La randonnée au pic d’Arlas est une escapade vers un sommet de 2 044 m perché au-dessus de la station de La Pierre‑Saint‑Martin, à la frontière entre Béarn et Navarre. Depuis sa cime, la vue embrasse la vallée du Barétous, le pic d’Anie, les crêtes frontalières et les plateaux karstiques, dans une ambiance à la fois pastorale, aérienne et très panoramique.
Une randonnée douce et panoramique au pic d’Arlas
Le pic d’Arlas est une montagne accessible où l’on quitte rapidement la station pour gagner des crêtes herbeuses et des pentes douces, avant une courte montée plus raide vers un sommet aux allures de belvédère géant.

Itinéraire classique depuis la station de La Pierre‑Saint‑Martin
Les pentes du pic d’Arlas se découvrent très bien par un itinéraire en boucle ou aller‑retour depuis la station d’Arette‑La Pierre‑Saint‑Martin, qui remonte les pistes puis suit un bon sentier jusqu’au sommet.
- Point de départ : parkings de la station de La Pierre‑Saint‑Martin, vers 1 650 m d’altitude.
- Distance : environ 4,5 à 5 km aller‑retour pour l’ascension directe, autour de 10 km si l’on combine avec le Soum de Lèche.
- Temps estimé : 2 h 30 à 3 h 30 de marche, selon la variante et le nombre de pauses.
- Dénivelé : environ +400 à +700 m de dénivelé positif, selon que l’on se contente de l’Arlas ou que l’on enchaîne un second sommet.
- Type d’itinéraire : aller‑retour ou boucle via le col de Pescamou et/ou le Soum de Lèche.
- Difficulté : facile à intermédiaire, sans difficulté technique par temps sec, mais avec une courte pente sommitale plus raide.
La sortie de station : des pistes aux estives
Les pentes du pic d’Arlas commencent dans une ambiance étonnante : au départ, on remonte les pistes de La Pierre‑Saint‑Martin, entre remontées mécaniques et chalets encore assoupis si ce n’est pas l’hiver. Très vite, cependant, le décor bascule : les installations s’éloignent derrière vous, l’herbe prend le dessus sur le béton, et l’on suit une large piste qui serpente vers les hauteurs. La montagne, doucement, reprend la main sur la station.
Au fil des lacets, la vue se dégage déjà sur la vallée du Barétous et les collines béarnaises, tandis que le pic d’Anie commence à pointer son nez sur le côté. On se retourne de temps en temps, moitié pour vérifier que la voiture est toujours en bas, moitié pour constater avec satisfaction que le dénivelé grimpe bel et bien. L’air se rafraîchit, le bruit de la station se transforme en un simple murmure, et les cloches des troupeaux prennent le relais côté bande‑son.
Puis, en arrivant sur un replat, la piste se fait plus douce et quelques cabanes ou petits bâtiments de montagne apparaissent, comme des sentinelles au bord du chemin. C’est souvent l’occasion d’une première pause “photo et gorgée d’eau”, avec déjà la silhouette de l’Arlas qui commence à se détacher nettement. On comprend alors que même une “petite” randonnée au pic d’arlas peut offrir un vrai sentiment d’évasion.
Sur les crêtes, avec vue sur l’Anie
Les crêtes du pic d’Arlas offrent ensuite un joli balcon sur tout le secteur : d’un côté la vallée du Barétous, de l’autre les reliefs sauvages du versant espagnol. Le sentier s’affine, quitte la piste pour suivre des traces plus herbeuses qui ondulent en léger faux‑plat, parfois en se faufilant entre quelques rochers, parfois en longeant des pentes plus raides mais non vertigineuses. Le souffle se cale, le pas se fait régulier, et les conversations dérivent souvent vers le traditionnel “c’est lequel, là‑bas ?” en désignant un sommet à l’horizon.
À mesure que l’on progresse, le pic d’Anie, juste en face, prend une allure de pyramide parfaitement dessinée, tandis que le massif karstique alentour montre déjà ses crevasses et ses reliefs tourmentés. On commence à sentir que l’Arlas est un vrai balcon sur la haute montagne environnante, malgré son altitude plus modeste. Un vautour peut venir tourner au-dessus de la crête comme pour vérifier votre technique de marche, donnant à la scène un petit côté “documentaire nature en direct”.
Puis, en approchant du pied de la pente sommitale, le sentier se redresse franchement. Le sommet coiffé de sa borne et de sa petite maisonnette se trouve juste au‑dessus : il n’y a “plus qu’à” grimper cette dernière bosse. Les jambes râlent un peu, le souffle accélère, mais l’idée de la vue au sommet pousse à allonger le pas.
La montée finale : quelques lacets pour un grand panorama
Les derniers mètres du pic d’Arlas se gagnent au prix d’une courte montée plus raide, sur un sentier en lacets qui zigzague entre herbe et rochers. Rien de très technique, mais assez pour activer les cuisses et réveiller les mollets, avec parfois quelques cailloux roulants qui demandent un peu d’attention. Les bâtons peuvent aider, même si certains préfèrent garder les mains libres pour l’équilibre.
Virage après virage, l’horizon se baisse tandis que le ciel semble se rapprocher, jusqu’au moment où l’on débouche sur le sommet lui‑même. Là, la petite maisonnette de métal, la borne et le buzon accueillent les randonneurs dans un décor à 360° : pic d’Anie, massifs espagnols, vallées béarnaises, plateaux de La Pierre‑Saint‑Martin, tout s’étale sous vos yeux comme une carte en relief. Clic, clac, c’est le moment Kodak, version “je fais dix panoramas parce qu’un seul, c’est clairement insuffisant”.
L’ambiance au sommet oscille entre contemplation silencieuse et énumération enthousiaste des sommets visibles. Certains sortent le sandwich face au pic d’Anie, d’autres cherchent la meilleure roche pour s’asseoir sans se mouiller, et tout le monde finit par jeter un coup d’œil vers la suite possible : redescente directe, petite boucle, ou pourquoi pas enchaîner avec un autre sommet voisin. La descente, elle, demande juste un peu de prudence dans la première pente, puis se transforme en une agréable glissade contrôlée vers la station.
Quand aller voir le pic d’Arlas ?
Le pic d’Arlas se parcourt idéalement de la fin du printemps au début de l’automne, lorsque les pentes sont débarrassées de la neige et que la météo offre une bonne visibilité.
- Dates d’ouverture : globalement du 01/06 au 31/10 pour la randonnée à pied classique, selon l’enneigement et la météo.
Pic d’Arlas au fil des saisons
Le pic d’Arlas change de visage au fil de l’année, avec des ambiances très différentes entre la saison verte et l’hiver neigeux.
Paysages printaniers et estivaux de pic d’Arlas
Au printemps, les pentes autour de la station se parent d’un vert tendre, tandis que quelques névés peuvent encore s’accrocher sur les versants les plus ombragés. Les pistes se transforment en larges rubans herbeux, et les fleurs commencent à coloniser les prairies d’altitude. La montée vers le sommet se fait alors dans une atmosphère très douce, avec parfois la neige encore visible sur les sommets plus hauts comme le pic d’Anie.
En été, le massif expose pleinement ses couleurs : herbe bien verte, ciel souvent bleu profond, reliefs bien découpés sur l’horizon. Les journées longues permettent de prendre son temps, d’enchaîner randonnée au pic d’arlas et autres balades dans le secteur sans regarder la montre. Les fins d’après‑midi, avec une lumière plus rasante sur la vallée du Barétous, offrent des panoramas particulièrement photogéniques.
Paysages automnaux et hivernaux de pic d’Arlas
En automne, la végétation autour de la station prend des teintes plus chaudes : les bosquets et forêts voisines virent à l’orange et au rouge, tandis que les prairies jaunissent. Le contraste avec les roches et le ciel d’azur crée des paysages très graphiques, parfaits pour les amateurs de photo. Les brumes matinales dans les vallées ajoutent parfois un côté mystérieux au décor, surtout quand elles se dissipent peu à peu en contrebas.
En hiver, le pic d’Arlas se retrouve au cœur du domaine enneigé de La Pierre‑Saint‑Martin. Les pentes deviennent le terrain de jeu des skieurs, des raquettistes et des amateurs de neige. L’ascension pédestre classique se transforme alors en sortie hivernale engagée, à aborder uniquement avec l’équipement adéquat et une bonne connaissance de la montagne en conditions neigeuses. Le sommet, coiffé de blanc, garde cependant son rôle de belvédère spectaculaire.
Les différentes activités au pic d’Arlas
Le pic d’Arlas et son secteur offrent bien plus que la seule ascension à pied : été comme hiver, les idées de sorties ne manquent pas.
Activités printanières et estivales de pic d’Arlas
Au printemps et en été, la randonnée reste l’activité reine : montée au pic d’Arlas, boucles panoramiques autour de la station, enchaînements avec d’autres sommets comme le Soum de Lèche ou des incursions vers le karst de la Pierre‑Saint‑Martin. Les trails et sorties running en altitude trouvent aussi dans ce secteur un terrain de jeu varié, entre pistes, sentiers et crêtes.
Le VTT et le vélo de route (notamment la montée vers la station depuis la vallée) complètent gaiement le programme pour ceux qui aiment alterner sports. Les familles, elles, apprécient les sentiers plus courts autour de la station, les aires de pique‑nique, ainsi que les activités de loisirs proposées sur place en saison (jeux, animations, découverte du milieu montagnard).
Activités automnales et hivernales de pic d’Arlas
En automne, les randonnées vers l’Arlas ou sur les crêtes voisines restent très agréables, avec souvent moins de monde et une lumière superbe. Les amateurs de faune et de paysages y trouvent une période particulièrement inspirante, avant que la neige ne vienne changer la donne.
L’hiver, le secteur du pic d’Arlas devient un vrai domaine de sports de neige : ski alpin, raquettes, ski de fond et autres activités hivernales prennent le relais de la marche estivale. Les pentes du versant station sont dédiées au ski, tandis que des itinéraires de raquettes permettent de goûter à la montagne enneigée à un rythme plus doux. Pour les ascensions hivernales vers le sommet, en dehors du domaine balisé, il faut en revanche une solide expérience et l’équipement adapté.
Comment aller voir le pic d’Arlas ?
Le pic d’Arlas se rejoint principalement via la station d’Arette‑La Pierre‑Saint‑Martin, en voiture ou en combinant train et bus jusqu’aux vallées béarnaises.
Aller en voiture au pic d’Arlas
Le pic d’Arlas est le plus simple à atteindre en visant la station de La Pierre‑Saint‑Martin en voiture. Depuis Oloron‑Sainte‑Marie, on remonte la vallée du Barétous par la D918 en direction d’Aramits puis d’Arette, avant d’emprunter la route de montagne qui monte en lacets jusqu’à la station. Une fois sur place, plusieurs parkings permettent de se garer à proximité des départs de sentier.
Depuis la vallée d’Aspe ou de la Soule, on peut également rejoindre le secteur par les routes de montagne, en fonction des itinéraires routiers choisis et des conditions. Dans tous les cas, la montée finale vers la station offre déjà une belle mise en bouche, avec des vues de plus en plus ouvertes sur les sommets environnants.
Aller en train au pic d’Arlas
Le pic d’Arlas ne dispose pas de gare à son pied, mais l’accès reste envisageable en combinant train et bus. On rejoint d’abord Oloron‑Sainte‑Marie en train depuis Pau ou d’autres grandes villes, puis l’on emprunte un bus régional ou un transport organisé vers Arette et la vallée du Barétous. Selon la saison, des liaisons peuvent ensuite monter jusqu’à La Pierre‑Saint‑Martin (surtout en hiver et en été), permettant de gagner la station sans voiture.
Une fois à la station, il ne reste qu’à chausser les chaussures de randonnée et à suivre les pistes puis les sentiers en direction du sommet. Cette option demande un peu plus de logistique, mais reste intéressante pour limiter l’usage de la voiture et profiter du paysage sans se soucier de la conduite.
Aller en bus au pic d’Arlas
Le pic d’Arlas peut aussi être approché en bus grâce aux lignes régionales desservant la vallée du Barétous. Certaines liaisons relient Oloron‑Sainte‑Marie à Aramits, Arette et parfois à la station en saison touristique, notamment en hiver pour les skieurs. Depuis ces arrêts, il est possible de rejoindre les départs de randonnée à pied, ou de compléter la montée finale par une navette, un taxi ou un covoiturage.
Pour une simple randonnée au pic d’arlas depuis la station, il est souvent pratique de viser une arrivée en bus à Arette ou directement à La Pierre‑Saint‑Martin (si la ligne le permet), puis de planifier son itinéraire en fonction des horaires de retour.
Combien de temps dure la randonnée au pic d’Arlas ?
Le pic d’Arlas se prête très bien à une sortie à la demi‑journée, voire à la journée complète si l’on combine plusieurs sommets ou si l’on multiplie les pauses panoramas.
Durée estimée pour la randonnée au pic d’Arlas
L’ascension directe au pic d’Arlas depuis La Pierre‑Saint‑Martin demande environ 2 h 30 à 3 h aller‑retour pour un randonneur moyen, en comptant quelques pauses. La montée par les pistes puis les sentiers plus raides vers le sommet représente la partie la plus chronophage, surtout sur la pente sommitale où les lacets s’enchaînent. La descente, plus rapide, reste toutefois à aborder avec un minimum de prudence, surtout si le terrain est humide ou caillouteux.
Durée et itinéraires au pic d’Arlas
Les durées varient selon les variantes choisies. Une simple montée‑descente directe reste dans la fourchette de 2 h 30 à 3 h, tandis qu’une boucle incluant le Soum de Lèche, le col de Pescamou ou d’autres crêtes peut facilement atteindre 4 h à 5 h de marche. Chaque belvédère, chaque croisement de piste ou de sentier, chaque point de vue sur le pic d’Anie et sur la vallée du Barétous devient alors un jalon qui structure la randonnée et influence la durée.
Durée et randonneur
La durée réelle d’une randonnée au pic d’arlas dépendra beaucoup du niveau de chaque marcheur, de son habitude du dénivelé et de sa propension à multiplier les pauses panoramas. Un randonneur sportif pourra grimper au sommet et revenir en à peine 2 h s’il garde un rythme soutenu, tandis qu’un randonneur contemplatif préférera prévoir une large demi‑journée pour monter tranquille, pique‑niquer là‑haut et redescendre sans se presser. Il est aussi tentant de compléter la sortie par d’autres activités à la station ou dans la vallée : VTT, petite balade vers un autre sommet, pause gourmande en vallée, histoire de prolonger cette belle journée en montagne.

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