1. Visiter le Grand Palais et le Wat Phra Kaew
Pour commencer Bangkok en beauté, impossible de faire l’impasse sur ce duo royal : le Grand Palais et le temple du Bouddha d’Émeraude.
Se laisser éblouir par l’enceinte royale
Le Grand Palais, c’est un concentré de dorures, de toits ciselés et de statues gardiennes. On entre dans une succession de cours, de pavillons et de salles aux détails incroyables. Les mosaïques brillent au soleil, les toits superposés donnent une impression de dentelle architecturale. Même en y passant plusieurs heures, on a l’impression de ne pas tout voir. Il faut prévoir une tenue couvrant épaules et jambes, et venir tôt pour éviter la chaleur écrasante et la foule compacte.
Découvrir le Bouddha d’Émeraude au Wat Phra Kaew
Dans l’enceinte, le Wat Phra Kaew abrite l’une des statues les plus sacrées du pays : le Bouddha d’Émeraude, en réalité taillé dans du jade. La salle où il trône est richement décorée, avec murs peints, dorures et offrandes partout. Le contraste entre la petite taille de la statue et la dévotion qu’elle suscite est frappant. Les fidèles prient, se prosternent, déposent fleurs et encens. Mieux vaut prendre quelques minutes pour s’asseoir en silence au fond de la salle plutôt que de juste “jeter un œil”.
S’orienter dans ce labyrinthe de trésors
Le complexe est vaste, avec de nombreux bâtiments, galeries et petits coins plus calmes. Les fresques représentant le Ramakien (version thaïlandaise du Ramayana) courent le long de certains murs, méritent qu’on s’y attarde. Avancer sans se presser, en acceptant de ne pas tout décrypter, rend la visite plus agréable. Une bouteille d’eau, un chapeau et des pauses à l’ombre font toute la différence. Mieux vaut garder l’après-midi pour autre chose : la densité visuelle ici est déjà énorme.
2. Découvrir Wat Pho et son Bouddha couché géant
À deux pas du Grand Palais, Wat Pho offre une autre facette spirituelle, plus paisible et tout aussi marquante.
Admirer le gigantesque Bouddha couché
Le Bouddha couché de Wat Pho mesure plus de 45 mètres de long, entièrement recouvert de feuilles d’or. La première vision du visage, serein, est déjà impressionnante, mais ce sont souvent les pieds décorés de nacre qui fascinent le plus. On fait le tour de la statue dans une galerie étroite, en croisant visiteurs et fidèles. Le jeu consiste à essayer de capturer l’énormité de la statue en photo, ce qui n’est pas simple. Le mieux reste encore de poser le téléphone cinq minutes et de juste lever les yeux.
Se balader dans l’enceinte du temple
Wat Pho, ce n’est pas qu’une grande salle : c’est un vaste complexe de stupas colorés, de petites cours et de pavillons. Les chedis recouverts de céramiques multicolores forment un paysage très photogénique. On se perd volontairement dans les allées pour découvrir statues, bonsaïs et petits sanctuaires. L’ambiance est plus détendue que dans le Grand Palais, tout en restant très sacrée. Même en plein centre de Bangkok, on ressent ici un calme appréciable.
Essayer le massage traditionnel thaï à sa source
Wat Pho est aussi considéré comme le berceau du massage thaï traditionnel. Une école de massage fonctionne dans l’enceinte, où l’on peut réserver un soin. Le massage thaï, parfois tonique, combine pressions, étirements et mobilisations. Après plusieurs jours de marche et de chaleur, c’est un vrai cadeau pour le corps. Il vaut mieux venir avec des vêtements souples et prévoir un petit moment de repos après la séance.
3. Traverser le fleuve pour admirer Wat Arun au coucher du soleil
Après ces deux temples, une traversée de fleuve suffit pour changer complètement de décor.
Découvrir le Temple de l’Aube depuis la berge
Wat Arun se dresse sur la rive ouest du Chao Phraya, avec son prang central recouvert de céramiques et de porcelaines. Vu depuis la rive opposée ou depuis un bateau, il se détache comme une flèche blanche sur le ciel. Les détails floraux et les petites statues incrustées dans la structure sont magnifiques. Il a une allure différente selon la lumière : plus doux à l’aube, plus dramatique au crépuscule. Un simple ferry local permet de traverser pour trois fois rien.
Monter sur les terrasses du prang
On peut grimper sur une partie du prang par des escaliers raides et étroits. La montée demande un peu de courage, mais la vue sur le fleuve et les alentours récompense largement l’effort. On voit les bateaux, les toits de Bangkok et les autres temples au loin. À la descente, il faut prendre son temps : les marches sont hautes et les jambes tremblent un peu. Des chaussures fermées ou bien ajustées sont un vrai plus.
Profiter de l’ambiance du bord de fleuve
Autour de Wat Arun, quelques cafés et restaurants donnent sur l’eau. C’est l’endroit parfait pour s’installer avec un verre ou un plat et regarder le temple changer de couleur avec le soleil. Le fleuve apporte un peu de fraîcheur bienvenue. En soirée, les lumières donnent à l’ensemble un côté presque irréel. Une très belle façon de terminer une journée de visites de temples.
4. Se balader dans Chinatown (Yaowarat) pour un festin de street-food
Quand la lumière baisse, l’un des meilleurs endroits où être à Bangkok, c’est Chinatown.
Déambuler sous les enseignes chinoises et les néons
Yaowarat Road, artère principale de Chinatown, se couvre d’enseignes verticales rouges et dorées. Le soir, les néons s’allument et la rue bourdonne de voitures, de tuk-tuks et de piétons. On marche en zigzaguant entre les étals, les vendeurs ambulants et les files d’attente devant les restaurants. L’ambiance sonore est permanente, faite de klaxons, de cris et de rires. C’est un vrai spectacle urbain, même si on ne mangeait pas (mais ce serait dommage).
Goûter à tout ce qui donne envie
Les stands de street-food se succèdent : fruits exotiques, dim sum, nouilles, fruits de mer, desserts colorés, thés et jus. L’idéal est de se laisser guider par l’odeur et par les files de locaux. On prend une petite portion ici, une brochette là, un dessert un peu plus loin. Mieux vaut y aller à plusieurs pour partager et goûter davantage de choses. Et toujours garder un œil sur l’hygiène du stand, comme partout.
Explorer les ruelles secondaires
En s’éloignant légèrement de l’axe principal, on découvre des ruelles plus étroites, des marchés de gros, des herboristeries et des boutiques de bijoux. Le rythme ralentit un peu, mais les scènes de vie restent fascinantes. On peut y voir des échoppes minuscules tenues par des familles depuis des générations. La journée et la nuit, le quartier n’a pas tout à fait le même visage. Ça vaut vraiment le coup d’y revenir à des heures différentes.
5. Flâner dans les centres commerciaux de Siam et découvrir le Bangkok moderne
Pour mesurer le contraste avec les temples et les marchés, rien de tel qu’une plongée dans le Bangkok ultra-moderne autour de Siam.
Explorer les malls géants et climatisés
Siam Paragon, Siam Center, Siam Discovery, MBK… les centres commerciaux se succèdent, reliés par des passerelles et par le BTS. À l’intérieur, on trouve tout : boutiques de luxe, marques internationales, streetwear, gadgets, livres, cinéma, aquariums. La climatisation en fait des refuges parfaits quand la chaleur ou la pluie deviennent trop fortes. On peut y passer de longs moments à simplement observer la jeunesse bangkokaise. C’est une facette très “ville mondiale” de Bangkok.
Tester les food courts et restos des malls
Les food courts, souvent au sous-sol ou à l’étage, sont une excellente façon de goûter plein de plats en un même lieu. Chaque stand propose une spécialité : currys, nouilles, plats du sud, desserts thaïs, et même cuisines étrangères. On charge une carte ou on paie directement selon le système du centre. C’est propre, efficace, et souvent très bon marché pour la variété proposée. Idéal quand on est fatigué des négociations en rue et qu’on veut quelque chose de simple.
Profiter des rooftops et points de vue urbains
Certains malls ont des rooftops, terrasses ou espaces extérieurs offrant une vue sur les échangeurs et les tours. De nuit, le ballet des lumières et du Skytrain est hypnotisant. On peut se poser à une table, cocktail ou thé glacé à la main, pour regarder la ville dérouler son flux. C’est une autre manière de prendre la mesure de Bangkok, moins “carte postale”, mais très parlante. Et une belle transition vers la soirée.
6. Faire un tour de bateau sur le Chao Phraya et les khlongs
Pour comprendre Bangkok, il faut aussi la voir depuis l’eau.
Prendre un bateau-bus sur le fleuve
Les bateaux publics qui remontent et descendent le Chao Phraya sont un moyen de transport aussi pratique que dépaysant. On y monte comme dans un bus, on s’accroche, et on regarde défiler temples, gratte-ciels, petits embarcadères et maisons sur pilotis. Le vent sur le visage est un vrai soulagement après la chaleur des rues. C’est aussi un excellent moyen de se déplacer entre plusieurs grandes attractions. Il suffit de bien regarder la couleur des drapeaux pour choisir la bonne ligne.
Remonter les khlongs pour voir un autre visage de la ville
Les khlongs, canaux secondaires, offrent une vision plus intime de Bangkok. Des long-tail boats peuvent t’y emmener pour un tour d’une ou deux heures. On voit des maisons sur pilotis, des petits temples, des jardins, des marchés flottants parfois plus authentiques que ceux très touristiques. Les contrastes entre modernité et vie traditionnelle sautent aux yeux. C’est un moment très agréable, surtout en fin de journée.
Combiner bateau et visite de temples
Depuis le fleuve, il est facile de s’arrêter à plusieurs embarcadères pour visiter Wat Arun, le Grand Palais, Wat Pho ou certains quartiers comme Chinatown. On construit alors une vraie journée “par l’eau”, beaucoup plus fluide que par la route. Les trajets deviennent des moments de détente plutôt que de simple transport. Pense simplement à vérifier les horaires du dernier bateau pour ne pas te retrouver bloqué. Et garde ton appareil à portée de main : les scènes de vie sur le fleuve valent souvent l’arrêt.
7. Se perdre dans le marché du week-end de Chatuchak
Si tu te trouves à Bangkok un samedi ou un dimanche, Chatuchak est une expérience à part entière.
S’immerger dans un labyrinthe de stands
Chatuchak Weekend Market, c’est des milliers de stands regroupés par zones thématiques : vêtements, plantes, déco, artisanat, animaux, nourriture… On avance dans des allées couvertes parfois très étroites, avec de la marchandise jusqu’au plafond. Entre la chaleur, la foule et la variété, les sens sont bombardés. Il est facile de se perdre, ce qui fait aussi partie du jeu. Mieux vaut noter le numéro de la section où on entre pour pouvoir, au moins théoriquement, retrouver son chemin.
Chiner vêtements, souvenirs et déco
On peut y trouver de tout : t-shirts, robes, sacs, baskets, affiches vintage, céramiques, objets en bois, hamacs, etc. Certains stands vendent des produits artisanaux, d’autres du pur import pas cher. Négocier un peu est courant, mais toujours avec le sourire. Prendre son temps, comparer les prix et ne pas se charger trop vite est une bonne stratégie. On finit rarement la visite les mains vides.
Faire des pauses régulières pour manger et boire
Au milieu de ce chaos organisé, les stands de nourriture et de boissons sont des points de repère salvateurs. Smoothies, thés glacés, cafés, brochettes, nouilles, desserts… tout est là pour recharger les batteries. Il fait souvent très chaud, donc l’hydratation n’est pas une option. Prévois au moins une demi-journée à Chatuchak, et ne programme rien de trop ambitieux juste après. Tu ressortiras ravi, mais probablement un peu lessivé.
8. Profiter de Lumpini Park pour souffler en plein centre
Quand tu sens que les klaxons et la chaleur te saturent, Lumpini Park est une bouffée d’air frais.
Marcher ou jogger au milieu de la verdure
Ce grand parc au cœur de la ville offre lacs, pelouses, sentiers et zones ombragées. Tôt le matin et en fin de journée, joggeurs, marcheurs et groupes de sport occupent les allées. Le contraste avec les tours qui se dressent tout autour est saisissant. On peut faire un tour complet du parc à pied, en profitant de la relative fraîcheur. C’est un excellent moyen de bouger sans être constamment coincé dans le trafic.
Observer varans et oiseaux autour des lacs
Les lacs de Lumpini abritent une population de varans de belle taille, qui se dorent souvent au bord de l’eau ou nagent tranquillement. Ils sont impressionnants, mais généralement peu intéressés par les humains tant qu’on ne les dérange pas. De nombreux oiseaux viennent aussi se poser sur les branches ou chasser dans l’eau. S’arrêter sur un banc pour simplement regarder cette faune urbaine est un vrai plaisir. Cela rappelle que Bangkok, malgré sa densité, reste une ville très vivante.
Louer un pédalo ou se poser sur l’herbe
Des pédalos en forme de cygnes permettent de faire un petit tour sur le lac. C’est un peu kitsch, mais amusant, surtout si on voyage à deux ou en famille. Sinon, on peut simplement se poser sur une pelouse ou à l’ombre avec une boisson achetée à l’entrée. C’est un bon moment pour feuilleter un guide, relire son programme ou ne rien faire du tout. Intégrer un passage par Lumpini dans une journée très chargée rend le reste du voyage plus agréable.
9. Explorer le quartier historique de Rattanakosin et le Mont d’Or
Autour des grands temples, le vieux Bangkok réserve encore quelques pépites.
Monter au Golden Mount (Wat Saket)
Wat Saket, surnommé le Golden Mount, est un temple perché sur une colline artificielle. Un escalier en spirale, ponctué de petites cloches et de statues, mène jusqu’au sommet. La montée est assez facile, avec de l’ombre et parfois un peu de brume d’eau vaporisée pour rafraîchir. En haut, le stupa doré et la vue à 360° sur la ville méritent vraiment le détour. C’est l’un des rares endroits où l’on domine le vieux Bangkok sans être sur un gratte-ciel.
Se balader dans les rues calmes alentours
En redescendant, les ruelles qui entourent le Mont d’Or ont un charme un peu suranné. On y trouve de petits temples, des maisons anciennes, des ateliers et des échoppes discrètes. Le rythme y est plus lent qu’autour de Khao San ou du Grand Palais. On peut s’y perdre un peu pour s’éloigner brièvement des zones hyper fréquentées. C’est un bon endroit pour reprendre contact avec un Bangkok plus quotidien.
Combiner avec d’autres temples du vieux centre
Rattanakosin concentre de nombreux temples et institutions, ce qui en fait une zone parfaite pour une journée à pied. On peut enchaîner Mont d’Or, petits temples moins connus, musées et bords de fleuve. Prévoir de bonnes chaussures, un chapeau et des pauses régulières est essentiel. L’intérêt, ici, est autant dans les “grands” sites que dans les transitions entre eux. Tu apprends à lire la ville dans ses détails.
10. Goûter à la vie nocturne entre Khao San Road et les rooftops
Même si la nuit à Bangkok ne se limite pas aux clichés, il serait dommage de ne pas en profiter un minimum.
Passer voir l’ambiance de Khao San Road
Khao San Road, c’est la caricature assumée du quartier backpacker : bars à buckets, musique forte, stands de street-food, massages, tatouages, vendeurs de tout et de rien. On peut ne pas y passer ses soirées, mais y faire un tour reste une expérience en soi. Le mélange de nationalités, de styles et de niveaux d’énergie est assez fascinant. C’est le genre d’endroit où l’on vient souvent “juste pour voir” et où l’on reste plus longtemps que prévu. À prendre pour ce que c’est : une fête de rue permanente.
Monter dans un rooftop bar pour voir la ville d’en haut
Bangkok regorge de rooftops, plus ou moins chics, avec vues spectaculaires sur la ville. Certains imposent un dress code, d’autres sont plus détendus. Arriver pour le coucher du soleil, regarder le jour tomber et les lumières s’allumer est un vrai moment fort. Un simple cocktail ou un soda suffit pour profiter de la vue. C’est une manière très agréable de conclure une journée intense.
Se balader dans les quartiers animés sans objectif précis
Que ce soit autour de Sukhumvit, Silom ou d’autres zones, il suffit souvent de sortir du métro et de marcher un peu pour trouver bars, restos, stands et musique. Bangkok la nuit est moins écrasée par la chaleur, ce qui la rend beaucoup plus agréable à pied. L’idée n’est pas forcément de “faire la fête”, mais de sentir la ville passer en mode nocturne. Rentrer en BTS ou en taxi en fin de soirée est généralement simple, mais garde toujours l’adresse de ton hébergement notée quelque part.
11. Se perdre dans les ruelles et canaux de Thonburi
Pour voir un Bangkok plus calme et plus traditionnel, Thonburi, sur la rive ouest du fleuve, est une très bonne idée.
Découvrir un quartier moins vertical
Contrairement au centre hyper moderne, Thonburi conserve beaucoup de maisons basses, de temples de quartier et de ruelles tranquilles. On y circule à pied, en tuk-tuk ou en bateau, en changeant très vite d’ambiance. Les câbles électriques s’entremêlent au-dessus des têtes, les petits commerces s’ouvrent directement sur la rue. On croise des étals de fruits, des barbiers, des vendeurs de snacks. C’est un Bangkok plus doux, à hauteur d’homme.
Prendre un long-tail boat dans les khlongs
Les canaux de Thonburi permettent d’explorer la ville comme avant l’essor des routes. Un long-tail boat t’emmène serpenter entre maisons sur pilotis, petits temples et jardins. Par endroits, l’eau effleure presque les planchers des maisons, donnant un côté “venise tropicale” au décor. Les habitants vaquent à leurs occupations, parfois totalement indifférents au passage des bateaux. C’est une manière très paisible de passer une fin de matinée ou un après-midi.
Visiter quelques temples plus discrets
En flânant, on tombe sur des temples moins connus que ceux du centre, mais souvent très beaux. Ils accueillent surtout des habitants du quartier, pas des groupes entiers avec drapeau. On peut s’y arrêter, enlever ses chaussures, s’asseoir quelques minutes. L’atmosphère y est intime, plus propice au calme qu’aux photos à la chaîne. C’est une belle façon d’approcher la dimension spirituelle de la ville sans la foule.
12. Visiter Jim Thompson House pour un Bangkok entre tradition et mystère
Pour une parenthèse plus feutrée, Jim Thompson House offre un mélange fascinant d’architecture thaïe et d’histoire récente.
Découvrir une maison traditionnelle en plein centre
Jim Thompson, Américain tombé amoureux de la Thaïlande, a assemblé plusieurs maisons traditionnelles en teck pour en faire sa résidence. Le tout a été reconstitué au bord d’un khlong, dans un écrin de verdure. Les pièces sont remplies d’antiquités, de sculptures et de textiles. Marcher pieds nus sur le bois poli, avec le jardin juste dehors, donne une sensation très agréable. On oublie complètement qu’un centre commercial se trouve à deux minutes à pied.
Suivre une visite guidée pour comprendre le lieu
Les visites se font généralement avec un guide, ce qui permet de saisir bien plus que ce que l’on voit. On apprend comment les maisons ont été démontées puis remontées, pourquoi certaines portes donnent “du mauvais côté”, comment l’architecture thaïe gère chaleur et ventilation. On découvre aussi la passion de Thompson pour la soie et les arts asiatiques. L’ensemble se parcourt vite, mais avec une densité d’anecdotes. C’est un endroit qui raconte beaucoup en peu de temps.
Flâner dans le jardin et la boutique de soie
Le jardin luxuriant, avec ses plantes tropicales et ses bassins, est parfait pour une pause tranquille. La boutique vend des produits en soie de bonne qualité, souvent plus chers qu’au marché, mais avec un vrai suivi. Même sans rien acheter, regarder les motifs et les couleurs est un plaisir. Un petit café sur place permet de prolonger le moment. C’est une excellente halte pour une journée dans le quartier de Siam.
13. Visiter un marché flottant (en choisissant bien lequel)
Les marchés flottants font rêver, mais tous ne se valent pas : bien choisis, ils restent une très belle expérience.
S’éloigner des versions trop “parc à touristes”
Les plus connus, très proches de Bangkok, peuvent parfois ressembler plus à un spectacle qu’à un vrai marché. Bateaux bourrés de souvenirs, musique forte, foule compacte : l’ambiance manque parfois d’authenticité. En cherchant un peu, on trouve des marchés un peu plus loin où l’activité reste plus locale. Ils demandent plus de trajet, mais offrent un autre visage du pays. Mieux vaut se renseigner et, si possible, partir tôt.
Observer la vie au ras de l’eau
Dans un bon marché flottant, on voit encore des vendeurs préparer soupes, nouilles, fruits ou desserts directement depuis leurs barques. Les clients, eux, se tiennent soit sur la berge, soit sur d’autres barques. Les échanges se font à grand renfort de paniers, d’épuisettes, de sourires et de gestes. L’odeur de la cuisine flotte au-dessus de l’eau, les couleurs des fruits saturent le décor. C’est un plaisir autant visuel que gustatif.
Goûter quelques spécialités directement depuis le bateau
Une partie du charme tient à commander directement depuis l’eau : une soupe de nouilles, une brochette, des mangues coupées. On s’accroupit sur un petit banc ou on reste dans sa barque, bol à la main. La proximité avec la personne qui cuisine et sert donne une dimension très humaine à l’échange. C’est l’occasion idéale de tester des plats qu’on ne verrait pas ailleurs. Pense juste à garder une bouteille d’eau et du gel hydroalcoolique à portée de main.
14. Se balader dans le quartier de Talat Noi et autour de Yaowarat de jour
Chinatown la nuit est un spectacle, mais la journée, les ruelles de Talat Noi méritent largement une visite.
Flâner dans un vieux quartier au charme brut
Talat Noi est un vieux quartier chinois où garages, marchands de pièces détachées et petites maisons colorées se côtoient. Les ruelles sont étroites, bordées de façades parfois décrépies, parfois restaurées. On y trouve des sanctuaires, des portes anciennes, des balcons en fer forgé. Le linge pend au-dessus de la rue, les scooters slaloment. L’atmosphère y est très authentique.
Repérer street art, cafés et maisons chinoises
Depuis quelques années, des fresques de street art, des cafés mignons et quelques guesthouses se sont installés dans le quartier. Ils cohabitent avec les ateliers et les vieilles échoppes, créant un mélange surprenant. On se balade en cherchant les fresques cachées, en s’arrêtant pour un café glacé dans une ancienne maison chinoise. Certains lieux ont gardé leur décor d’époque, avec autels et photos anciennes. C’est un bon endroit pour prendre des photos un peu différentes.
Longer le fleuve et les petits quais
Talat Noi touche le Chao Phraya, avec quelques quais et vues sur l’eau. On peut marcher jusqu’à des petits embarcadères, croiser des ferries, voir passer les bateaux de fret. Le contraste entre ce quartier ancien et les grands hôtels de l’autre rive est frappant. En fin de matinée ou d’après-midi, la lumière y est particulièrement belle. C’est une balade qui se combine très bien avec une visite de Chinatown plus classique.
15. Visiter le musée d’Art contemporain MOCA ou le Bangkok Art & Culture Centre (BACC)
Pour une dose de culture moderne, Bangkok a aussi quelques très beaux espaces d’art.
Découvrir la scène contemporaine thaïlandaise
Le MOCA, un peu excentré, et le BACC, plus central, mettent en avant peintures, sculptures, installations et photos d’artistes thaïs et internationaux. On y voit comment les artistes abordent la société, la politique, la religion, la ville… avec des perspectives souvent surprenantes. Les œuvres jouent parfois avec l’esthétique traditionnelle, parfois la bousculent complètement. Même si tout ne parle pas, on sort avec une autre image du pays. Ce n’est plus seulement temples et plages : il y a une vraie réflexion contemporaine.
Profiter de l’architecture et des espaces
Le BACC, avec ses rampes en spirale et ses grandes parois blanches, est agréable à parcourir même sans s’arrêter partout. Le MOCA, lui, offre des salles plus classiques, mais bien mises en scène. Dans les deux cas, on trouve des coins pour s’asseoir, regarder une vidéo, lire quelques explications. La climatisation fait du bien après la rue. C’est une parenthèse calme au milieu d’un séjour très sensoriel.
Faire une pause dans les cafés et boutiques d’art
Ces centres d’art accueillent souvent de chouettes cafés, boutiques de livres, de magazines ou d’objets design. On peut y acheter cartes, affiches, petits objets qui changent des souvenirs classiques. S’installer avec un café en regardant les visiteurs défiler est un plaisir en soi. On voit une autre partie de la population de Bangkok, plus étudiante, plus créative. C’est une bonne idée de demi-journée si tu aimes l’art ou si tu as besoin de calme.
16. Faire une virée shopping et food à Pratunam et Platinum Fashion Mall
Pour le Bangkok “marchand de gros” côté fringues, Pratunam est un terrain de jeu assez dingue.
Plonger dans les stands et tours de vêtements
Autour du marché de Pratunam, des tours entières et des bâtiments bas sont remplis de stands vendant vêtements, accessoires, chaussures. Beaucoup fonctionnent à l’esprit “semi-gros” : prix dégressifs si tu en prends plusieurs, mais tu peux généralement acheter à l’unité. Les couloirs sont étroits, les portants débordent, les cartons s’empilent. C’est un joyeux chaos textile. Mieux vaut venir sans trop d’affaires sur le dos, tu auras chaud.
Explorer Platinum Fashion Mall pour une version plus organisée
Juste à côté, Platinum Fashion Mall propose des dizaines d’étages de boutiques de vêtements dans une ambiance plus “mall”. C’est un immense centre dédié presque uniquement à la fringue, du casual au plus habillé. On y trouve beaucoup de pièces tendance à prix raisonnables. Ce n’est pas de la haute couture, mais pour se faire un look de voyage, c’est parfait. On marche énormément, donc chaussures confortables obligatoires.
Faire le plein dans les food courts après le shopping
Après quelques heures dans ce quartier, la tête et les bras sont souvent bien chargés. Heureusement, les food courts des malls et les stands de rue dans les rues adjacentes offrent de quoi se ravitailler. On peut y manger pour pas cher tout en continuant de regarder l’animation. Un bon plan est de faire Pratunam/Platinum le matin, puis de filer se poser dans un parc ou un café l’après-midi. La saturation vient vite, mieux vaut l’anticiper.
17. S’initier à la cuisine thaï en participant à un cours
Si tu tombes amoureux de la cuisine thaï (ce qui arrive vite), un cours de cuisine est un excellent investissement.
Commencer par un tour de marché avec le chef
Beaucoup de cours incluent une visite de marché pour acheter les ingrédients. C’est l’occasion de voir de près herbes, légumes, pâtes de curry, sauces, que tu as peut-être déjà goûtés sans les reconnaître. Le chef explique comment choisir un bon citron vert, une aubergine thaïe, un basilic sacré. On découvre des choses qu’on n’a jamais vues chez soi. Rien que cette partie vaut le déplacement.
Apprendre quelques plats emblématiques
Pad thaï, curry vert, salade de papaye, soupe tom yum ou riz gluant à la mangue : chaque école a son menu. Tu prépares toi-même, sous l’œil attentif du chef, en suivant les étapes. On coupe, on pile, on fait revenir, on assaisonne, on goûte, on ajuste. La satisfaction de réussir un plat que tu adores est énorme. Et tu comprends enfin pourquoi “ce n’est pas tout à fait pareil” quand tu essaies au hasard à la maison.
Déguster son repas et repartir avec des recettes
À la fin, tout le monde s’assoit autour d’une grande table pour partager ce qui a été préparé. C’est convivial, gourmand, et parfait pour faire la connaissance d’autres voyageurs. Tu repars généralement avec un livret de recettes et plein d’astuces. De retour chez toi, tu auras de quoi prolonger le voyage en cuisine. C’est une activité qui laisse un souvenir très concret et durable.
18. Se faire masser dans un bon salon de massage thaï
Avec la chaleur, les marches et parfois le décalage horaire, le massage thaï devient vite une évidence.
Choisir entre massage thaï traditionnel et massage des pieds
Le massage thaï traditionnel se fait souvent sur un matelas au sol, habillé de vêtements amples fournis par le salon. Il combine pressions, étirements et mobilisations articulaires : parfois intense, mais très efficace. Le massage des pieds, lui, travaille des points réflexes et remonte parfois jusqu’aux genoux. Il est parfait après une journée entière à arpenter temples et marchés. Les deux peuvent se combiner dans certaines formules.
Repérer les salons sérieux
Dans les quartiers touristiques, les salons se comptent par dizaines, et tous ne se valent pas. Regarde l’état général du lieu, l’accueil, les prix (trop bas peuvent être suspects), et n’hésite pas à vérifier quelques avis en ligne. Un bon signe : des clients locaux mélangés aux voyageurs, et un personnel qui prend le temps d’expliquer. On te demande parfois si tu préfères “soft, medium ou strong” : n’hésite pas à dire si c’est trop fort en cours de séance. Le but est d’en sortir détendu, pas cassé.
Intégrer le massage au rythme du séjour
Casé tous les deux ou trois jours, un massage change vraiment la façon dont tu vis Bangkok. Tu récupères mieux, tu as moins mal aux jambes, tu supportes mieux la chaleur. Certains préfèrent en fin de journée, d’autres au milieu de l’après-midi quand il fait très chaud dehors. Dans tous les cas, bois beaucoup d’eau après, et prévois un petit moment tranquille derrière. C’est un cadeau simple et abordable à te faire pendant le voyage.
19. Découvrir le Bangkok des arts de spectacle (muay thaï, danse, cabaret)
Bangkok ne se visite pas seulement avec les yeux : on peut aussi y vivre des soirées très différentes.
Assister à un combat de muay thaï
Le muay thaï, boxe traditionnelle thaïlandaise, est un spectacle impressionnant à voir en vrai. Dans les stades ou certaines salles, les combats sont encadrés par de la musique live, des rituels et une ambiance très particulière. On assiste à plusieurs matchs au cours de la soirée, avec différents niveaux. Même si tu n’es pas fan de boxe, l’aspect culturel et l’énergie de la foule valent le détour. Choisis de préférence une salle reconnue pour éviter les shows trop “arrangés”.
Voir un spectacle de danse ou de théâtre traditionnel
Certaines salles proposent des spectacles de danse classique thaï, avec costumes étincelants, masques et gestes précis. Les histoires s’inspirent souvent d’épopées ou de légendes locales. La musique, les postures, les expressions forment un langage à part entière. C’est une belle porte d’entrée vers la culture plus “savante” du pays. Une soirée idéale si tu veux quelque chose de plus calme qu’une rue de bars.
Entrer dans l’univers des cabarets
Bangkok est aussi connue pour certains cabarets très travaillés, avec décors, lumières et costumes impressionnants. Les shows mêlent chansons, danses, numéros comiques, avec beaucoup de paillettes. C’est kitsch, assumé, mais souvent très pro. Là encore, mieux vaut choisir une salle réputée. C’est une autre facette de la nuit bangkokaise, très différente des temples et des marchés.
20. Partir en excursion à Ayutthaya pour une bouffée d’histoire hors de la ville
Si tu as une journée de plus, une escapade à Ayutthaya complète parfaitement un séjour à Bangkok.
Découvrir les ruines de l’ancienne capitale
Ayutthaya, à une heure environ de Bangkok, fut autrefois la capitale d’un royaume prospère. Aujourd’hui, ses ruines de temples et de palais se dressent au milieu d’un parc assez vaste. Stupas, têtes de Bouddha enserrées dans les racines, colonnes brisées : le décor a un charme mélancolique. On peut se déplacer à vélo, en tuk-tuk ou à pied entre les sites. L’atmosphère est très différente de celle de Bangkok.
Combiner temples majeurs et coins plus tranquilles
Certains temples sont très connus et attirent du monde, mais il reste aussi des coins plus calmes. En t’éloignant un peu, tu trouves des vestiges presque pour toi seul. L’idéal est d’alterner les grands spots photo et les endroits moins fréquentés. La lumière du matin ou de fin d’après-midi sublime les briques rouges et les statues. Pense à bien te protéger du soleil : il y a peu d’ombre.
Profiter du trajet pour voir un peu la campagne thaïlandaise
En train, en bus ou en excursion organisée, le trajet vers Ayutthaya permet de voir champs, villages, petites gares. C’est un rappel bienvenu que la Thaïlande ne se résume pas à la capitale. Une journée là-bas donne de la profondeur à ton séjour à Bangkok : tu replaces la ville dans une histoire plus longue. Tu rentres le soir un peu fatigué, mais avec l’impression d’avoir voyagé beaucoup plus loin.

Laisser un commentaire