’est pas seulement un endroit pour acheter des choses, c’est aussi un lieu de vie. Des adolescents traînent en groupe, des familles se promènent, des couples marchent main dans la main, des joggeurs passent à côté avec un sérieux admirable. Vous êtes au cœur du Vientiane du soir. Sans fioriture, sans grand spectacle, mais avec une authenticité très agréable à vivre.
8. Visiter le COPE Visitor Centre
Un lieu important pour comprendre une partie moins connue de l’histoire du Laos.
Comprendre l’impact des UXO (bombes non explosées)
Le COPE Visitor Centre explique l’impact des bombardements massifs subis par le Laos pendant la guerre du Vietnam, et la présence actuelle de bombes non explosées dans le pays. Des expositions montrent des photos, des témoignages, des objets, ainsi que des prothèses utilisées par les victimes. C’est un lieu poignant, qui met en lumière une réalité encore trop peu connue. La visite peut être émouvante, mais elle est très importante pour qui veut comprendre le Laos d’aujourd’hui.
Découvrir le travail de réhabilitation et d’aide
Le centre montre également comment des organisations locales et internationales travaillent pour déminer les zones touchées, fabriquer et adapter des prothèses, aider les personnes blessées à retrouver une qualité de vie. Des vidéos présentent des parcours individuels, des chiffres, des projets en cours. Vous ressortez avec une meilleure compréhension des enjeux, mais aussi de l’espoir. Le message n’est pas seulement celui du traumatisme, mais aussi de la résilience.
Apporter un soutien en visitant
L’entrée est souvent gratuite ou à prix libre, mais vous pouvez laisser un don ou acheter des objets dans la boutique pour soutenir les activités. En consacrant une heure ou deux à ce lieu, vous ajoutez une dimension plus profonde à votre voyage. Vientiane n’est pas qu’une succession de temples et de parcs : c’est aussi une ville marquée par l’histoire récente. Le COPE Visitor Centre l’explique avec pédagogie et humanité.
9. Visiter le Buddha Park (Xieng Khuan)
Un parc rempli de statues bouddhistes et hindoues en béton, entre poésie et léger délire.
Découvrir la collection de statues surréalistes
Le Buddha Park, à une vingtaine de kilomètres de Vientiane, rassemble des dizaines de statues de Bouddha, de divinités hindoues, de créatures hybrides, toutes en béton. Certaines sont gigantesques, d’autres plus petites, mais toutes ont ce côté un peu déjanté qui fait le charme du lieu. On y marche comme dans un rêve un peu étrange, en reconnaissant parfois des figures, parfois pas du tout. C’est un décor très photogénique, surtout au lever ou au coucher du soleil.
Monter dans la “citrouille” pour voir le parc de haut
À l’entrée, une grande structure en forme de sphère évoquant une citrouille ou un fruit un peu mutant vous invite à entrer. À l’intérieur, vous montez par des escaliers étroits, en passant par des “niveaux” symbolisant enfer, terre et paradis, avant d’arriver sur le toit. De là, vous avez une vue d’ensemble sur le parc, les statues et la rivière voisine. Cette ascension ajoute une dimension ludique à la visite. Et un petit frisson pour les claustros.
Profiter d’une sortie hors du centre-ville
Aller au Buddha Park permet aussi de voir un peu les environs de Vientiane : la route, les villages, les rizières, la campagne. Le parc n’est pas immense, mais suffisamment étrange pour qu’on en ressorte avec un sourire. C’est une excursion à la demi‑journée, facile à caser si vous avez deux ou trois jours sur place. Et une bonne façon de casser le rythme “temples + Mékong”.
10. Explorer le Wat Si Muang
Un temple très vivant, lié à la fondation de la ville.
Découvrir le pilier sacré de Vientiane
Wat Si Muang est un temple vénéré pour son pilier fondateur, censé protéger la ville. À l’intérieur, les fidèles viennent faire des offrandes, prier, demander des bénédictions. L’ambiance y est souvent plus animée que dans d’autres temples plus “carte postale”. Vous verrez des gens faire le tour, nouer des fils, déposer des fleurs, allumer des bâtons d’encens. C’est la religion vécue au quotidien.
Observer les rituels et les statues
En plus du pilier sacré, le temple abrite des statues, des peintures murales, des autels très décorés. Vous pouvez rester un moment pour regarder les rituels se dérouler, les moines officier, les familles discuter. L’atmosphère est à la fois sérieuse et très humaine. Il peut y avoir des moments de grande affluence lors de fêtes ou de jours particuliers. Cela en fait un lieu intéressant pour sentir la spiritualité locale.
Se balader dans l’enceinte du temple
L’enceinte comprend plusieurs bâtiments, des espaces ouverts, parfois des arbres qui apportent de l’ombre. Vous pouvez faire le tour, observer les détails architecturaux, les petites statues secondaires, les cloches. Le temple est un peu excentré, ce qui permet de voir aussi un autre quartier de la ville. C’est une visite à privilégier si vous aimez comprendre la dimension “vivante” d’un lieu de culte, pas seulement son aspect artistique.
11. Découvrir le musée national du Laos
Un passage utile pour situer le pays dans le temps long.
Parcourir l’histoire du Laos, de la préhistoire à nos jours
Le musée national, installé dans un ancien bâtiment colonial, propose un parcours sur l’histoire du pays : préhistoire, royaumes anciens, période coloniale, guerres, révolution, indépendance. Les salles présentent des objets, des photos, des textes explicatifs, parfois un peu datés mais instructifs. Vous y voyez des jarres, des tambours, des outils, des armes, des documents. C’est une bonne base pour comprendre le contexte dans lequel la Vientiane actuelle a émergé.
Voir des objets archéologiques et ethnographiques
Certaines salles abritent des stèles, des sculptures anciennes, des objets liés aux groupes ethniques, des pièces venant du plateau des Bolovens ou de la plaine des Jarres. Ces éléments donnent un aperçu de la richesse archéologique du pays. Même si la muséographie n’est pas ultra moderne, l’intérêt du contenu reste réel. En prenant le temps de lire et de regarder, vous en retirez de nombreuses informations utiles.
Faire une pause culturelle au frais
Le musée offre aussi un environnement climatisé ou au moins ombragé, ce qui en fait un refuge appréciable aux heures les plus chaudes. En l’intégrant au milieu d’une journée de visite, vous faites une vraie pause sans cesser de découvrir des choses. Cela change des temples et du bord de fleuve, tout en complétant votre compréhension du Laos. Une bonne option pour ceux qui aiment donner du contexte à leurs voyages.
12. Tester la cuisine lao à Vientiane
Vientiane est un très bon terrain de jeu pour vos papilles.
Déguster laap, tam mak houng et autres classiques
La capitale offre un large choix de restaurants où goûter les plats lao : laap (salade de viande ou poisson haché aux herbes), tam mak houng (salade de papaye verte), soupes, grillades. Vous pouvez essayer des établissements simples fréquentés par les locaux ou des adresses plus travaillées qui revisitent les classiques. Les saveurs sont fraîches, herbacées, parfois légèrement acides et piquantes. C’est une cuisine qui se partage facilement à plusieurs.
Découvrir les stands de rue et marchés
Sur les marchés et dans certaines rues, vous trouverez des stands proposant brochettes, nouilles sautées, crêpes, beignets, fruits préparés, jus. Un tour sur un marché local comme Talat Sao ou dans des rues animées le soir permet de composer tout un repas en mode “tapas” lao. C’est économique, varié et très convivial. Faites simplement attention à l’hygiène et à la fraîcheur comme partout.
Tester cafés et boulangeries d’inspiration française
Héritage colonial oblige, Vientiane compte aussi des cafés et boulangeries proposant croissants, pains, pâtisseries et bons cafés. Une pause café‑croissant en terrasse, au Laos, a toujours quelque chose d’un peu surprenant et délicieux. C’est aussi l’occasion de souffler, d’écrire quelques cartes postales ou de planifier la suite du voyage. Et de faire une infidélité momentanée au laap sans culpabiliser.
13. Faire un tour de Vientiane à vélo
Le vélo est une bonne façon de couvrir la ville sans vous épuiser.
Parcourir les grandes avenues et les temples
Vientiane est relativement plate et la circulation y est plus douce que dans beaucoup d’autres capitales régionales. Louer un vélo vous permet de rejoindre facilement Pha That Luang, Patuxai, Wat Si Saket, les bords du Mékong, sans multiplier les trajets en tuk‑tuk. Vous pouvez improviser des boucles en reliant les grands sites. C’est un mode de déplacement qui donne une sensation de liberté agréable.
Explorer des quartiers moins touristiques
Avec un vélo, vous pouvez aussi quitter les axes principaux pour entrer dans des rues plus résidentielles, des quartiers où l’on voit des maisons, des petits commerces, des marchés de quartier. Vous aurez l’impression de voir un Vientiane plus quotidien, moins “carte postale”. Les gens vous regardent passer avec curiosité mais rarement avec insistance. Cela donne un visage plus complet à la ville.
Profiter de la promenade au bord du fleuve en deux roues
Le soir ou tôt le matin, rouler le long de la promenade du Mékong à vélo est très agréable. Vous croisez joggeurs, familles, vendeurs, le tout sur fond de grand fleuve. Le vent du soir rend la température plus supportable. Pensez simplement à rester prudent : la promenade est partagée avec beaucoup de piétons. Mais le sentiment de glisser le long du fleuve à deux roues reste très plaisant.
14. Visiter le Morning Market (Talat Sao)
Un marché plus pratique que pittoresque, mais intéressant à voir.
Explorer les sections textiles, électroniques et quotidiennes
Talat Sao, le “marché du matin”, combine un vieux marché couvert et des structures plus modernes, avec des stands de vêtements, de tissus, d’électronique, de bijoux, d’objets du quotidien. Ce n’est pas le marché le plus charmant du monde, mais c’est un bon endroit pour observer la vie commerciale réelle de la ville. Vous voyez ce que les habitants achètent pour leur vie de tous les jours. Et ça, c’est souvent plus révélateur que mille brochures.
Chercher quelques souvenirs utiles
Entre les foulards, les t‑shirts, les petits objets, vous trouverez peut‑être de quoi compléter votre bagage : vêtements adaptés, accessoires, cadeaux à prix corrects. Ce n’est pas le meilleur spot pour de l’artisanat très fin, mais on peut y faire quelques trouvailles. Les prix sont en général raisonnables, et la négociation possible mais moins agressive qu’ailleurs. C’est un marché pratique, plus que rêvé.
Observer la vie matinale du quartier
Aux heures de pointe, le marché et ses alentours fourmillent : vendeurs qui rangent, clients qui arrivent sur leurs motos, camions de livraison, petits stands de nourriture qui nourrissent tout ce petit monde. Passer par là le matin donne un bon aperçu du Vientiane “en service”. C’est une visite qui s’insère bien en début de journée, avant de repartir vers d’autres sites plus esthétiques.
15. Aller dans un sauna ou un spa lao
Parce que même en mode capitale tranquille, on accumule vite de la fatigue.
Tester un sauna à base de plantes
Certains établissements proposent des sauna à la lao : petites cabines en bois ou en dur, bains de vapeur parfumés aux herbes locales, suivis de douches froides et de tisanes. L’expérience est simple, parfois un peu rustique, mais très revigorante. Vous transpirez toute l’Asie, puis vous ressortez avec la sensation d’avoir une peau neuve. C’est particulièrement agréable après une journée de marche et de chaleur.
Combiner sauna et massage
Beaucoup de lieux proposent des formules combinant sauna, massage et parfois gommage. Vous commencez par éliminer les toxines dans la vapeur, puis vous passez sur la table pour un massage. Une fois l’ensemble terminé, vous avez l’impression que quelqu’un a appuyé sur “reset” sur votre corps. C’est une excellente manière de consacrer une fin d’après‑midi à vous faire du bien, sans forcément exploser votre budget.
Profiter du calme pour décrocher mentalement
Ces moments de spa sont aussi l’occasion de vous éloigner des écrans, du bruit, de la logistique du voyage. Allongé, assis, en peignoir ou en sarong, vous n’avez rien à gérer pendant un moment. Ce genre de parenthèse peut changer votre perception de la ville : tout vous semblera plus doux et plus simple ensuite. Et vous serez prêt à repartir pour de nouvelles explorations.
16. Suivre un cours de cuisine lao
La meilleure façon d’être sûr de retrouver un peu du voyage une fois rentré.
Commencer par un tour au marché
La plupart des cours de cuisine commencent par une visite de marché, où l’on vous présente les herbes, les légumes, les sauces, les pâtes de piment, les riz. Vous apprenez à reconnaître ce que vous avez vu dans vos assiettes sans savoir nommer. C’est une plongée très concrète dans le quotidien culinaire des Laotiens. Et un moment très sympa pour poser toutes les questions que vous aviez sur certains ingrédients mystérieux.
Apprendre à préparer quelques plats emblématiques
De retour en cuisine, vous préparez plusieurs plats : laap, salades, soupes, currys, selon les programmes. Les chefs vous montrent les gestes, corrigent vos dosages, rattrapent parfois vos erreurs de coupe ou d’assaisonnement. La bonne nouvelle, c’est qu’en général, tout finit par être mangeable (voire très bon). Vous cuisinez dans une ambiance détendue, souvent en petit groupe. Et à la fin, vous dégustez le fruit de vos efforts.
Repartir avec des recettes et des idées
Les écoles fournissent en général un petit livret ou des fiches de recettes que vous pouvez emporter. De retour chez vous, vous aurez au moins quelques idées pour tenter un “soirée lao” qui rappellera ce moment. Même si vous n’arrivez pas à reproduire exactement les saveurs, les gestes et les odeurs vous ramèneront à Vientiane. C’est un souvenir immatériel très précieux à rapporter.
17. Faire une excursion au lac Nam Ngum
Une bouffée d’air au bord de l’eau à quelques heures de route.
Profiter d’une croisière sur le lac
Le lac Nam Ngum, formé par un barrage sur la rivière du même nom, est un grand plan d’eau entouré de collines. De Vientiane, des excursions à la journée permettent d’y faire une croisière tranquille, avec arrêt sur des petites îles ou villages flottants. L’atmosphère est très reposante, loin du bruit de la ville. Vous êtes entouré d’eau et de montagnes, avec parfois très peu de monde autour. Un vrai changement de décor.
Découvrir des villages et activités autour du lac
Certains circuits incluent des arrêts dans des villages voisins, des vues panoramiques, voire des activités comme la pêche ou la baignade, selon les conditions. Cela permet de voir un peu la campagne et la vie autour du lac, pas seulement la surface de l’eau. Vous pouvez aussi déjeuner dans un petit resto local avec vue sur le lac. C’est une journée complète qui mélange transport, détente et découvertes.
Apprécier le contraste avec Vientiane
Après une journée sur Nam Ngum, revenir à Vientiane vous fera percevoir sa tranquillité d’un autre œil. Vous aurez vu une autre facette du Laos, plus rurale et aquatique, tout en gardant la capitale comme base logistique. Pour ceux qui restent plusieurs jours, c’est une excellente façon de varier les plaisirs. Et de ne pas repartir en ayant vu uniquement des temples et des avenues.
18. Faire un tour en tuk‑tuk dans la ville
Parce que parfois, se laisser trimbaler est une activité à part entière.
Relier les grands sites sans se fatiguer
Un tuk‑tuk peut vous emmener d’un point à un autre en regroupant Pha That Luang, Patuxai, Wat Si Saket, Haw Phra Kaew, le Mékong et d’autres arrêts en un seul circuit. Vous vous mettez d’accord sur un prix et un itinéraire, puis vous profitez. C’est une façon pratique d’enchaîner plusieurs visites si vous manquez de temps ou d’énergie. Et le vent relatif sur le visage fait franchement du bien.
Observer la ville depuis la banquette arrière
Installé à l’arrière, vous voyez la ville défiler : boutiques, temples, petits cafés, maisons, marchés, devanture de salons de karaoké, tout y passe. Vous sentez les odeurs, entendez les conversations, voyez les petits détails que vous auriez manqués à pied. C’est une position d’observation très confortable. Vous pouvez même sortir de temps en temps pour faire quelques photos et remonter dans le tuk‑tuk ensuite.
Discuter avec le conducteur
Souvent, le conducteur parle un peu anglais et peut vous donner des informations simples, des conseils, des anecdotes. Même si la conversation est limitée, l’échange est agréable. Vous pouvez lui demander son endroit préféré pour manger ou pour voir le coucher du soleil. Ces petites interactions rendent le tour plus chaleureux. Et c’est un bon moyen de donner un visage à la ville.
19. Se poser dans un café en bord de Mékong
Parfois, la meilleure activité est un verre, une vue et… rien d’autre.
Choisir un café ou un bar avec vue sur le fleuve
Le long de la promenade, plusieurs cafés et bars offrent terrasses surélevées ou tables en front de fleuve. S’installer là, en fin de journée ou en soirée, permet de profiter du spectacle du Mékong sans bouger. Vous pouvez commander une bière locale, un cocktail, un café glacé ou un simple soda, selon l’envie. Le décor fait le reste.
Regarder la vie se dérouler devant vous
Depuis votre table, vous voyez les joggeurs, les familles, les vendeurs, les enfants, les couples, les chiens errer sur la promenade. Des bateaux passent de temps en temps, le ciel change de couleur, le bruit général reste étonnamment doux. C’est un moment où vous n’avez rien à organiser ni à comprendre. Simplement regarder et respirer.
Laisser les jours se mettre en place dans votre tête
C’est aussi l’occasion de repenser à ce que vous avez vu : un stupa doré, un arc décoré, un parc de bouddhas en béton, un centre dédié aux victimes de bombes. Vientiane se révèle souvent en creux, dans ces instants où vous n’êtes plus en mouvement. Assis face au fleuve, vous laissez toutes ces images se mélanger. Et c’est souvent là que la ville commence vraiment à vous plaire.
20. Garder une demi‑journée sans programme
Parce que même dans une capitale tranquille, il faut du temps pour simplement “être là”.
Choisir un quartier et y passer du temps
Décidez de passer quelques heures dans un secteur précis : autour de Patuxai, près du Mékong, vers Wat Si Saket, dans une rue que vous avez trouvée agréable. Pas de liste de choses à cocher, juste l’idée d’y rester. Vous marchez, vous vous asseyez, vous entrez dans un café, puis dans un temple, puis dans une petite boutique. Le quartier devient un peu plus familier à chaque minute.
Suivre vos envies plutôt qu’un plan
Une odeur de soupe, un bruit de rires, une boutique d’artisanat, un parc ombragé : laissez ces petites choses décider où vous allez. Vous pouvez vous retrouver à discuter avec un vendeur, à regarder une partie de pétanque lao, à observer un enfant jouer. Ce ne sont pas des “attractions”, mais des moments de vie. Ce sont souvent ceux dont on se souvient le mieux.
Dire au revoir à Vientiane en douceur
Pour conclure, asseyez‑vous une dernière fois au bord du Mékong, dans un parc ou sur un banc près d’un temple, et prenez quelques minutes pour vous dire “OK, c’était ça, Vientiane”. Ce ne sera peut‑être pas la ville la plus spectaculaire de votre voyage, mais elle a une douceur qui s’apprécie avec le temps. Et si vous repartez en vous disant que vous aimeriez y revenir un jour, c’est qu’elle a fait son travail.

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